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 Tel est pris qui croyait prendre - ft Visenya

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MessageSujet: Tel est pris qui croyait prendre - ft Visenya    Mer 10 Jan - 22:07

Nous étions déjà mardi et je devais la voir, ce soir. Mais pour l'heure, j'avais une mission de la plus haute importance et rien ne me fera déroger. Cela faisait bien trop longtemps que nous n'arrivions à rien. Il fallait jouer dans la même cour qu'eux. Tromperies et mensonges en tout genre. Cela faisait des jours que nous avions lancé une rumeur. Comme quoi de nouveaux "arrivants" allaient tomber. Je n'avais pas forcément tout compris, la magie de cet autre côté ne m'intéressait pas. Je savais que cela allait les attirer. La confrérie noire allait se sentir concernée. Plus j'emmagasinais d'informations et plus nous avions compris une chose : ils recrutaient tout ce qu'ils pouvaient. Le message était passé. Nous en avions la certitude. Un convoi devait passer près de la cascade bleue. Près de notre lieu, mais il ne serait à nous que dans plusieurs heures. D'ici là, tout serait terminé. Nous aurons attrapé ce fameux bras droit qui se dérobai un peu plus à mes hommes. Et la tête sera bientôt à nous. Mais ne pas se précipiter. Ce plan était quasiment parfait. Le problème, c'était le nombre de ces monstres.

Nos armes camouflées par des toges crasseuses, montés à cheval par deux, nous étions en procession. avec l'un de mes lieutenants à l'avant, la carriole avançait péniblement. Mais c'était une illusion qu'il fallait créer. Tous les hommes qui étaient enfermés n'étaient que des hommes de la légion. Et les quatre autres cavaliers à l'arrière également. Les déguisements sont parfaits. Nos capuches sur le visage nous couvrait parfaitement, de tel manière que seul notre menton était visible. Sous la paille du plancher du chariot, les épées et boucliers de mes hommes y étaient camouflés.

- Faites bien attention lieutenant, chuchoté-je en tournant à peine la tête nous approchons du fameux lieu de rendez-vous. Un simple hochement de tête de sa part me confirma qu'il était aux aguets, tout comme le reste de la troupe visible. Une cinquantaine d'hommes étaient à moins de deux minutes à cheval à l'arrière, à bride abattu. Un éclaireur entre nous pour leur permettre de savoir quand partir. Je n'étais pas fébrile. tant que je n'aurais pas cet homme sous la main, je ne comptais pas relâcher cette traque incessante. Je reste persuadé que c'est l'un d'entre eux, un vieillard surement, qui avait tué mon père. Qui venait piller nos campagnes. La loi était la loi ! Je me sentis épié. Un mouvement imperceptible sur la gauche me le confirma. Ils étaient là, c'était forcément eux !

- C'est le moment de vérité marmonné-je en effectuant un signe aux archers. Ces derniers étaient déjà en place depuis la veille au matin. Je comptais en terminer avec eux rapidement et le piège ne pouvait pas se solder par un échec ! Mes doigts me démangeaient d'attraper le pommeau de mon épée et d'aller à leur rencontre. Sauf que cela mettrait tout en péril. Il suffisait de peu pour tout faire échouer. Je n'avais pris que des hommes de terrain, des anciens. Il me fallait les meilleurs. Il reste plusieurs centaines de mètres qui me paraissaient des kilomètres à l'heure d'aujourd'hui.


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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre - ft Visenya    Jeu 11 Jan - 13:57



J’avais attendu ce moment depuis bien longtemps. Encore quelques heures et je pouvais me rendre à mon rendez-vous nocturne. Mais d’abord le travail. J’avais participé à la réunion sans trop m’en mêler. Mes pensées étaient ailleurs, mes pensées étaient près de lui. Ce ne fut que lorsque j’entendis mon prénom que je sortis de mes rêveries, j’acquise d’un signe de tête sans réellement savoir dans quoi j’étais encore en train de m’engager. Mais cela n’avait que très peu d’importance, en tant que bras droit je savais qu’il y aura toujours des situations ou je ne pourrais pas refuser. Je ne tardais pas à me mettre au parfum et finalement c’est moi qui prit les commandes. « Lena, tu te mettras ici. Et dès que la troupe arrive à cette hauteur-ci » Pointant le doigt sur une carte, je n’appréciais pas trop que tout cela se passe près de la cascade, mais c’était trop tard pour changer le lieu de rendez-vous. « tu envoies une de tes belles flèches dans le cœur du premier homme. Ainsi ils savent très bien qui on est et que la confrérie ne rigole pas. Ils s’alignent à nous ou périssent.  » Nous avions tous fait des grands sacrifices, je savais que chaque ordre sera suivit sans aucune hésitation, sans aucune réflexion. On était tous passés par l’initiation et on avait une confiance aveugle dans chaque assassin de la confrérie. « Après cet avertissement on pourra ouvrir les discussions. » Je continuais encore environ une demie heure à montrer la position de chacun avant d’aller m’apprêter à sortir des montagnes. J’avais pris qu’un petit groupe pour venir avec moi. J’espérais bien faire mais je ne voyais pas de raison de demander plus de mains pour un simple rendez-vous et de futurs membres.

Ma dague à ma ceinture, l’épée de l’autre côté je n’avais pas besoin de plus pour être prête. Je m’installais derrière un arbre et entendit l’avancement des pas de chevaux s’approcher. J’attendis d’entendre le premier cri. Signe que Lena aurait réussi à atteindre sa cible et que le premier homme était tombé. Dès lors je sortis de ma cachette et m’interposais à quelques mètres des chevaux. Deux hommes à un mètre de moi. Car bien que je savais me protéger comme une grande, la confrérie respectait malgré tout une certaine hiérarchie. Et alors qu’un de nos hommes prit la parole, j’observais les alentours. J’avais subitement un mauvais pressentiment. Mon regard scrutait les hommes un par un. Leurs visages étaient masqués par leur capuche et pourtant il y en avait un qui attirait mon attention. Même sous une capuche je pouvais le reconnaitre… mon cœur était lié au sien. Je l’avais observé pendant des années, mon corps ne demandait que d’être près du sien….Je connaissais sa manière de se tenir, sa manière de marcher… je connaissais chaque vibre de son corps par cœur. Non… Korben… ne me dis pas que c’est toi…. Mon imagination devait me jouer des tours…. Mais la peur qui commençait à se créer dans mon ventre prit possession de mes gestes. Ma main se levait d’un geste, donnant l’ordre à Lena et aux autres de tuer. « C’est un piège ! » Moi-même j’avais déjà sorti mon épée et m’étais cachée derrière un arbre. J’étais vraiment désolé pour Korben, mais je n’eus guère d’autre choix. Je n’étais pas une aussi grande guerrière que lui et ses hommes. Mais contrairement à lui, j’avais été formé pour tuer. Je sortis une flasque de poison que j’étalais sur mon épée. Suffit d’une coupure pour que le venin attaque le système nerveux. Oui, nous ne jouons pas dans la même cour. Mais mon nombre était inférieur aux siens et nous n'étions pas formés pour combattre sur un champ de bataille... Alors chacun ses propres règles de jeu. Et maintenant c’était faire attention de ne pas croiser Korben… C’était pas joué. Car connaissant l’homme, je savais qu’il partira aussi tôt à la recherche du bras droit… moi. Mais je n’eus pas le temps de réfléchir plus longtemps qu’un soldat s’était jeté sur moi. Bon combattant, mais la confrérie ne se battait pas avec les mêmes armes ni avec la même dignité que la légion. Mon épée glissait sur le bras et quelques secondes plus tard, l’homme était en train de mourir dans son propre sang. Je ne devais pas lui donner un coup fatal, le poison finira la besogne. Je combattais, mais j’essayais surtout de rester le plus loin des flèches ainsi que du commandant. Un, parce que je savais que Korben était impitoyable et bien plus doué que moi. Deux parce que je ne voulais pas qu’il se réalise qui j’étais. Et trois… parce qu’il allait en souffrir et que je ne voulais pas le mettre encore une fois dans une situation détestable. Alors dès que je voyais qu’il s’avançait vers moi, j’allais de l’autre côté… Mais combien de temps est-ce que j’allais pouvoir faire cela ?


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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre - ft Visenya    Jeu 25 Jan - 10:22

C'était un vrai carnage, d'un côté comme de l'autre. Ils étaient moins nombreux, mais leurs armes semblaient faites de feu. Mes camarades souffraient le martyre dès qu'ils étaient touchés. Foutu poison. Cette confrérie n'avait aucune âme, aucune humanité. Nous étions au courant, pourtant nous nous battions à la loyale. Sauf qu'il fallait changer la donne. D'un signe convenu, tous mes hommes s'acharnèrent sur ceux qui ne semblaient pas être intéressant. Autant dire que ceux qui ne s'enfuyaient pas allaient mourir et pas dans l'honneur. Je le garantissais ! Nous devions attraper ce foutu bras droit, en vie. Un coup de bouclier en pleine tête faisait parler les gens, pas dans le bon sens. Le dernier en date m'avait craché au visage. Je m'en fichais comme de ma première épée de bois. Certains se battaient plutôt bien, d'autres laissaient échapper des soupirs, leur dernier. J'avais déjà perdu deux hommes et probablement deux autres qui continuaient de se battre. Mais je voyais bien leur blessure. Ils allaient périr. Ce n'était pas pour autant qu'il allait en finir sans se battre. J'enrageais de ne pas avoir donné l'assaut de suite. Nos archers faisaient du bon travail, presque plus aucune flèche n'était tiré du côté ennemi. Soit ils étaient morts, soit ils n'en avait plus, soit ils étaient partis. Je préférais la première solution sans savoir.

- Poussez-vous ! Tous en position ! hurlais-je en sauvant in-extrémis l'un de nos plus jeunes. toujours regarder derrière soi, je n'ai pas envie de ramener ton cadavre à ta mère ! Sa tête dodelina un instant pour se reprendre. Son regard était encore plus mauvais que les plus aguerris. Au moins il allait pouvoir s'en sortir un minimum. Je cherchais du regard la silhouette du plus puissant. J'eus des doutes entre deux. Car l'une semblait plus fluide, mais il y avait un peu trop de monde autour. Protection ? Le second avait une carrure impressionnante. Je décidais d'attaquer ce dernier. Nos épées s'entrechoquaient. Il avait des cheveux longs et une barbe qui lui mangeait le visage. Si c'était le bras droit il puait la mort. Celle qu'il ne verrait pas venir. Mes hommes en terminaient comme il pouvait. Je ne pouvait pas laisser passer cela, lorsque j'entendis un bruit caractéristique. Juste au-dessus de ma tête, un bruissement dans l'arbre. C'était un piège qui allait se retourner contre nous si cela continuait. D'un mouvement ample du bras, mon épée vint faucher les jambes de mon ennemi. Je m'en servi de bouclier. A une seconde près, j'étais mort, une flèche en plein coeur.

Je repoussais le corps du barbu pour me remettre sur mes pieds le plus vite possible. Celui qui venait de me tirer comme un lapin tomba au sol. Il s'agissait d'une femme ? Une flèche venait de la transpercer. Mes yeux cherchèrent l'homme qui en était la cause. D'un hochement de tête je me remerciais et repris mon bouclier. Une femme... Mon regard se porta automatiquement sur la forme fluette qui semblait vouloir se défendre et fuir en même temps. Je m'étais lourdement trompé. C'était celui-là, là-bas qui était celui que nous cherchions. Mon lieutenant compris la direction à suivre et se débrouilla avec deux autres pour me libérer l'espace nécessaire. Je devais m'en approcher. Plus je m'approchais, plus le nombre de combattants tombaient. Ils étaient de plus en plus nombreux, j'étais sur la bonne piste. Je devais l'attraper et l'emmener. Nous devions lui poser des questions pour en finir avec. Couper la tête, pas le bras !

- tu peux toujours courir, je t'attraperais, chuchotais-je à moi-même. Oh oui, c'était celui-là. Et il le savait. Je le voyais à ses déplacements. Il m'évitait. J'en avais un sourire en coin. Il ne m'échapperait pas. Je ne mis pas longtemps avant de me retrouver derrière lui. Mon épée en main, je ne comptais lui laisser qu'un minimum de vie pour ce que nous devions faire avec sa langue. Plusieurs cris se firent derrière moi, pour me prévenir ou pour le prévenir, peu importe, mais je comptais bien en finir avec cette confrérie. Je lançais ma dague dans son dos, de manière à le percuter, pas le tuer. Ce qui réussi plutôt bien. Mon épée se posa sur la tranche de son cou. Impossible de voir son visage, il était de dos.- Vous allez dire à vos hommes de se replier, immédiatement ! grondais-je en appuyant un peu plus le tranchant sur la peau. Un mince filet de sang s'écoula. - et retournez-vous, en douceur... Je n'aimerais pas vous tuer sans pouvoir vous faire parler avant! disais-je en me campant sur mes deux jambes.


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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre - ft Visenya    Jeu 25 Jan - 20:10

Je sentis la colère s’envahir de mon être. Ma main se serrait autour de mon épée que je ne tardais pas à jeter à terre. De toute manière je ne voulais pas qu’elle rentre en contact avec Korben. A cet instant je le maudissais. Je le maudissais de me mettre en colère, de me chercher et surtout je le maudissais pour sa stupidité. Car ça ne serait pas moi qui allait sortir blesser de toute cette histoire. C’était lui. Je mordais ma lèvre, ne disant rien alors qu’il me menaçait. Ça pourrait marcher sur ses ennemis ; Mais moi cela ne fit que de me rendre plus colérique. Stupide stupide Korben ! Je sentis la lame me toucher, et je sentais le léger pincement mais je ne bougeais point. Je savais qu’il n’allait pas me tuer, il voulait avoir des informations. Informations que je ne donnerais jamais. Nous n’étions pas une garde impériale, nous n’étions pas un équipage de pirates. Nous étions formés, disciplinés et nous étions une famille. Personne allait trahir qui ce soit. Moi encore moins que qui conque. Me tourner. Pendant un instant je ferme les yeux. C’était inévitable. J’allais devoir lui faire face, et tout allait s’écrouler telle une maison de cartes. Quelque part, je lui en voulais. Oui, je lui en voulais d’être aussi bon dans son métier… Je soupire et me tourne doucement. Les mains dans les airs, je serais déjà mon cœur. Car je savais que j’allais voir tellement de sentiments sur son visage, que mon cœur allait automatiquement en souffrir.

Le moment de vérité était arrivée. J’inspire profondément et lève mon regard sur lui. Mes yeux se plongeaient dans le sien, alors que mon cœur saignait. Nous étions arrivés au point de non-retour. La vérité venait de lui éclater en plein visage et je sentis son épée hésitante. Il ne me fallait pas une seconde de plus. J’en profite. Je pousse son épée de côté et mon genou allait droit dans l’estomac de mon amant. « Désolée Korben. » Oh oui, je l’étais. Je regrette amèrement qu’il soit si bon dans son domaine et qu’il a fini par découvrir la vérité. J’étais désolé de lui faire subir tant de tourments et de l’entrainer à chaque fois dans ma chute. Il méritait une femme tellement mieux que moi… C’est avec un triste sourire que je prenne mes jambes à mon cou, entrainant le restant des assassins avec moi.

De retour chez moi, tout y passait. Vases, vêtements, tout qui était à portée de main se fracassait contre le mur. Lena était morte. Et Korben connaissait la vérité. Ce qui devait être une soirée magnifique s’était subitement transformé en cauchemar. J’avais envie de pleurer mais les larmes ne voulaient pas venir. Le visage entre mes mains, je ne savais pas quoi faire. Le visage tourmenté de Korben, mon doux Korben… continuait à me hanter. L’heure de notre rencontre était bientôt arrivée, mais je ne savais pas quoi faire. Y aller ? Ne pas y aller. Je soupire et me laisse tomber sur mon lit. Je n’aurais pas dû essayer de rentrer en contact avec lui. Ça aurait été plus facile si il ne m’avait plus revu… Ah non, c’est un mensonge. Ca l’aurait malgré tout blessé. Finalement je pris ma veste et disparu dans la nuit.


Arrivée devant la chute d’eau, j’étais hésitante. Et si il ne venait pas ? Alors j’aurais le cœur en mille morceaux. Et si il venait avec la garde ? Je soupire… Je pense que dans le stade ou je me trouvais je lui laisserais m’enchainer. Après tout si c’est ce qu’il voulait… néanmoins mon cœur ose encore espérer qu’il viendrait seul. Qu’il me laisse tout expliquer… même si je ne pourrais jamais réellement lui donner des explications qui pourraient effacer tout ce que j’ai fait et ce que je suis devenue. Les minutes s’écoulaient et j’attendis. J’attendrais jusqu’au lever du jour….

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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre - ft Visenya    Ven 26 Jan - 21:49

Je crois que si un troupeau d'animaux en furies me seraient passé dessus, je n'aurais pas cette tête de déterré. La blancheur de ma peau n'avait rien à envier à un cadavre. Je devais avoir eu une hallucination. J'avais peut-être été empoisonné par l'un de leur poison. Un de ceux qui faisait tourner les têtes et pas un de ceux qui vous vouaient une mort certaine. Je ne comprenais plus rien. Était-ce vraiment elle ? Oui, sûrement, probablement, c'était elle. ELLE ! Le retour s'était fait dans un silence de mort. Nous avions perdu des compagnons, nous avions perdu notre objectif et je me sentais perdu, totalement perdu. Comment était-ce possible ? COMMENT ? J'enrageais. J'enrageais de ne pas avoir vu ce qu'elle était devenue ! J'enrageais de ne pas avoir su la protéger de ces monstres. Et par dessus tout j'enrageais de toujours l'aimer sachant qui elle était. Un soupçon de rancœur s'insinuait douloureusement. Était-elle revenue juste pour s'infiltrer jusqu'au cœur de la ville ? Je ne voulais pas y croire, mais ma raison me disait de me méfier. Et la raison était ma voie. J'avais dû faire un rapport complet sur tout ce qui c'était passé. Le piège s'était retourné. Nous étions prêt pourtant, prêt à tout pour avoir le fameux bras droit. Malheureusement, je savais qui c'était et je ne savais plus quoi faire.

- Putain ! la table fut renversée dans un élan de colère. Mon bureau perdit de sa superbe. La porte s'ouvrit rapidement sur l'un de mes lieutenants. Le regard qu'il me retourna me fit comprendre qu'il se doutait de quelque chose. J'inspirais profondément et me passais les mains dans les cheveux. Lorsqu'il me demanda pourquoi j'avais fait cela, mes yeux se perdirent un instant dans ceux de Visenya. Elle n'était pas là et pourtant je pouvais sentir sa présence. - Nous aurions du l'attraper. maugréais-je pour donner la bonne cause. Son ne vous inquiétez pas ne me réconforta pas, mais je fis semblant. Je n'acceptais malgré tout pas le fait qu'il vienne m'aider à tout remettre. J'allais le faire, qu'il retourne voir les nouvelles recrues. Elles avaient besoin de s'entraîner. Et nous devions nous tourner vers des méthodes moins traditionnelles si nous voulions les abattre.

Est-ce que j'avais envie de la voir ? Oui. Pour lui parler ? Oui. Pour comprendre ? J'en avais besoin. J'avais besoin de comprendre pourquoi elle était dans le camp ennemi. Comprendre ce qui lui était arrivé pour qu'elle en arrive à de telles extrémités. Que je sache ce qu'elle voulait. Allais-je l'arrêter ? Honnêtement, je le devais, mais je ne savais pas si je pouvais, si je le voulais. Je replaçais ma pièce dans le meilleur état possible et prévenais que je devais me retrouver seul. J'avais besoin de faire le point pour comprendre ce que j'avais manqué. Ils savaient que cela m'arrivait de temps en temps. C'était ce qui me sauvait. Et surtout qui me donnait une bonne raison de disparaitre. Prévoir un plan de secours. Prévoir... Je ne savais plus qui croire, quoi prévoir. Avais-je bien fait de la sauver d'une mort certaine ? Oui, un grand oui s'incrustait dans mon esprit. Mais qu'elle aille là-bas... Mon cheval fit le trajet sans que je m'en rende compte. Inconsciemment, je l'avais guidé. Lorsqu'il arriva à quelques centaines de mètres du lieu, j'en descendais pour faire le point. Tout ce que je pourrais faire, tout ce que je pourrais penser, tout cela ne fonctionnerait pas. Je devais la voir.

J'attachais mon cheval, laissant la longe assez longue pour qu'il puisse brouter l'herbe et j'avançais à pas mesurés. Sera-t-elle là ? A m'attendre avec une dague à me lancer en plein cœur ? Je n'y croyais pas, son pardonne-moi résonnait encore en moi. J'étais habillé comme pour le piège, ma cape autour de mon corps, cachant la brillance de l'armure qui était couverte de sang. Ceux de mes camarades. Ceux de mes gens et des siens réunis. Je n'avais pas eu le temps de me changer. En avais-je envie ? Je n'avais envie de rien. Le trajet à pied ne m'apporta rien de plus. Elle était là. Seule. Comme moi. Seule. Je n'arrivais pas à voir l'expression de son visage. Et je ne donnais pas cher de la mienne. - Tu comptais me le dire un jour ? demandais-je sans préambule. Je restais sur mes gardes, la main pas loin de mon épée sans pour autant la poser dessus. Je savais que mon ton était froid et mon attitude plus que sur ma réserve. Dire que j'avais cru à un avenir possible, un jour ou l'autre. Maintenant j'étais complètement perdu...



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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre - ft Visenya    Ven 26 Jan - 22:58

Mon regard allait sur son épée et c’est avec un petite sourire sarcastique que je lui dis. « Si je voulais te tuer, je l’aurais fait l’autre nuit, Korben… » Oui, j’étais assez intelligente pour ne pas m’attaquer au plus fort que moi. J’aurais pu le tuer en plein acte, ou après ou avant. Il y avait eu tellement de moments où il avait la garde baissé. Et si j’étais venu chez lui, et si je me trouvais ici, ce n’était pas pour le tuer. Je ne pourrais pas. Je ne pourrais jamais. Si je comptais lui dire. Je soupire, il était là. Seule… c’était mieux que rien. Cela voulait dire qu’il y avait encore un mince espoir… Même si c’était vraiment très mince. Je descends la cape de mon manteau pour m’approcher un peu plus de lui. « Je ne t’ai jamais menti, et je ne l’aurais jamais fait. » Mais je ne pense pas que je lui aurais dit de moi-même. Comment dire d’ailleurs ? Oh tu sais quoi, ceux que tu détestent… bah je suis une de leurs dirigeantes ? Je soupire, néanmoins mon regard l’observe, le scrute. Il ne semble pas être blessé. Tant mieux. Je m’en serais atrocement voulu si il aurait été blessé. Je pouvais comprendre sa colère, même son mépris je pouvais le comprendre… Mais quelque part il y avait eu des signes, il aurait dû s’en douter. Mais peut-être n’avait-il pas voulu voir les signes, tout comme moi j’avais pas voulu lui dire de manière directe qui j’étais devenue. « Korben… » Mais ma voix se perdit, car je ne savais pas quoi dire. Peu importe ce que je pourrais lui dire…. Ça ne pourrait jamais expliquer mes actions et au fond… je n’étais même pas sure de le vouloir.

Et puis la haine m’envahit pour la deuxième fois aujourd’hui. Fichu commandant. Pourquoi devait-il être aussi bon. « Pourquoi a-t-il fallu que tu persévères autant pour arriver jusque chez moi ! Tu ne savais donc pas simplement te tenir loin de moi, comme je tentais te faire ! Non fallait à tout prix que tu fiches tout en l’air ! « Mais je soupire et lui tourne le dos, car je connaissais la réponse. C’était ça que j’avais tant aimé chez lui. Ce côté de vouloir faire triompher le bien. Et bien j’avais un scoop pour lui, le bien ne triomphe pas dans un tel monde. Seuls les plus forts le font. Car si le bien triomphait vraiment alors la confrérie ne serait pas tellement fort, ce fichu prince ne serait pas en train d’avoir le repos éternelle dans une magnifique tombe. Et je n’aurais pas dû devenir ce que je suis. Oh non, ce n’est pas le bien, ni le mal qui triomphe dans ce monde. Simplement les plus forts. Se raconter autre chose, serait que se mentir. Le dos toujours tourné vers la cascade, mon regard observait le reflet de la lune dans l’eau. Que voulait-il entendre de ma bouche ? Mes raisons ? Les pourquoi ? Les comment ? « Pourquoi es-tu ici… » Allé qu’il le dise, et qu’on en finisse donc. Qu’il me crie dessus, qu’il me frappe, au fond je l’avais probablement bien mérité.

Je ne voulais qu’une seule chose, m’approcher de lui, le prendre dans mes bras, l’embrasser. Et oublier toute cette journée. Mais je n’osais pas m’approcher de lui. Encore moins le regarder trop longtemps en face. Son visage me hantait encore, et je ne voulais pas voir ses yeux se remplir de haine pour moi. Ou pire… du dégout ou de méprise. Je ne saurais pas supporter cela. Non je pouvais supportais et vivre avec bien de choses, mais pas avec ça. Je fixais toujours l'eau. "Au fond tu savais que je n'étais plus la même quand je suis rentrée chez toi..." Ca devait être marqué dans mon regard. Mon ame s'était assombrit et cela devait bien se voir. Ce n'était pas comme si je jouais de la comédie pour cacher ce que je pense... Je soupire et finalement ose retourner mes yeux vers lui. "Je suis désolée, Korben. J'aurais voulu te préserver de cette vérité..."


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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre - ft Visenya    Sam 27 Jan - 14:03

Comment la croire ? Ne jamais me mentir... elle se foutait de moi ? Ne pas dire la vérité est un mensonge ! Quand comprendra-t-elle cet état de fait ? Jamais... Cela me désolait de ne le comprendre que maintenant. Je n'arrivais pas à répondre, à aucune de ses questions, aucune de ses phrases. Pour une fois je me trouvais à court de réponses. Un véritable exploit. Mes idées partaient dans tous les sens. Et je n'arrivais pas à les maîtriser. Elle changeait de ton sans cesse. Je ne savais plus sur quel pied danser. La colère. Pourquoi était-elle en colère ? Parce que j'étais bon dans mon domaine ? Avait-elle oublié tout ce que ma famille avait subi ? Avait-elle oublié que c'était à cause de cette confrérie qui était en place que je m'étais engagé dans la légion ? Je rageais sans dire le moindre mot, sans réussir à la regarder. Je devrais pourtant, car elle n'était peut-être pas si seule que cela. La confrérie serait probablement heureuse de m'avoir tué, après avoir tenté de me faire parler. Je ne savais plus quoi croire, cette petite voix sournoise dans ma tête, ma raison, ou mon cœur. Pourtant ici il s'agissait de nous deux. Existait-il encore vraiment ce nous deux ? Je secouais la tête dans tous les sens sans pouvoir dire le moindre mot. C'était comme si ma voix c'était perdue en chemin. Mes doigts s'accrochent à mes cheveux tandis que mon regard dévie sur la cascade. Cet endroit si féerique est devenu tout sauf un havre de paix. La colère prit le pas sur ma raison, je la sentais et je détestais cela. Pourtant je n'avais pas le choix. Comment pouvait-elle nous faire cela ? Pas après tout ce que nous avions traversé. Pas après nos retrouvailles.

- Que veux-tu de moi ? Tu es revenue pour avoir besoin de renseignements ? demandais-je d'une voix glaciale. Je ne te comprends pas. Tu me connais, tu sais qui JE SUIS ! Et pourquoi je suis comme cela ! Pourquoi... Pourquoi tu es revenue si c'est pour que je souffres plus qu'avant ? Tu... je ne te cherchais pas bon sang ! dis-je en tapant du poing contre l'un des arbres. Je cherchais le bras droit de cette foutue confrérie qui s'amuse à nos dépends. Elle ne cesse de voler, de piller les villageois. Et toi... TOI ! Ô bon sang, tu es ce que je déteste le plus ! Ma voix se brise en lâchant ses mots. J'ai l'impression d'être détruit, intérieurement. - Je ne vois pas en quoi ce que je suis, ce que je fais peu influencer en un quelconque geste de ta part. Comment t'es-tu retrouvée entre leurs pattes ? Pourquoi aller avec eux ? Tu les as vu à l'ouvrage et tu te retrouves... quasiment à leur tête !

Je soupirais en me sentant complètement usé, fatigué, désorienté. Pourquoi je suis ici ? Je ricane sans m'en rendre compte. La question a dix piécettes. La réponse je ne l'ai pas. Enfin si je l'ai mais je ne veux pas croire en tout ce que j'ai vu. - Peut-être que j'ai cru à une hallucination, peut-être que j'ai cru que ce n'était pas toi. Peut-être que j'ai eu envie de croire que mes yeux m'ont fait défaut. Mais ce n'est pas le cas. Je relève les yeux et tombe sur la blessure que je lui ai infligé. J'arrive à me dégoûter moi-même et à lui en vouloir d'être intégrée à nos ennemis. Si elle est aussi élevée c'est qu'elle y est depuis longtemps. Ma capacité de réflexion s'engage sur un chemin tortueux. Je n'ai pas envie d'y entrer et pourtant je vais devoir y faire face. Vais-je tenir le coup ? Savoir mentir d'un côté ou de l'autre ? Je n'en sais rien. Et cela m'énerve encore plus. Cela aurait été un homme, il serait déjà au sol, roué de coups. Mais c'est une femme. Et c'est elle. Ma lumière. Ma lumière qui s'est terni en une seconde.

- Dix ans se sont écoulés c'est vrai. On change forcément. Je n'ai pas d’œillères. Je pensais... Je pensais juste que tu te cachais de la légion, pour le crime que tu as commis, il y a bien longtemps. Je pensais... Je ne sais pas. Je suis un homme de terrain, de tactique, de guerre, de protection. Tu me connais, tu es la seule qui me connaisse aussi bien, même après toutes ces années. Je voulais te laisser du temps. Pour t'apprivoiser un peu plus... Je ne t'ai pas forcé... Tu n'as pas voulu me raconter ce que tu avais vécu. Alors fais-le maintenant autrement... Autrement je serais ton ennemi, même si cela me fera souffrir atrocement. Je ne sais pas si je serais capable de la tuer. Je suis certain que j'en crèverai si j'étais obligé de la transpercer de mon épée. - Comment voulais-tu me préserver ? En me mentant ? Tu ne t'ai pas imaginé que je l'apprendrais un jour ? Tu m'as pris pour un abruti ? Qu'est-ce que tu attends de moi ? dis-je d'un ton las. Au final j'avais parlé plus que je ne l'aurais cru et cela ne m'avais pas soulagé pour autant.

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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre - ft Visenya    Sam 27 Jan - 21:29

J’étais blessée… Blessée de savoir qu’il osait penser que j’étais revenu vers lui pour avoir des informations. Pff quelles informations ? La confrérie n’était pas en danger, nous n’avions pas besoin de quelconque information. De plus je n’aurais jamais oser l’utiliser de la sorte ! « Jamais je t’aurais utilisé pour cela ! « Ses paroles étaient dures, pire que des coups de fouets, et je ne savais pas si je pouvais encaisser tout cela. Chaque coup était comme un coup de couteau droit dans le cœur. Mon regard se baisse à ses paroles. Que pouvais-je dire ? Il me détestait et je pouvais comprendre, à sa place je me détesterais également. Et encore il n’avait aucune idée de ce que j’avais fait. On ne devient pas une personne puissante sans avoir dû faire beaucoup de sacrifices. Et moi, c’était mon âme qui en avait subi les conséquences. Je le laisse parler car visiblement il en avait besoin et puis je sentais que je me faisais de plus en plus petit. Néanmoins j’en caisse sans rien dire. Ravalant finalement ma salive, je sais à présent que je n’aurais pas dû revenir dans sa vie. Je n’en avais pas eu le droit. C’était égoïste de ma part.

Bien sûr je m’étais attendu à devoir lui raconter mes dix dernières années. Mon cœur était en train de devenir dure comme de la pierre. « Korben…  La femme que j’étais n’aurait jamais pu survivre. Je ne savais pas me battre, j’ai dû m’enfuir de chez moi, je n’avais personne vers qui je pouvais me tourner et j’avais le roi sur le dos… Tu pensais sincèrement qu’une dame de la cour pouvait survivre en plein foret avec des bandits, et des guerriers entrainés à ses trousses… Le froid, la famine… j’ai vraiment cru que j’allais mourir. Et cela plus qu’une fois. J’arrivais même au point que je souhaitais quasi la mort. » Je me rappelais encore de ces jours ou je me suis cachée, trempée à cause de la pluie, peureuse à cause du roi, hanté avec le sang que j’avais sur les mains et le chagrin d’avoir perdu tout ce qui me tenait à cœur… « Alors oui, j’ai dû faire des choix pour survivre. » Ce que j’allais lui dire n’allait pas lui plaire. Mais de toute manière vu tout ce qu’il venait de me dire, je pense que son opinion sur moi était déjà faite. « Autrement quoi ? Tu comptes m’arrêter ? Me tuer… Bah vas-y.. » Je lève mes bras au ciel. De toute manière si c’était pour le perdre à tout jamais, autant que ça soit lui qui met fin à mes jours.

Je soupire, il ne comprend donc rien. Finalement je baisse mes bras et fit un pas dans sa direction. J’avais marre de me tenir loin de moi. C’était tellement facile de me lancer des insultes au visage, alors qu’il n’avait pas été là. C’était la nouvelle Visenya qui prenait le dessus. « Je n’ai pas voulu te mentir, mais je voulais te préserver de tous les sentiments que tu ressens en ce moment-même. T’aurais voulu que je te dise quoi ? Tiens pendant que tu es devenu commandant, moi aussi j’ai monté les grades…. Tu n’as aucune idée comment c’était ! J’avais plus personne Korben ! Même toi, je ne t’avais plus ! J’avais du sang sur les mains, tout le monde savait qui j’étais… je ne savais même pas allumer un feu de mes propres mains ! « J’étais une princesse ! j’allais devenir la future reine. J’avais toujours eu des servants et des esclaves alors comment avait-il pu imaginer une seule seconde que j’aurais su tenir un mois toute seule en tant que fugitive ? « Alors oui, quand quelqu’un m’a enfin tendu sa main pour m’aider, je l’ai accepté…. » Je savais très bien qu’il détestait les membres de la confrérie, je connaissais son passé. Mais moi j’avais été toute seule, personne voulait m’aider, au contraire ils voulaient tous ma tête. Alors entre la vie et la mort, j’avais fait mon choix. « Et je ne t’ai jamais pris pour un abruti je n’ai simplement pas voulu briser l’unique moment d’amour que j’ai eu sur les dix dernières années. Et si tu veux tout savoir, je suis venu vers toi, parce que tu me manquais. Parce que c’était atroce de vivre non loin de toi, mais sans toi ! Je n’ai pas penser aux conséquences de mes actes à ce moment-là.   »

Bah tout cela me mettait hors de moi. J’étais en colère. Contre lui, contre moi, contre l’univers entier. Je l’aimais, je l’aimerais toujours. Qu’il me déteste ou pas, cela ne changerait en rien les sentiments que je pouvais éprouver pour cette homme. Néanmoins il avait raison. Je n’aurais jamais dû le tirer dans cette danse obscure. Il ne méritait pas cela. « Tu sais quoi… Tu as raison. Je n’aurais jamais dû revenir dans ta vie de cette manière. Ça aurait été bien plus facile pour toi de me croiser après dix ans sur le champ de bataille…. » L’ironie sortait de ma bouche, car je savais parfaitement qu’il aurait tout autant été surprit et en colère que maintenant. Intérieurement j’étais déchirée, car je ne savais pas quoi dire. Je ne pouvais pas me jeter à son cou, lui demandant pardon, car j’étais devenue celle que j’étais… la vie en avait voulu ainsi. Je soupire, il était mieux pour moi de partir. « Je n’attends rien de toi, Korben. Tu as déjà fait assez de choses pour moi… Tue-moi, arrête-moi ou déteste-moi… le choix est tien. Sache simplement que je n’ai pas voulu gâcher ce qu’on avait en t’annonçant celle que j’étais devenue… je vois bien la haine et le mépris dans ton regard. Et c’était justement pour cela que j’ai préféré ne rien te dire… Je sais ce que tu penses de la confrérie… mais réalise-toi que c’est la même chose que je ressent face à ton roi. » Oh il voulait ma tête, et je pouvais comprendre le Roi Ronan. Mais je ne pouvais pas m’imaginer qu’il ne savait pas comment était réellement son fils. Il avait jeté une pauvre fille innocente dans la tanière du loup. Et depuis lors croyez-moi bien que je ferais tout pour éviter que les grands du royaume puisse avoir un quelconque pouvoir sur les petits. « Car au final… ce n’est pas la légion impérial qui a réussi à sauver la pauvre princesse Visenya des monstres… » Je me réalise que mes paroles étaient durs et qu’il ne méritait vraiment pas ça. Mais mes mots sortaient sans que je puisse les arrêter. Le venin de dix ans de solitude, de dix ans de sang sur mes mains sortaient enfin. « Non, tu n’as rien su faire car c’était ton prince… Au moins maintenant je peux éviter à d’autres personnes de subir ce que j’ai subi. » Je pensais à Eve, à Herminie… Et toutes les autres qui doivent se soumettre dans les rangs de ce monde infecte. Oui, je tue, oui j’assassine. Mais mon âme était déjà noire…. Si en tuant je pouvais éviter que d’autres âmes innocents doivent avoir du sang sur les mains, alors bien qu’il en soit ainsi.  

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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre - ft Visenya    Dim 4 Fév - 22:48

C'était un coup bas, bien bas. Je l'avais cherché et ne l'avais pas trouvé. Comment j'aurai pu savoir qu'elle allait vivre tout cela ? Je détournais le regard serrant les dents. Je suis certain de pouvoir les entendre grincer. L'une de mes mains passa sur mon visage pour tenter d'étouffer un juron bien senti. Pourquoi est-ce que je l'aimais encore ? C'était indépendant de ma volonté. Elle était toujours là et depuis son retour je me sentais mieux. Moins angoissé comme un poids qui venait de s'élever. Sauf qu'elle venait de me poignarder dans le dos. Lorsque je me retourne vers elle je laisse les mots couler de ma bouche.

- Tu crois que cela me fait quoi de ne pas avoir pu être présent pour toi ? Tu crois que j'ai fait quoi durant ces dix dernières années ? Oui j'ai énormément travaillé dans la légion pour en être arrivé jusque là, mais je n'ai cessé de me demander où tu étais. Je t'ai cherché un nombre incalculable de fois. Alors ne viens pas me dire que je n'ai rien fait ! Je t'ai aidé à t'enfuir, ce n'est pas rien ! Et je sais très bien que tu ne m'as rien demandé, je l'ai fait parce que je t'aimais bon sang ! Tu crois que te savoir entre leurs mains me fais quoi ? Du bien ? Que je suis heureux de savoir que tu as survécu grâce à ceux qui détruisent, pillent les plus faibles chez nous ?

J'étais au-dessus d'elle, les mains le long de mon corps. La peur de la toucher, ne pas savoir si j'avais envie de la tuer ou de l'embrasser. Comment pouvait-elle penser tout cela ? Je savais très bien qu'elle avait vécu des heures terribles, j'avais fais mon possible pour l'aider. J'avais failli y perdre ma tête plus d'une fois. Heureusement j'étais doué et travaillais dur pour continuer à être parfait. Je ne jouais pas, pas la vie des gens. J'inspire profondément, plantant mon regard dans le sien.

- Tu aurais pu revenir vers moi, mais tu ne l'as pas fait. J'aurais pu t'aider, j'aurais trouvé une solution pour... mais elle avait préféré ses types. J'enrageais de ne pas la comprendre. Putain, je l'aimais à en crever et elle s'était détourné pour quoi ? Pour ne pas me faire de mal ? Elle croyait qu'elle me faisait quoi là ? J'avais une information entre les mains. Je savais que j'allais devoir l'affronter sur le terrain. Est-ce que j'y arriverais ? Non, probablement pas. J'allais avoir peur pour elle chaque jour que Dieu fasse. Je la maudissais en même temps que tout cela. Mes émotions menaçaient de rompre le fragile équilibre entre mon esprit et mes mots. Difficile de ne pas être à la hauteur. Les yeux perdus dans le vague je me maudissais tout autant. Je n'avais pas réussi à la mettre en sécurité. Elle était traquée et le resterait à vie. Aider ceux qui était comme dans son cas. Je n'en revenais pas de ce qu'elle m'annonçait. Et nous là-dedans ? Nous ne faisions rien ? Être pris pour un imbécile... C'était ce que je ressentais.

- Pourquoi maintenant ? demandais-je doucement. Pourquoi m'annonçait-elle cela maintenant ? Qu'est-ce qui avait changé ? Que désirait-elle ? Je ne comprenais plus rien. Attendait-elle quelque chose de moi ? Voulait-elle se faire tuer ? Je ne cessais de tout faire pour que les villageois soient en sécurité. Que fallait-il que je fasse pour qu'elle en soit persuadée ? Notre roi avait ses torts mais il faisait au mieux également. tout ne pouvait pas être parfait..- Je ne pourrais jamais te tuer... chuchotais-je maudissant ma propre faiblesse.


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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre - ft Visenya    Lun 5 Fév - 17:08

Oui, je savais qu’il avait fait tout son possible pour moi. Je savais qu’il avait fait bien plus qu’il ne l’aurait dû. Mais de toutes ses paroles il n’y avait qu’une seule chose que je retenais… parce qu’il m’aimait… passé… Et mon esprit était resté coincé sur ses paroles, n’écoutant même plus le restant. Fatiguée je finis par m’asseoir sur une grosse pierre. Je posais ma tête entre mes mains, et ce n’est que lorsque j’entendis lui dire que j’aurais dû venir le voir, que je lève mon regard vers lui. « Ça aurait été ma mort et la tienne…. Tout Brise-Air était à ma recherche. Jamais j’aurais pu passer incognito jusqu’à chez toi…. Ça m’a pris des années pour devenir l’ombre que je suis. » Non, je n’aurais jamais pu venir jusqu’à lui. Je me serais fait attrapé avant, ou alors on m’aurait vu rentrer chez lui. Si aujourd’hui je pouvais le faire, c’était parce qu’on ne me cherchait plus aussi activement, qu’en dix ans j’avais appris à me faire discrète. Principalement grâce à la confrérie noire. « Et crois-moi qu’il n’y avait qu’une seule chose que je voulais…. Te retrouver. Mais revenir vers toi, aurait causé ta mort… et tu en avais déjà fait assez pour moi. » Je ravalais ma salive. Bien que je pouvais être froide, distante et que j’avais appris à rester de marbre, le fait de l’avoir devant moi. De le voir aussi torturé à cause de moi… ca brisait quelque chose au fond de moi.

Je soupire « Je te l’ai dit… Tu me manquais… Tu peux croire que c’est un plan de la confrérie, ce n’est pas le cas. Ils ignorent tout sur toi et moi…. » Finalement j’ose me lever et m’approcher de lui. Le regard dans le sien, je ne lui mentais pas. Je ne l’utiliserais jamais de la sort. Certes je n’étais plus la Visenya qu’il avait connu. Oui, j’étais devenue une meurtrière. Mais mon amour pour lui n’avait guère changer. Et cela ne changera jamais. « Je t’aime Korben… je ne voulais pas vivre sans toi.  Et si ce n’est que maintenant que j’ai pu revenir vers toi, c’est parce que ca m’a prit des années pour être entrainé, pour pouvoir me défendre. Et pour monter à un stade ou peu de gens remettent en cause mes dires…. » Non je n’aurais pas pu venir plus tôt. Les premières années j’étais trop recherché pour pointer mon nez en ville. Et puis il y a eu la formation, la confiance à gagner… Je baisse mes yeux. « Mais je comprends que je suis devenue quelqu’un… ou quelque chose que tu détestes. » Mais je n’allais pas m’excuser pour le choix que j’avais fait. Entre la vie et la mort, j’aurais choisi la vie. Maintenant entre l’amour ou la vie…. Mon choix était également fait. Lorsqu’il murmurait qu’il ne pourrait pas me tuer, je lève mes yeux vers lui. « Korben… pardonne-moi de t’avoir menti. J’aurais dû te dire directement mais.. j’avais trop peur que tu me détestes… » Je leve mes poignets vers lui. « Tu peux m’arrêter si tu le souhaites… tu peux m’emprisonner. Je comprendrais. » Mais je ne dirais jamais rien sur la confrérie, même pas sous torture. Et oui, de la torture j’en avais subit. On ne change pas de princesse en assassin en cueillant des fleurs. Et je ne lui en voudrais pas… je pouvais comprendre qu’à présent j’étais devenue son ennemie et qu’il me détestait. Si il voulait avoir l’esprit tranquille, qu’il m’arrête, je ne luttais pas et je ne lui en voudrais même pas. Je m’étais résigné à ce qu’un jour on m’arrête. Je n’aurais simplement pas cru que ca serait lui. Mais qu’importe. Au moins il savait tout. « Fais-le Korben… » Ma voix devenait plus froide, plus autoritaire. Oui quelque part je voulais qu’il le fasse. Qu’on m’arrête, que le roi me décapite et qu’on en finisse donc. Je ne pouvais pas vivre sachant qu’il me détestait. "FAIS-LE!!" Je poussais mes mains dans les siennes. "Arrête-moi..."

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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre - ft Visenya    Ven 23 Fév - 8:10

- Je ne peux pas, murmuré-je en me reculant d'un pas. Non c'était impossible, comment je pourrais l'arrêter, même en sachant qu'elle était ce fichu bras droit de cette maudite confrérie. Je n'avais pas fait tout cela pour qu'elle devienne ce qu'elle était. Je voulais qu'elle vive ! Je ne regrettais aucun de mes choix la concernant. Je ne regrettais pas d'avoir trahi la confiance de mes hommes pour elle. Je regrettais juste de ne pas avoir fait assez pour elle. J'aurais pu mourir pour elle, ensemble cela aurait été comme cette histoire que j'avais lu il y a bien longtemps. Ensemble. Je l'avais dans la peau, quoiqu'elle dise, quoi qu'elle fasse, quoiqu'elle devienne. Je n'arrivais pas à la voir comme un ennemi, pourtant c'était ce qu'elle était devenue, notre ennemi. A moi, à son roi, à sa famille. Comment pouvait-elle... je passais mes mains sur mon visage pour me contenir. Je ne savais plus si j'étais en rage, en colère ou tout simplement déprimé. Mon coeur se serre en comprenant ses paroles. Devenir ce qu'elle était pour pouvoir revenir vers moi. Mais à quel prix ? Je baisse les mains et l'observe sans mettre de masque. La douleur est présente, beaucoup trop. J'ai l'impression d'avoir vieillit d'une dizaine d'années en une seconde.

- Je... Les mots restent accrochés dans ma gorge. Pour la première fois de ma vie, j'ai envie de fuir ce monde, de tout laisser derrière moi, de la prendre dans mes bras et de fuir tout ce que nous sommes. De quitter cette terre pour aller ailleurs. Il y a ceux qui arrivent dont ne sais où vraiment. Et si c'était la solution ? Impossible de savoir si cela fonctionnerait et de plus cela ne serait pas une solution. Je ne me sens pas capable de laisser tomber ces hommes et ces femmes qui comptent sur moi, sur nous pour maintenir un semblent de paix entre plusieurs peuples. Je me rends compte que je me suis détourné, les yeux perdus dans le vague de cette cascade qui fut autrefois un havre de paix.

- J'aimerais revenir en arrière, pouvoir prouver ce qu'il te faisait subir. Tu aurais eu une autre vie. Tu aurais payé pour ce crime oui, mais pas de ta vie. Tu serais libre. Libre de choisir ta destinée, tu ne serais pas obligée d'être ce que tu es maintenant. J'aurais dû faire plus pour te sortir de là. Même si je n'étais pas commandant, j'étais un bon élément déjà. Je suis certain que les choses auraient pu tourner différemment... murmuré-je plus pour moi-même que pour elle. Mes paroles s'envolent dans cette nuit si noire, m'étouffant presque. Je ferme les yeux ne pouvant m'empêcher de nous imaginer dans une autre vie.

- Il va se passer quoi maintenant ? Nous allons être obligé de nous combattre sur le terrain ? Que je te rate une fois passera, deux fois et là il y aura des soupçons sur ma part, sur la place que je tiens. Comment je pourrais te laisser fuir à chacune de nos rencontres ? Ne pas savoir est tout autant terrible chuchoté-je en secouant la tête par la négative. Je ne voulais pas l'arrêter, je ne voulais pas que nous nous entretuons. Mon coeur saigne à l'idée que je suis en train de me faire. Faire comme si elle n'était pas revenue, laisser cette nuit dans mes pensées, comme si ce n'était qu'un fantasme et rien de plus. Mais je ne peux pas. Je suis faible lorsqu'il s'agit d'elle. Je n'ai pas d'issue à ce dilemme, je ne vois aucun avenir à l'horizon. Lorsque je me retourne elle est proche, trop proche pour ma santé mentale. Dans un geste désespéré, je l'agrippe et l'embrasse furieusement. Ma bouche attrape la sienne, nos dents s'entrechoquent. Mes mains viennent s'enfouir dans sa chevelure. J'ai l'impression que ce baiser sera le dernier.

- Je suis désolé, dis-je en tournant le dos. Ces quelques secondes m'ont permis de comprendre que c'est moi qui doit trouver une solution et une ébauche commence à se former dans mon esprit. Reste à savoir si le roi sera d'accord avec cette idée. Il me suffira de lui démontrer apr a + b que c'est la meilleure solution pour le royaume.


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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre - ft Visenya    Ven 23 Fév - 10:29

Il refusa de m’arrêter, et c’est avec un regard quasi outré que je l’observe. Est-ce que l’amour pouvait réellement être plus fort que la haine ? Car oui, lorsqu’il était venu jusqu’ici j’avais bien vu la flamme de la haine s’allumer pendant quelques secondes. Et je ne lui en voulais pas. J’étais devenue tout ce qu’il était censé détester. Et pourtant il n’arrivait pas à m’arrêter… Je baisse finalement les mains. Je ne savais pas quoi dire, ni quoi ressentir d’ailleurs. Devais-je être contente de savoir que malgré ca l’amour continuait à naviguer entre nos deux cœurs ? Ou devais-je être brisé par son regard ? Quand la vérité n’est pas belle à voir, on essaie de la cacher. Parce qu’on sait qu’en la révélant, les faits seront désastreux. Alors on la dissimule derrière des murs épais. Ou derrière des portes closes. Ou on la déguise astucieusement. Mais la vérité, aussi affreuse soit elle, finit toujours par apparaître au grand jours. Et des êtres chers finissent toujours par en souffrir… Korben en souffrait et il n’y avait rien que je pouvais faire pour y changer quoi ce soit…. Je restais là à l’observer comme une idiote, ne trouvant les mots pour adoucir son cœur brisé ou pour nous réconcilier.

“Ça ne sert à rien de repenser à tout ça…. C’est le passé à présent. » Cela faisait dix ans et pourtant il continuait à nous hanter, à se mêler de ma vie. Il était mort, il était froid depuis des années et pourtant voilà qu’on continuait à parler de lui. Je soupire. « Et tu as fait tout ce qui avait été dans ton possible… Tu ne dois pas t’en vouloir. » Et voilà qu’il semblait s’en vouloir alors qu’il n’y était pour rien. Il avait toujours tout fait pour m’aider. Ma main glissait doucement sur son bras. « Korben… tu n’y es pour rien. C’était ton prince. C’était le seul fils légitime du roi… Je doute fort qu’ils t’auraient écoutés…. C’est moi qui l’ai poignardé, tu as fait tout ce qui était dans ton pouvoir pour m’aider… Je pense simplement que certaines choses sont impossibles à arrêter. » Oui certaines choses doivent se passer. Le destin est capricieux et je pense qu’en ce qui me concerne j’avais simplement toujours attiré le mauvais œil sur moi. Que dire de plus. Depuis mon premier pas dans ce fichu château le destin s’était acharné sur moi. L’amour que je portais à un soldat de la légion, un mariage horrible… Tout cela ne pouvait qu’à mener vers un seul chemin. Et malheureusement ce n’était pas le meilleur.

S’affronter. Pendant un court instant je voulais ironiser tout cela, en rire. Mais au fond ce n’était pas une situation marrante. Je baisse mon regard. Oui, je pouvais comprendre qu’il ne voulait ni me blesser mais que s’attirer les soupçons n’étaient pas une bonne chose non plus. Surtout qu’un affrontement entre lui et moi, cela ne se terminerait que mal pour moi. Il était bien plus expérimenté que moi. « On opère généralement dans l’ombre…. C’est à cause de ton piège qu’on s’est retrouvés face à face…. » Oui, si il n’était pas aussi bon dans son métier on ne serait pas arriver là… Très amusant non. Prise par surprise, mes muscles se détendaient automatiquement à son toucher. Telle une poupée en chiffon je ne lutte pas lorsqu’il s’agit de me sentiments envers lui. Je pouvais comprendre qu’il essayait, tentait de le faire. Mais moi, non je ne faisais aucun effort pour oublier tout ce qu’il me faisait ressentir. C’était la seule petite lumière qui me restait dans l’obscurité qu’était devenue mon âme. Alors hors de question que j’essaie par moi-même déteindre le peu de lumière qui me reste. Mon cœur battant à une vitesse incroyable, je repris mon souffle alors qu’il s’excusa et me tourna à nouveau le dos. Mais maintenant qu’il avait repris le contact physique avec moi, je n’avais plus peur. Je me positionne en face de lui. Mes mains glissent sur ses joues, je l’oblige à me regarder. « Korben… regarde-moi, s’il te plait. » Je savais qu’il s’inquiéterais toujours pour moi. « J’ai survécu, je suis là devant toi. Et je vais bien. Certes j’ai perdu pas mal de plumes dans la chute… Mais je vais bien. T’as pas besoin de t’inquiéter pour moi, ni pour nous. Si on avait réussi à éviter tous les soupçons à la cour, on devrait y arriver sans les regards des commères. « La cour était remplit de vautours qui ne voulaient qu’avoir des commérages à répandre dans le château. Si on avait réussi à leur échapper, nulle doute qu’on pourrait duper tout le reste. « Je suis désolée de ne plus être celle que tu as connu…. Mais mon cœur t’appartient toujours… si tu me dis que tu ne veux plus me voir… je me rendrais au roi et j’assumerais tous mes actes… Car je préfère mille fois quitter ce monde que d’y vivre sans l’espoir de pouvoir retrouver tes lèvres. » Dans un monde ou règne l’obscurité, nous avons tous besoin de lumière. Que ce soit une grande flamme qui nous montre comment reconquérir ce que nous avons perdu… Ou un éclairage agressif conçu pour éloigner les méchants… Ou quelques néons qui nous dévoilent toute la vérité sur notre passé. Nous avons besoin de tout ce qui peut nous aider à sortir de l’obscurité. Même de la toute petite lueur… L’espoir.


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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre - ft Visenya    Lun 12 Mar - 21:55

- Mon coeur est à toi, pour toujours, quoiqu'il se passe. Je m'en rends bien compte. murmuré-je en observant sa main sur mon bras. Je m'en voulais et cela ne partirais pas ainsi. Le plus dur allait de devoir se dire que je ne peux pas imaginer... Non je vais devenir fou en imaginant que maintenant elle est mon ennemi... Oui, c'était bien à cause de mon piège, mais j'avais travaillé si dur pour arriver là où j'en suis. Pour obtenir enfin la tête de ceux qui nous pourrissaient. Comment faire ? Je n'avais rien en tête, uniquement du brouillard. Dire que nous aurions dû nous retrouver, ensemble. à quoi je devais bien penser ? Difficile à dire, à faire, à comprendre. Cette situation était invivable en quelques secondes et depuis, c'était devenu un véritable enfer.

- Je... j'étais complètement sans voix, moi qui était toujours avec des mots qui sortaient un peu n'importe quand, j'avais du mal à aligner plusieurs phrases d'un coup. Je devais reprendre mes esprits et penser soit comme le commandant, soit comme l'homme. J'étais les deux et je ne savais pas quoi faire. Mes doigts viennent se poser sur les siens. Parler c'est bien, agir c'était mieux. Mes lèvres se posèrent sur les siennes sans que je m'en rende compte. Non, enfin si, je suis certain que je savais ce que je désirais. Et c'était elle. Peu importe qu'elle soit devenue ce qu'elle était devenue, je ne pouvais pas passer ma vie loin d'elle. Ce baiser était emprunt de tout ce que mon coeur pouvait lui offrir et bien plus encore. Lorsque je redresse le visage, mes bras ont passé le tour de sa taille afin de la garder au creux de mes bras. Moulé contre son corps, je laisse mon front se poser contre le sien.

- On trouvera une solution, je ne sais pas encore comment, mais on trouvera. Je ne veux plus ne plus te voir. C'était trop dur de faire comme si. Maintenant qu'elle était de nouveau dans ma vie, je ne comptais pas la laisser partir sans me battre. Et j'étais doué pour cela. Très doué pour me battre et obtenir ce que je désire. J'espérais juste qu'elle soit dans la même optique que moi. Est-ce que j'arriverais à la sortir de cette confrérie ? Je n'y croyais pas le moins du monde. Il me fallait lui faire confiance. J'avais confiance en elle, même si nous nous étions retrouvés sur un champ de bataille. J'avais une information qui pouvait la mettre plus bas que terre, l'enfermer, lui rendre la vie impossible. Il allait falloir que j'oublie, que j'omette tout cela. Dire que cela allait être difficile était un euphémisme, mais tout était possible.

- Tu dois rester dans l'ombre, je ne supporterais pas de te voir enfermer, ou même pire dis-je en resserrant mon étreinte autour de son corps. Non je ne pourrais pas supporter la voir souffrir, se détruire. Je préfère la savoir vivante et en bonne santé là-bas, plutôt que dans l'un de nos cachots.


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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre - ft Visenya    Mar 13 Mar - 22:17

Dans un monde où règne l’obscurité, nous avons tous besoin de lumière. Que ce soit une grande flamme qui nous montre comment reconquérir ce que nous avons perdu… Ou un éclairage agressif conçu pour éloigner les méchants… Ou quelques néons qui nous dévoilent toute la vérité sur notre passé. Nous avons besoin de tout ce qui peut nous aider à sortir de l’obscurité. Même de la toute petite lueur… L’espoir…. Et pour moi Korben était cette petite flamme dans les ténèbres. Le jour où il ne voudrait plus de moi, était le jour où tout s’éteint. Alors lorsqu’il me dit que son cœur m’appartiendra toujours, je ne pus que ressentir un grand soulagement et un immense bonheur me parcourir le cœur. Car malgré tout le mal que je lui avais fait, il semblait malgré tout être prêt à me pardonner et accepter ce que j’étais devenue. J’étais consciente que cela devait être terriblement difficile pour lui. Mais je ne lui mentais pas. Je l’aimais et j’étais désolée de ne pas avoir été honnête envers lui mais…. J’avais fait cela par peur de le perdre. Maintenant il savait, et même si je sais que ce n’était pas gagné, au moins je ne l’avais pas perdu. Je souris doucement, restant dans ses bras, le seul endroit où je me sentais vraiment en sécurité. Et la seule personne dont qui j’ai réellement confiance. J’avais envie de plus, j’avais envie d’oublier tout et de passer cette nuit comme on se l’était dit bien avant que le destin nous montre la pire des grimaces. Mais je ne voulais pas trop pousser. « Oui… rien ne pourra nous séparer. Même pas le destin. On finit toujours par se retrouver… Cela doit bien signifier quelque chose. »

Son inquiétude me réchauffait le cœur. « Ne t’inquiète pas. Je sais me défendre. N’oublie pas que cela fait des années qu’on me cherche et qu’on traque le bras droit…. J’ai toujours réussit à échapper… Ce n’est pas maintenant que je vais me laisser prendre. » Mes doigts glissaient sur ses lèvres. « Tu trouves que j’en demande de trop si je te demande d’oublier la journée et de profiter de cette soirée ? » Mon regard se plonge dans le sien. Je n’aimais pas me disputer avec lui. Et je ne voulais pas rentrer chez moi avec un sentiment à moitié satisfait. Oui, il m’avait dit qu’il m’aimait et il tenait à moi. Mais j’avais ce besoin fou de le sentir. De sentir sa chaleur contre la mienne, de sentir ses mains prendre possession de mon corps. Je voulais que tout le monde s’efface et qu’il n’y avait plus que lui et moi. Pour mettre la main à la pate, mes doigts glissaient déjà doucement sur son armure, essayant à se défaire de tout cela. Libre à lui de m'arrêter si toute fois cela le déplaisait.

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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre - ft Visenya    Dim 1 Avr - 13:18

Je ne voyais pas comment profiter de la soirée alors que mes pensées sont toutes en pleines dérisions. Il y avait bien plus qu'elle, que moi, que nous dans tout ce que nous venions de dire. Ce n'était pas possible de me laisser aller de cette manière. Ses mains tentèrent de m'ôter mon heaume. Je dépose les miennes sur les siennes afin de l'arrêter en douceur. Mes bras vinrent entourer sa taille pour la rapprocher et la garder ainsi tout contre moi. J'ai peur pour elle, pour tout ce qu'elle représente et même bien plus encore. Être dans l'ignorance la plus complète aurait dû être une solution. Pourtant j'avais besoin de savoir où elle était lorsqu'elle n'est pas à mes côtés. Et maintenant que je savais, j'en souffrais tout autant. J'ai peur de la voir partir de l'autre côté, du côté sombre. J'oblige sa joue à venir contre mon épaule et la serre fort entre mes bras. Je ne peux pas la laisser partir.

- Je t'aime plus que ma propre vie, commencé-je en déposant un baiser sur son front. - Je... Je préférerais qu'on en reste là, pour le moment, j'ai besoin de me reprendre. Oui j'en avais besoin, d'être moi-même encore un temps. Et j'avais besoin de me retrouver seul pour remettre mes idées au clair.

- Comment pourrais-je ne pas m'inquiéter alors que tu es... là-bas ? murmuré-je contre son oreille. - C'est plus fort que moi. Tu m'es si précieuse soufflé-je en levant la tête vers le ciel. Bien trop précieuse. Comment allais-je bien pouvoir continuer à vivre de cette manière ? J'allais devoir me donner une contenance devant chacun de mes hommes. J'allais travailler un peu plus dessus, mais j'en étais capable. J'avais gardé durant toutes ces années le fait qu'elle était encore en vie, le fait que je l'avais aidé à se sauver. Le fait que j'en étais amoureux depuis bien plus longtemps qu'aucun autre secret. - Ne voudrais-tu pas plutôt marcher un peu sous cette lune ? demandé-je en la reculant de quelques centimètres.



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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre - ft Visenya    Mar 3 Avr - 18:58

Oui, c’est vrai son amour me réchauffait le cœur, car il y avait encore un peu moins d’une heure je craignais le pire. J’avais cru le perdre à tout jamais. Pourtant une partie en moi continuait à craindre la fragilité de notre amour. J’avais beau dire qu’on était fait l’un pour l’autre, que rien ne pourrait nous séparer. Y croyais-je vraiment ? Je n’en sais rien. Mon cœur et mon cerveau étaient rarement en accord quand il s’agissait de l’amour de ma vie. J’avais une grande avance sur lui. Lorsque je m’étais à nouveau introduit dans son monde, j’étais que trop bien conscient des dangers et ce que je pouvais représenter. J’hoche doucement la tête. Oui, je pouvais comprendre qu’il avait besoin de temps pour mettre tout cela au clair. Ce n’est pas une chose facile à accepter. Et j’aurais tant voulu l’aider, mais c’était hors de ma portée. Je ne pouvais rien faire ou dire qui pourrait l’aider à accepter tout ce qui venait de se passer. « Je suis désolé… tu mérites tellement mieux… je n’ai fait que te causer des problèmes et des tourments. » Malgré ça, je n’arrivais pas à le laisser. Je l’avais dans la peau, non pire, il était mon cœur. Sans lui, je ne saurais pas continuer à vivre. Je ne souhaitais pas replonger le couteau dans la blessure, mais… « Je sais que tu n’as pas spécialement envie de parler de la confrérie, et moi-même je ne peux pas en dire grand-chose… mais sache que c’est un des endroits le plus sure pour quelqu’un comme moi. Ils sont bien des choses, meurtriers, assassins, voleurs… mais il y a une règle dans cette communauté… on ne fait pas de mal à un autre membre et on ne tente pas de le piéger… » Je soupire, consciente que ce n’était pas vraiment une idée réjouissante pour lui. « Alors là-bas… je suis en sécurité. Je peux fermer les yeux sans avoir peur qu’il m’arrive quelque chose. » Ironique de savoir qu’être entouré de meurtriers, je pouvais malgré tout dormir sur mes deux oreilles. Mais c’était la vérité. Et puis j’étais quand même le bras droit… mais ça je ne souhaitais pas remettre sur le tapis. La blessure était déjà assez profonde…. Néanmoins je savais que tôt ou tard il allait me poser des questions. Mais pour le moment il avait besoin de temps, et je pouvais le comprendre. Je venais encore une fois de mettre sa vie en dessous-dessus.

J’hoche la tête, ma main ne quitte pas la sienne, alors qu’on commence doucement à marcher. « Au moins t’avoueras que j’ai failli te botter les fesses… » Un petite sourire sur mes lèvres alors que je tentais détendre un peu l’atmosphère. Mes paroles étaient par contre totalement faux. Si on s’était vraiment battu, sans aucun doute qu’il aurait gagné. Et surement si je n’avais pas été l’élément de surprise, son plan aurait fonctionné. Au lieu de cela, c’était tombé à l’eau et il y avait perdu des hommes. Mais de mon côté, j’avais également perdu des bons éléments, auxquels j’avais fini par m’attacher. Mais c’était ainsi lorsqu’on était censés être des ennemis. Mes yeux se posent doucement sur lui. Comment pouvait-il encore m’aimer après tout cela ? Je pouvais comprendre qu’il avait aimé la douce, souriante et charmante Visenya. Mais l’obscurité m’avait réduite en miettes, et même si à son toucher il y avait encore une étincelle de l’ancienne Visenya. Je savais bien que jamais je pourrais retrouver celle que j’avais été autre fois. Trop de sang avait coulé sur mes mains, et cela ne me touchait pas d’enlever la vie de quelqu’un… c’était devenue un mécanisme auquel je ne réfléchissais déjà plus . Le savait-il ? S’en doutait-il que j’avais à ce point changé ? Mes pensées furent coupés lorsque j’entendis un bruit venant du ruisseau. Je me figeais sur place. Ma main quittait celle de Korben pour glisser le fer de ma dague.

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