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 They were monsters with human faces ft. Lily & Ralvek

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MessageSujet: They were monsters with human faces ft. Lily & Ralvek   Lun 5 Fév - 15:39


"Fear runs our lives.
It doesn't matter who you are."


Après quelques jours passés à la ferme à s’occuper d’Avran et de ses enfants, l’envie de sortir s’aérer l’esprit avait montré le bout de son nez. Avran restait à se reposer pour guérir ses blessures et n’était pas de très bonne compagnie. Et les enfants… et bien, ils n’étaient pas encore en âge d’avoir une discussion d’adulte. Alors Ada ne put résister au besoin d’aller faire un tour en ville. Elle voulait remercier Lily d’avoir vendu de jolis bijoux à Avran, et de l’avoir supporté. Elle ne savait pas ce qu’ils s’étaient dits, mais elle avait un peu peur qu’il n’ait été maladroit. Il était comme ça. Imprévisible. Et c’était souvent à elle de s’excuser en son nom sans lui dire. Elle s’était donc mise en route vers l’atelier de Lily, la joie au cœur rien qu’à penser qu’elle allait revoir celle qu’elle considérait comme sa mère. Et dire que dorénavant, elle l’appelait cousine. C’était difficile de s’y faire. C’était un rappel au passé et à cette époque si paisible qu'elle ne revivrait jamais. Le temps passait si vite, elle n’était plus l’enfant qui s’accrochait à ses vêtements pour se sentir protégée du monde et qui la regardait avec des grands yeux admiratifs. Mais elle ressentait le même amour dans son cœur, cet amour qu’elle avait transféré de ses parents à Lily. Et elle avait besoin des conseils d’une mère, pas d’une cousine. Lily avait longtemps été sa seule confidente, et avait fait le plus difficile : accepter son choix de devenir pirate. Maintenant qu’elle allait reprendre des risques et repartir en mer, elle voulait sa bénédiction, une nouvelle fois. Mais Ada n’était pas venue uniquement pour qu’on la rassure sur sa destinée. Elle voulait également un petit moment de répit. Alors, après le petit trajet de la ferme à Brise-Air, c’est le cœur léger qu’Ada frappe doucement à la porte de l’atelier, souriant à l’idée de voir enfin le doux visage de Lily. Respirant l’air frais de Brise-Air, elle contemplait le calme de l’hiver et du vent qui cognait, contre elle, sur la porte, qui ne tarda pas à s’ouvrir. Mais la paix intérieure fut place à l’effroi, car ce n’était pas un doux visage qui lui ouvrit, mais une bête étrange, massivement énorme et imposante, effrayante au possible. Ada ne put s’empêcher de faire un pas en arrière, obligée de se reculer pour voir l’ensemble de la créature qui se trouvait devant lui. Ouvrant la bouche, sans qu’un mot n’arrive à en sortir, elle restait là, bêtement ébahie. Les yeux rivés vers ce qui semblait être le ciel, la ou se trouvait la tête du géant, elle ne pensait pas encore à Lily. Il lui fallait d’abord comprendre qui était cette personne. Car c’était bien un être humain qui se trouvait devant elle. Qu’est ce que cela bien pu être d’autre ? Une mutation étrange entre un homme et une montagne ? Peu importe, cela ne présageait rien de bon. Impossible que cet individu soit venu s’acheter des bijoux. Ada ne semblait pas trouver d’explication logique à sa présence. Il détonnait dans n’importe quel paysage. Il n’était clairement pas à sa place. Et si il était là… ou était Lily ? Pourquoi n’avait elle pas ouvert la porte ? Lui était il arrivé quelque chose ? Inquiète, Ada calma ses pensées pour retrouver un semblant de logique. Cet… homme n’avait pas l’air menaçant. Elle décernait même une certaine douceur dans son regard. Difficile à réaliser au premier coup d’œil, tant il y avait à voir. Jamais elle n’avait vu quelqu’un d’aussi grand. Et elle ne savait pas ou regarder, tant c’était inhabituel de devoir constamment lever la tête. « Qui êtes vous ? Et où est la propriétaire de cet atelier ? » Ada ne pouvait pas attendre qu’on lui réponde, sachant que si cet homme était dangereux ou responsable d’un crime quelconque, il n’allait certainement pas lui dire la vérité. Et si Lily était en danger, ou blessée, ou pire… elle ne pourrait jamais se pardonner de ne pas avoir été là plus tôt. Alors, ne pouvant pousser l’immense masse qui se trouvait devant elle, elle se contenta de crier le plus fort possible vers l’intérieur de la demeure : « Lily ? Lily tu es la ?! Lily ?! » Puis, ne pouvant s’empêcher de se sentir protectrice envers celle qui l’avait sauvée et élevée, elle redirigea son attention vers Ralvek. « J’espère pour toi qu’il ne lui est rien arrivé… » Ada espérait aussi que l’homme n’allait pas essayer de l’attaquer elle. Car elle ne risquait pas de pouvoir faire grand chose malgré ses menaces. Il aurait pu la balayer d’un seul geste, sans avoir à bouger le reste de son corps… il ne restait plus qu’à espérer qu’il y avait une explication positive à tout ça. Mais si Lily avait été amie avec lui, Ada l’aurait su. Quelle situation étrange et déconcertante. Si Lily n’apparaissait pas bientôt, son cœur allait battre beaucoup trop fort pour ne pas paniquer.

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MessageSujet: Re: They were monsters with human faces ft. Lily & Ralvek   Mar 6 Fév - 2:06

They were monsters with human faces
Une nuit complète que le géant au cœur d’or passa à regarder la lune. Sur la surface blanchâtre de l’astre une esquisse divine se dessinait avec une douceur toute surnaturelle. C’était le doux sourire de l’être de lumière qui dormait paisiblement dans la chambre tout à côté. C’était la première fois qu’une femme, magnifique et remplit d’une gentillesse absolue, tendait la main à l’erreur de la nature dans ce plan d’existence. De sa vie le golem de chaire lézarder d’une multitude de stigmates horribles n’avait vu pareil candeur et de magnificence d’âme de la part d’une inconnue. Et comble de bonheur Lily donnait l’autorisation au mercenaire monstrueux de repasser la voir quand il allait trainer ses guêtres dans les environs. Au matin la Bête cauchemardesque prépara ses besaces et son équipement de briscard pour regagner son antre paradisiaque que personne ne connaissait l’emplacement. Mais la charmante demoiselle au cœur si pur avait convaincue la petite montagne humaine de rester pour prendre un bol de gruau chaud et ainsi avoir l’énergie nécessaire pour permettre au pas gigantisme d’avaler les quelques lieus de la ville. La joaillière était en train de simplement vaguer à ses occupations dans la pièce arrière lorsqu’on toqua fortement le huis.  La voix chantée, si agréable à l’ouïe de la chose pitoyable, de l’ange de la compassion formula un simple souhait. Une demande banale que le géant au cœur d’or s’empressa d’exaucer avec un immense sourire. Mais rien n’était banal dans l’existence d’un être aussi immonde et cauchemardesque que le mercenaire à la musculation disproportionner. Tirant le loquet qui entravait le battant de chêne, le sourire de l’homme disparut à la seconde. Devant lui une jeune femme à la tignasse blonde recula de dégoût et d’effroi. Elle semblait à une valkyrie, une guerrière endurcie. Mais même des vétérans de nombreuses escarmouches avaient reculé devant la colline humaine qu’était le mercenaire difforme.

Bloquant presque la totalité de l’intérieur de l’atelier, les bottes bien ancrées sur le paquet de bois patiné par le passage des propriétaires, le spectacle pitoyable de la laideur du colosse se dévoila à la déesse guerrière choquée. Un pantalon de lin reprisé à de nombres repris, une armure disparate composé de maille et de cuir et un heaume avec des cornes de bouc. Une lourde cape de fourrure, jumeler à  la formidable constitution, permettait au mastodonte de ressentir à peine le froid. La femme pouvait deviner aisément une puissante et solide ossature, des muscles volumineux et même disproportionnés cachés à grand-peine dans l’armure hétéroclite. Des mains géantes et grosses comme des boulets de canon. Une d’entre elles était levée en signe d’apaisement. Une épée à deux mains, une épée longue et un lourd bouclier ornait son dos. Une dague dépassait de la botte du mercenaire imposant.  Ralvek portait le poids effarants de son équipement avec l’aisance de l’habitude et la facilité que pouvaient procurer ses muscles immenses. L’autre main, ayant des doigts de la circonférence de saucisses, était levée pour effleurer le cadre de porte tout près. Les pieds, extraordinairement pointés vers l'extérieur et des plus stables, se dandinaient sous l’effet de de la nouvelle gêne  toute légitime de ce moment stressant. La cage thoracique bien développée, large comme une barrique, et un cou aussi large que son crâne démontrait la puissance de l’individu. Des trapèzes laissant présager une force conséquente dans le haut de ce corps impressionnant. Ralvek devait dépasser la majorité des hommes d’une bonne trentaine de centimètres et devait peser presque le double. Devant le regard bleuté de la guerrière, le géant devait être plus associé au monstre des contes d’horreur qu’au genre humain. Ce mastodonte peut sembler être sorti droit des rêves fous d'un nécromancien ayant perdu le contact avec la réalité. Une tête en forme d'œuf, une dentition irrégulière, une mâchoire carrée et virile, des lèvres minces et presque exsangues, une fossette entre ses deux sourcils, des oreilles décollées, des cheveux châtains rasés d'une main malhabile et des orbites enfoncées. Tout pour qualifier ce visage aux traits atypiques de faciès monstrueux et repoussant. De son angle de vu, la visiteuse pouvait dénombrer la multitude de cicatrices qui lézardaient sur les mains et les avant-bras de la chose difforme en face de lui. Des panaches de fumées sortirent de ses narines alors qu’il expirait dans l’air froid.

La jeune femme devait se casser le cou pour voir les yeux de la Bête,  mais celle-ci pouvait lire comme un livre ouvert l’amalgame d’émotions qui luisaient du regard bleuté de la chose. Elle pouvait plonger au travers des yeux de Ralvek et contempler ces fenêtres donnant un libre accès à l'âme de cet imposant individu. Un mélange saisissant de mélancolie, d’angoisse, de prudence se reflétait dans les iris de l’homme déformé. Mais aux fins fonds des yeux, aux reflets dansants faisant penser au bleu si profond d'un océan par temps clair, des lueurs douces et rempli de compassion miroitaient sous la lumineuse de la pureté de l’âme du golem de chair. Un mystérieux mélange d’humanité grandiose et de bienveillance des plus déplacés dans ce corps d’être digne de figurer dans le bas échelon de la société humaine. Ralvek prit une seconde respiration, son ton rauque s’éleva alors dans l’air froid de ce jour d’hiver. Des mots furent mâchés, mastiqués même avec des roulements de pierres furent éjecter de sa bouche.

Ralvek- Je m’appelle Ralvek… Lily est…

De nouveau la jeune guerrière parla, coupant les avancés timides du géant au cœur d’or pour s’expliquer. Elle hurla le nom de l’ange et ensuite menaça le golem de chair. Comme si ce dernier avait commis du tort à la seule personne qui avait été bonne dans sa misérable existence. Les épaules massives de l’homme s’abaissèrent sous la fatalité de ce nouveau rejet, de ces accusations porté seulement de par son apparence de cauchemar. Secouant la tête comme pour chasser la peine qui s’infiltrait dans son cœur maintes fois lacérer. Fuyant le regard dégouté et in quiet de la jeune guerrière, le briscard décala son imposante silhouette dans la pénombre de l’intérieur. Sa voix rocailleuse, teinté de tristesse de ce nouvel échec envers une société qui semblait l’avoir complètement honni, s’éleva dans un murmure.

Ralvek- Je sais que j’ai l’air d’un monstre… Mais je ne crois pas en être un… Mais je n’ai rien fait à Lily… Elle est là… Il suffit d’être différent et tout de suite les gens pensent qu’on a tué ou pire… Pour ça que je reste dans les bois loin des humains...

Le géant attendait que la voie était libre pour partir loin de cette gêne et de cette douleur qui l’assaillit alors qu’il avait vécu une discussion et des moments si merveilleux. Ce temps béni alors qu’il se sentait accepter pour la première fois.

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MessageSujet: Re: They were monsters with human faces ft. Lily & Ralvek   Mar 6 Fév - 21:10

L’homme avait beau avoir la main levée, signe habituellement lié à la paix, c’était difficile de croire que c’était sincère. Malgré toute la bonne volonté du monde, impossible de ne penser au pire lorsqu’on voyait chaque détail qui surgissait de ce corps étrange et lacéré par la vie. Oui, c’était mal de juger aux apparences, mais lorsque c’est la première et unique chose en face de soi, comment ne pas faire autrement ? Avalant sa salive bien trop consciemment, Ada sentait son cœur lui rappeler que Lily avait beau être immortelle, elle pouvait tout de même être tuée. Mais son cœur lui promettait aussi de faire confiance à son instinct, et de lire plus loin dans le regard de cet homme. Ralvek… il avait parlé. Il lui avait donné son identité. Aucun assassin qui se respecte n’aurait fait ça. Et plus les secondes passaient, plus Ada semblait comprendre qu’il n’y avait pas de réel danger. Foutues apparences. Au delà des muscles et des cicatrices, il y avait toujours un homme. Et là où il y avait un homme, il y avait une histoire. Et cette histoire ne pouvait être qu’aperçue lorsqu’on savait lire à travers les regards. De la haine à la souffrance, de la mélancolie à l’amour, chaque petite lueur pouvait signifier beaucoup. La distance l’empêchait de voir ces petits changements d’expressions et de mouvements qui ouvraient les portes sur l’âme des hommes. La voix rauque et impressionnante de Ralvek n’aidait pas le cœur de la belle à se calmer. Mais il y avait ce je ne sais quoi qui la rappelait à l’ordre. La douce voix d’Avran sans doute qui, en comparaison, lui amenait l’apaisement le plus total. L’homme massif semblait avoir lu dans ses pensées. Il savait qu’il avait l’air d’un monstre. Monstre… comme ce mot était atroce pour définir un être humain. Confuse de ce spectacle à la fois pitoyable et touchant, Ada baissa sa garde mentale, réalisant qu’elle avait fait l’erreur de juger quelqu’un qu’elle ne connaissait pas. Après tout, personne n’a jamais eu la chance de choisir son physique. Et les véritables monstres n’ont pas nécessairement cela écrit sur leur visage. De plus, Ralvek ne pouvait se cacher sous un masque de faux semblants. Il semblait habitué à la réaction qu’elle avait eu, ce qui n’était certes pas étonnant, mais ma foi, bien triste. Beaucoup d’hommes voulaient avoir l’air plus menaçant, déguisant leur véritable personnalité pour y dissimuler leurs faiblesses. Mais Ralvek devait avoir le problème inverse. Ses faiblesses semblaient se lire dans son visage, dans la façon dont il essayait de se tenir, luttant contre les malformations de ce corps. Peu de personnes auraient eu ce regard si simple, si honnête, si… humain. Ce n’était pas un regard qu’on croisait qu’on croisait souvent à Brise-Air. Alors mieux valait il lui faire confiance le temps de vérifier que Lily avait véritablement bien. Ada ne pouvait pas passer de force, c’était sa seule option. Ecouter cette voix venue d’un autre monde lui assurer que sa chère mère, cousine, amie… était bien au chaud à l’intérieur. Et il faut dire qu’elle s’en serait voulue d’avoir traité quelqu’un comme un monstre pour la simple raison que son apparence n’était pas ordinaire. Elle qui connaissait et tolérait bien des pirates odorants et repoussants, elle aurait du faire preuve d’un peu plus de courtoisie. N’osant plus regarder le géant, Ada se décide à adopter une approche plus douce, signe qu’elle a non seulement écouté la réponse de Ralvek, mais qu’elle est prête à y croire et à lui donner le bénéfice du doute. « Je… Je m’excuse, Ralvek. Je ne voulais pas te juger aussi durement.» Elle ne put s’empêcher de tenter de jeter un œil à l’intérieur. Loin de vouloir être impolie, elle ne serait réellement apaisée qu’après avoir vu le doux visage de la sirène de l’autre côté de cette satanée ouverture de porte. « Lily est ma cousine, puis-je entrer ? » Cette performance n’était certes pas très naturelle, et l’inquiétude n’avait pas quitté son visage, malgré le petit sourire poli et tendre qu’elle avait essayé de faire face à Ralvek. Si il disait la vérité, il n’aurait aucune hésitation à la laisser entrer, et toute cette histoire serait bien vite derrière eux. Prenant à son tour une grande respiration, elle priait des Dieux invisibles pour que l’homme ne soit pas le Montre.

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MessageSujet: Re: They were monsters with human faces ft. Lily & Ralvek   Mar 6 Fév - 22:21

“Je suis là, Ada.” Je me tenais dans l’encadrement de la porte qui menait à l’arrière salle. J’avais observé pendant quelques minutes la scène. Lorsque j’avais entendu la voix d’Ada m’appeler je m’étais levée et précipité vers la pièce. Mais je m’étais arrêté dans l’encadrement en entendant les paroles de Ralvek. D’un côté je pouvais parfaitement comprendre ma fille. C’était une simple question de survie. Elle avait craint pour ma vie et pouvait donc lui en vouloir. Peut-être aurait-elle également réagit de la sorte en voyant un homme ouvrir la porte et non un géant. En tous les cas, le mal avait été fait. Mais comme si Ada venait de se rendre compte de sa propre erreur elle s’excusa et finit par se présenter. Ca fut là le moment que j’avais choisi pour intervenir. Je ne voulais pas qu’elle continue à s’inquiéter pour mon sort, alors que j’allais parfaitement bien. Ralvek ne me ferait jamais du mal. J’avais entièrement confiance en lui. Et je fus contente de voir que ma fille n’avait pas oublié son éducation sur l’île d’Hara. Car j’aurais été énormément vexée si elle n’aurait pas su passer outre le physique de Ralvek. Je m’approche d’Ada et la sert dans mes bras. « Salut. » Car oui, je savais qu’elle avait besoin de sentir que tout allait bien. Lorsque finalement je me détache de son enlacement je fais les présentations un peu plus officiels. « Ralvek, voici Ada, ma… cousine. » Cela faisait plusieurs années que je devais dire cousine et pourtant le mot me semblait toujours aussi étrange en bouche. « Ada voici Ralvek, mon ami. »

J’avais réellement envie qu’Ada et Ralvek puissent faire connaissance. Après tout Ada était une grande partie de ma vie. Et la famille qu’elle avait créé avec Leary était la mienne. J’allais toujours continuer à garder des liens avec eux. Et étrangement Ralvek avait déjà commencé à trouver une petite place dans ma vie et dans mon cœur. Alors oui, c’était logique qu’il fasse la connaissance d’Ada. « J’allais nous préparer du thé, tu veux une tasse Ada ? » Je savais parfaitement bien qu’Ada connaissait mes points faibles, c’est-à-dire ma naïveté, mais elle n’avait rien à craindre. Il n’y avait pas plus doux que Ralvek. « On s’est rencontrés sur le marché, et Ralvek m’a protégé de la pluie. » je répondais avant même qu’elle ait posé la question. Je connaissais Ada suffisamment bien pour savoir à quoi elle pensait. Après tout, je l’avais élevée. Je donnais une tasse à Ralvek. « Il faut reprendre des forces avant de retourner chez toi. A ce que tu m’a raconté ton chez-toi n’est pas si près que ca. » J’évitais de dire grotte. Je ne voulais pas que Ralvek se sente encore plus mal à l’aise qu’il ne l’était déjà. Je voulais pourtant lui dire qu’il ne devait rien craindre d’Ada, qu’elle n’était pas quelqu’un qui jugeait facilement. Mais je présume qu’elle allait bien finir par le lui montrer, et qu’il allait bien voir qu’il y a une certaine ressemblance entre cousines.




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MessageSujet: Re: They were monsters with human faces ft. Lily & Ralvek   Mar 6 Fév - 23:27

Alors que tout son monde semblait sur le point d’imploser, la petite voix de Lily vint sauver la donne. Elle était bel et bien vivante. L’immense mercenaire n’avait pas mentit. Car oui, c’était le mot juste pour le décrire, et imager ce qu’il dégageait. Un guerrier avec un cœur ? Car si Lily tolérait sa présence, il avait certainement une valeur humaine certaine. Il n’y avait pas de hasard. Serrant sa mère adoptive dans ses bras, Ada oubliait enfin toutes les pensées négatives qui venaient de l’animer. Le monde était finalement bien en place. Sa famille était intacte. Restait à savoir qui était ce fameux Ralvek, et à comprendre pourquoi elle ne l’avait jamais vu avant. Car quelqu’un comme ça l’aurait marquée, la preuve, elle n’était toujours pas remise. Serrant fort Lily dans ses bras, elle la lâcha enfin prise, sentant l’immense présence à leurs côtés. Son regard passait maintenant de Ralvek à Lily. Deux formes et tailles si opposées que cela restait trop irréel. Etait-il lui aussi une créature magique ? Y-avait il d’autres espèces qu’elle ne connaissait pas ? Impossible. Lily lui avait tout apprit du monde, et n’aurait pas oublié de mentionner l’existence des géants. Et voilà qu’elle le présentait comme étant son ami ! Ada avait visiblement raté beaucoup d’évènements importants dans la vie de sa sirène préférée pour passer à côté de… Ralvek. Quel nom improbable. Quelle amitié inconcevable, du moins en apparence. Non, Ada devait ôter tout jugement de son esprit et faire confiance au jugement de sa mère. « Oh Lily, pardonne moi, je ne voulais pas insulter ton ami.» Malgré ses excuses sincères, Ada n’osait plus regarder vers Ralvek, ne sachant comment communiquer, s’attendant à ce que sa voix gauche et éreintée ne vienne la troubler à nouveau. Ouvrant la bouche pour lui donner l’opportunité de s’exprimer, elle ne sut que faire d’autre que de la refermer, reposant son regard sur Lily. Heureusement, elle prit les devants, l’invitant à entrer. Ada frôla Ralvek en passant, un peu gênée de devoir le pousser pour se faire une petite place jusqu’à l’atelier. Manquant de trébucher sur le pied du géant, elle ne tarda pas à retrouver sa posture digne, esquissant tout de même un petit sourire quant à la situation. « Un thé serait plus que plaisant oui, avec ce froid, je ne sens presque plus mes mains.» Allait-elle pouvoir faire la conversation comme à son habitude, sans se soucier de Ralvek ? Non. Elle voulait en savoir plus, bien plus sur lui. Il allait juste lui falloir un peu de temps pour se faire à sa présence. D’ailleurs, sans s’en rendre compte, elle n’arrêtait pas de le regarder. Contemplant chaque détail, ses mains, ses larges épaules, ses vêtements pauvres qui recouvraient ce qu’elle se résignait à appeler sa chair. Détournant un peu le regard, elle finissait toujours par revenir au point de départ : lui.

« Hum.» Elle écoutait Lily lui raconter ou elle avait rencontré Ralvek. Ah le marché, cela allait finir par lui attirer des problèmes si elle ramenait n’importe quelle personne chez elle. Et si il avait plut ? C’était si risqué de la savoir à la portée des éléments, et à la portée du regard des autres. Ce Ralvek était armé, il ne pouvait donc pas être inoffensif. Son grand cœur n’avait il pas pu résister à l’envie de voir sous le masque du monstre ? La pluie avait donc créé cette amitié. Ce qui voulait dire… que Ralvek connaissait le secret de Lily. Enfin, c’était une explication possible. Elle semblait avoir dit cela le plus naturellement du monde, et Ada n’osait pas poser la question directement de peur de ne faire une gaffe. Alors, s’approchant un peu de Lily, Ada chuchote le plus discrètement possible : « Tu dis qu’il t’as protégée de la pluie… est-ce qu’il sait qui tu es ? » Non, elle n’allait pas prononcer le mot sirène, même en chuchotant. C’était inutile, Lily et elle se connaissaient assez bien pour qu’elle comprenne sans problème. Mais elle voulait tout de même être sûre que c’est bien ce que Lily avait voulu sous entendre. Puis, ne voulant pas être encore plus impolie qu’elle ne l’avait été, Ada se rapprocha de Ralvek avec sa tasse à elle, se réchauffant enfin les mains, qui n’avaient pas appréciées le trajet jusqu’à Brise-Air. Le vent glacial se faisait toujours entendre, même à l’intérieur d’un bon abri. Elle frissonna, regardant Ralvek qui semblait presque avoir l’air humain, à tenir une petite tasse qui semblait prête à se casser dans ses immenses mains, d’une minute à l’autre. « Habites tu vraiment dans les bois ? A cause de ton apparence ?» La curiosité l’avait emporté. Mais c’était signe qu’elle se sentait de plus en plus à l’aise en sa compagnie. Et elle ne voulait pas décevoir Lily en se montrant désagréable. Ada aussi devait être capable de voir en Ralvek ce que Lily voyait. Il suffisait… de se rapprocher un peu.

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MessageSujet: Re: They were monsters with human faces ft. Lily & Ralvek   Jeu 8 Fév - 14:36

They were monsters with human faces
Le mastodonte ne voulait aucunement que la guerrière rameute la garde en poussant de grand cri. Il se revoyait il y a dix, perdu et laisser à lui-même par ses compagnons d’infortunes. Errant depuis quelques jours au travers des bois et des plaines en ne buvant que de l’eau, vêtue de son habit orangée de prisonnier, il avait aperçu la ville près du port. Croyant à tort que les gens pourront aider la pauvre âme errante, mais les mots monstres, abominations et même dévoreur d’enfant innocent lui furent lancés avec hargne alors qu’il s’enfuyait de la foule en colère. Une colère causée par son agression sur un homme qui s’apprêtait à violenter une fillette. Depuis lors il ne s’était présenter qu’en ville en de très rare occasion, surtout pour faire du troc contre de l’équipement que le golem de chair ne pouvait se fabriquer lui-même. Donc il s’effaça complétement pour éviter un nouveau scandale ou un autre trouble qui pourrait promettre la cruelle morsure des fers sur les poignets de la Bête immonde et répugnante. Mais de nouveau le silence fut rompu par la plus magnifique des voix que l’ouïe de la gargouille à peine sculpté eut le loisir d’entendre de sa pitoyable existence. Malgré la pénombre le regard océanique de l’homme difforme était attendrit par cette étreinte pleine de tendresse entre cousines et un soupir de résignation se faufila alors entre les lèvres exsangues du géant au cœur d’or. Une petite dose additionnelle de tristesse envahit tout son être alors que l’évidence venait de lui explorer au visage : Jamais plus personne ne voudrait lui faire une accolade remplit de tendresse et de douceur. La joaillière fit les présentations et le monstre de foire fit un petit salut du bonnet. Il ne put ouvrir la bouche que voilà la fière valkyrie qui s’engouffra dans le minuscule vestibule pour entrer dans l’atelier. La blonde guerrière faillit trébucher sur l’un des immenses bottines ferrés du golem de chair. Sans comprendre l’ampleur de son geste, le monstre prépara la table et plaça des friandises au miel qu’il avait confectionné sur la surface de bois polie. Sans trop savoir comment une tasse de thé atterrit dans les immenses battoirs lézarder de cicatrices et le géant mania avec délicatesse le fragile objet. Souvenir d’un jeu qu’il plaisait à sa sœur et sa nièce adoré, le mastodonte tira la chaise de bois pour faire naître un sourire dont il était si friand sur le visage merveilleux de Lily. Ensuite il fit le même manège avec la sublime guerrière. Il attendit l’invitation de l’ange au regard envouteur pour s’assoir à même le sol. Il huma l’arôme du thé et un sourire ravit se dessina sur ses lippes exsangues. Relevant son regard océanique débordant de reconnaissance et de douceur quasi surnaturelle de son breuvage chaud quand la voix de l’être de lumière s’adressa à lui, il répondit de sa voix rocailleuse. Elle pouvait sembler intimidante au premier apport, mais on pouvait discerner la gentillesse et la candeur dissimuler sous le ton rauque et lent à souhait.

Ralvek- Merci Lily… Ça sent rudement bon… Oui c’est à une demi-journée de la ville… Mais je fais des grands pas donc le temps passe plus vite…

Replongeant ses yeux vers la tasse, il se redressa un peu lorsque la voix de la cousine de l’être céleste le questionna à son tour. Soulevant ses larges épaules en signe de dépit, une lueur de tristesse absolue traversant son regard océanique si doux, le mercenaire répondit avec les accents de la sincérité.

Ralvek- Ada c’est un beau prénom… Facile à dire et à se souvenir… Oui j’habite dans la forêt près d’une chute d’eau… C’est un petit paradis… Je me cache des gens oui… Les animaux ça ne leur dérangent pas que je sois grand et moche… Les personnes attaquent, blessent et rejettent ce qui est différent… Ou des gens essayent de vaincre le monstre pour se vanter près des leurs… Je n’aime pas me battre… Mais je me défends.


Le géant but une grande rasade de thé et se laissa bercer par le vent qui soufflait à l’extérieur. Il ancra son regard doux, apaisant et débordant de gentillesse dans celui d’azur curieux et inquisiteur de la cousine de l’ange de la compassion.

Ralvek- Tu n’as pas à être désolée pour tout à l’heure Ada… Moi aussi j’aurai sûrement réagi comme toi si à la place d’un visage éclairer d’un sourire magnifique c’est une chose comme moi qui ouvre la porte… Je m’excuse de d’avoir fait peur… J’ai connu ces réactions toute ma vie alors je commence à être habituer…

La Bête essaya de rire un peu de sa propre laideur pour essayer d’alléger l’atmosphère. Mais la douleur de cette vie de rejet lui pesait lourdement sur ses épaules massives. Comprenant qu’il était certainement de trop, les deux cousines devaient avoir des tonnes de choses à se raconter, le géant au cœur d’or commençait à se relever de manière maladroite. Comme si un enfant contrôlait ce corps immense et immonde.

Ralvek- Vous devez avoir plein de trucs à vous dire entre cousines… Je ne vais pas abuser plus de ton hospitalité Lily… Merci de m’avoir aidé hier… C’était la première fois depuis mon arrivé qu’une personne décide de faire autant pour moi…


L’homme difforme n’était que sincérité, franchise et surtout d’une honnêteté quasi surnaturelle. Comme si le mensonge n’avait pas sa place dans sa bouche cauchemardesque.


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MessageSujet: Re: They were monsters with human faces ft. Lily & Ralvek   Ven 9 Fév - 23:11

Maintenant que ma fille était rassurée je souris et m’occupe de faire les présentations avant d’aller servir du thé à tout le monde. Je voyais bien qu’Ada s’en voulait et quelque part je ne pouvais pas lui en vouloir. Non j’étais même fière d’elle, car elle avait su passer outre la première image que Ralvek pouvait donner, et elle s’était même excusé pour son comportement. D’autres ne l’auront pas fait. Alors oui j’étais fière d’elle. Je savais que les humains n’avaient pas toujours facile de ne pas se laisser aller dans les mauvaises impressions. Et bien que Ralvek n’était pas méchant je pouvais comprendre qu’il ne faisait pas toujours la bonne première impression. Je secoue doucement la tête aux chuchotements d’Ada. Non il ne savait pas ce que j’étais. Et je ne tenais pas le lui dire non plus. « non … aucune goutte m’a touché. Ralvek a compris que je n’aimais pas la pluie et il m’a couvert. » Quand Ralvek parle de son habitations et de comment les gens peuvent le traiter, mon regard allait automatiquement vers Ada, elle devait comprendre pourquoi j’avais eu cette envie de vouloir l’inviter chez moi. J’ai toujours eu le cœur sur la main et ce n’était pas aujourd’hui que cela allait changer.

Néanmoins je décidais de ne pas trop parler, car quelque part j’avais peur qu’Ada pouvait lire en moi comme un livre ouvert. Hors que moi-même je ne savais toujours pas trop quoi penser de tout cela. Et peut-être est-ce que je ne voulais tout simplement pas ouvrir mes yeux. Nous n’étions que des amis. « Ada est ma cousine, elle n’est pas comme tous les autres… » Non, d’ailleurs cela restait toujours très surprenant de le voir. Même quand je l’observe j’avais l’impression de faire face à un géant. Oui, impressionnant était surement le mot qui convenait le plus. Lorsqu’il semblait vouloir partir. « tu n’es pas obligé de partir…. Mais ça fut un réel plaisir de faire ta rencontre Ralvek. Les gens ne devraient pas s’arrêter à la taille ou au physique de quelqu’un. Chaque personne est unique. »


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They were monsters with human faces ft. Lily & Ralvek
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