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 Remember how we used to be...

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MessageSujet: Remember how we used to be...    Ven 12 Jan - 8:17


De tous les endroits du monde c’était probablement le dernier ou on s’attendait à me voir, et où je devrais par ailleurs mettre les pieds. Mais l’idée de la revoir m’obsédait depuis un bon moment. Je savais qu’elle était devenue mère, et par Korben je savais qu’elle était heureuse. Du moins c’est ce qu’il me dit. Mais je devais en avoir le cœur nette. Je connaissais ce monde, je connaissais la cour, et je savais comme il était important de savoir garder les apparences.  Je l’avais moi-même fait jadis avant de commettre l’irréparable. Personne n’a jamais compris mon acte, personne sauf Korben qui était bien le seul à savoir tout ce qui pouvait se passer derrière les murs d’une chambre. Je ne l’avais jamais dit à personne d’autre, même pas à elle… Celle à qui je ressemblais pourtant. Mais la vie nous avait séparé et elle était maintenant l’image de celle que j’aurais pu être si le destin ne s’était pas allié contre moi. Jamais j’aurais voulu lui causer du tort. Et je pense que j’avais trop honte de me confier à elle. De me confier à qui ce soit… Korben l’avait découvert par lui-même. Il avait vu les marques, il avait entendu les coups… Alors cela m’avait été impossible de lui mentir. Par contre pour toutes les autres dames, pour le roi, pour la reine et pour ma tendre cousine je gardais le menton relevé et fit mine de rien… Jusqu’au jour où je n’en pouvais plus. Et puis la vie ne fut qu’une enchainement de mauvais choix….

Il y avait cette petite crique près du château ou elle aimait venir. Malgré qu’on était en hiver et que la chaleur avait quitté ce royaume depuis plusieurs mois, marcher sur le sable et regarder les vagues restaient toujours un spectacle apaisant. Je savais qu’elle serait-il, je m’étais renseignée, et je savais qu’il n’y aurait que deux gardes. Ça ne fut pas difficile de les maitriser et de les attacher et cacher dans un recoin, loin des regards curieux. Le temps qu’ils se réveillent et arrivent enfin à se détacher je serais à nouveau bien loin d’ici. Pendant un long moment, j’étais là à l’observer alors qu’elle jouait avec son fils. Un pincement de nostalgie. Une vision de comment ma vie aurait pu être différente. Je me serais tenu à côté d’elle, avec à mon tour un fils ou peut-être une fille. Heureuse, épanouie… Mais les nuages cachaient le soleil et ma vision parfaite s’effaçait aussi tôt pour laisser place à la dure réalité. Peut-être que je n’aurais pas dû venir. J’avais redouté cet instant pendant des longues années. J’ignorais comment Eve allait réagir en me voyant. Allait-elle donner l’alerte ? Est-ce que c’était de la peur que j’allais lire dans son regard ? De la haine, du mépris ? Ou est-ce qu’elle allait me tomber dans les bras ? Je me suis imaginée toutes les scenarii possibles et aucun d’entre eux m’ont rassurés. Et pourtant me voilà là, non loin du château, de retour dans le passé avec quoi… de l’espoir ? Non, ce sentiment n’existait plus dans mon âme. Si j’étais ici, c’était tout bonnement pour m’assurer qu’elle allait bien. Réellement bien. Qu’elle ne faisait pas semblant. Que le frère du roi n’était pas comme son neveu. Sinon… Bah disons que l’assassin en moi se ferait un plaisir de l’achever. Doucement j’enlevais mon manteau et le déposa, y joignant ma dague. Je n’avais nulle envie de lui faire peur ou qu’elle se pose trop de questions à mon sujet. Une bonne respiration et doucement je m’approchais d’eux. Je savais que ma silhouette n’allait pas tarder à se faire repérer par Eve ainsi que par son fils. C’était trop tard à présent de faire demi-tour… Je finis par m’arrêter à quelques mètres d’eux. « Bonjour cousine… » Je ne savais pas si je devais sourire, pleurer ou rester de glace. Mais au fond de moi, la machine à tuer que j’étais devenue, craignait par-dessus tout le rejet de la seule famille qui me restait. Pourtant mentalement je m’y étais déjà préparé. Je savais que je n’avais aucun allié dans le château, ils me détestent tous pour ce que j’avais pu faire à leur prince… Si seulement ils savaient que je leur avais fait une belle chandelle en éliminant leur futur roi…  

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MessageSujet: Re: Remember how we used to be...    Sam 13 Jan - 0:53


Remember how we used to be
Eve & Visenya

« Qu'importe ces actes, elle reste de ma famille. Même si mon coeur souffre, je sourirai alors, qu'elle ne le peut plus. »
Enfin l'hiver a tapissé la terre de cette robe que j'aime tant. Je n'ai pas pu dormir pour observer le spectacle depuis la fenêtre de notre chambre conjugal. Mon époux était suffisamment épuisé pour ne point être réveillé par mes mouvements dans la pièce. À son réveil, je dormais encore et immédiatement, il a su que j'ai regardé les flocons danser doucement depuis ma si belle tour même si parfois celle-ci me semble semblable à une cage dorée. Aujourd'hui, je ne souhaitais pas rester enfermer dans mes appartements, la journée était idéale pour sortir dans la cour vers cette crique où je passais des heures sans me lasser ou trouver le temps long. J'ai toujours été de celle qui ne pouvait craindre les éléments y trouvant dans chacun un merveilleux spectacle. Je m'étais vêtu chaudement ainsi que Marek que je voulais emmener promener. Le bon air lui ferait du bien et rester trop à l'intérieur allait le dépérir. C'est un enfant qui avait besoin de bouger et de courir un peu. Il le fallait bien sinon le soir, je peinais à le faire dormir malgré mes histoires et mes berceuses. Ce n'était guère un enfant difficile, au contraire, c'était un véritable amour, mais qui débordait de beaucoup d'énergie. Il aimait échapper à ses pauvres nourrices, mais quand il était en ma compagnie, il était calme et ne me quittait jamais. Peut-être était-il trop accroché à moi pour certain, mais je le laisse faire parce qu'en grandissant, il changera délaissant sa mère pour les beaux yeux d'une jeune fille. C'était dans l'ordre des choses. Profitons de nos enfants tant que nous le pouvions encore. Je ne me lasse pas de l'entendre me parler et de m'appeler maman. N'y a-t-il pas de plus merveilleux mot dans la bouche d'un enfant. Je peine à comprendre comment certains peuvent briser cela sans aucune retenue.

Il tenait ma main. Si petite et chaude dans la mienne tandis que Silver reposait autour de mon cou comme si elle faisait office d'écharpe. Il était tranquille que cela soit avec Marek ou bien moi-même. J'étais heureuse d'apprendre à mon fils l'amour et la compassion, je laisse le droit à son père de lui apprendre ce que je ne pourrais faire. Je ne suis pas comme ma mère a pouvoir enseigner le combat, ce n'est pas pour moi. Marek aura un jour un maître d'armes et servira le roi de la façon dont il lui plaira. Je souhaite sincèrement qu'il devienne un homme digne de ce nom et qu'il n'oublie pas mes anciennement qui passeront sans doute au second plan par rapport à ceux qu'il recevra dans le langage de l'épée et des poings. Qu'il n'en use jamais dans l'abus et jamais sur des êtres faibles. Je pourrai souhaiter un tas de chose, mais même en enseignant les bases, il se grandira à sa manière en percevant le monde sans doute autrement que son père et moi. Oui, mais quel père ? Elias ou Roan ? L'un était bon et l'autre tout le contraire. Que cela soit mari ou amant, je n'ai guère à me plaindre, enfin peut-être pas Roan dont des frontières parfois immenses nous séparent.

Je pousse un long soupire puis je tourne la tête vers mon fils qui venait de serrer un peu plus fort ma main comme conscient de ce qui me traversait le cœur. Le lien d'une mère à son enfant est puissant tant qu'on désire le préserver et un enfant peut toujours ressentir les émotions de sa mère. C'est un petit être ouvert à tout et qui peut le rester avec le temps. Si Marek a comme moi, l'âme des artistes, alors, il développera des émotions qui lui sont propres, mais je le souhaite fort et qui ne se laisse pas trop submerger comme je peux le faire par moment. Quand nous arrivons à la cour proche de la crique, il se met à courir et immédiatement, je pose Silver au sol pour qu'il se dépense un peu également. Je n'ai rien à craindre, l'animal est très calme. Marek et lui ont presque grandi ensemble alors, je n'ai pas à craindre l'instinct sauvage qui se réveille.

« Marek, ne t'approche pas de la crique. » Je préfère avertir mon fils plutôt que de le voir se mouiller et attraper une mauvaise maladie.

Il s'impatiente comme à son habitude. Ce dernier me voulant pour lui encore et toujours. Quand il est venu au monde, il y a eu un amour immense qui m'a pris toute entière. J'ai compris le sens du mot, aimer, que lorsque je l'ai eu dans mes bras pour la première fois. Dans les yeux de mon fils, je vois tellement de certitude et une douceur que je ne me lasse pas d'observer. Mais, je reste tout de même hanté par les sentiments qui me partagent entre mon mari et mon amant. Personne ne doit le savoir ni même se douter. L'affection que j'ai pour lui me suffit à être heureuse et je sais qu'il est capable de tout pour me rendre plus heureuse que jamais. Mais, au fond, est-ce suffisant ? Il y a des moments où j'ai l'impression qu'il achète mes sentiments. Ce n'est pas vraiment la peine, mais je peux accélérer quelque chose qui existe si peu en moi. La sensation que l'on tire sur mon bras me fait sortir de mes pensées et je souris à mon fils m'agenouillant avec lui pour l'aider à construire un bonhomme fait de neige. Il adore que nous fassions cela pendant que je lui raconte des histoires qui le font rêver.

« Tu veux le chevalier et le dragon aujourd'hui ? »

Il trépigne sur place puis continue à faire la tête de son bonhomme pendant que ma voix s'élève doucement. « Alors... Il était une fois... Un chevalier brave et sage qui désirait parcourir le monde dans tous ces moindres recoins pour venir en aide à ceux dans le besoin. Le monde regorgeant de créatures à la fois effrayantes et surprenantes.... »

Comme j'aime voir ce regard aussi clair que le mien se porter sur moi pour boire chacune de mes paroles. Il était suspendu à mes lèvres tandis que je continuais mon histoire sur ce chevalier qui allait faire la rencontre du dernier dragon de son espèce avec qui son cœur se liera au sien pour l'élever au-dessus des étoiles et rendre le chevalier roi de légende au cœur de dragon. Là où les connaissances infinies lui seront acquises afin qu'il puisse régner en bon roi. Par moment, j'arrange une mèche folle de Marek tout en souriant alors, qu'il continuait son jeu tout en écoutant le son de ma voix. Déjà dans mon ventre, je chantais un tas de berceuses que je créais en imaginant l'enfant que je mettrais au monde. Fille ou garçon, peu m'importait tant qu'il était en excellente santé. Ma grossesse a été le plus beau cadeau que m'a offert la vie, j'ai été heureuse et je continue à l'être, ce qui suffit à mon époux qui voyait en moi, une merveilleuse mère.

« Bonjour cousine… »  

Alors, que mon esprit était sur le point de se ternir sous cette question qui me hantait au quotidien, une voix que je n'ai plus entendu depuis si longtemps s'élève derrière moi. Est-ce possible ? Doucement, je me redresse et me retourne lentement. Est-ce possible ? Elle, là, devant moi après tant d'années de séparation. Les larmes me montèrent aux yeux alors, que je ne cessais de la regarder des pieds à la tête en croyant à une illusion.

« Visenya... » Murmurai-je alors, qu'un pas après l'autre, je m'avançais vers elle pour la prendre dans mes bras. Depuis trop longtemps, je tais son nom alors, qu'en moi combat la raison de son action. Je n'ai jamais pu croire que la femme avec qui j'ai grandi et qui est comme une sœur pour moi ait pu agir froidement de son propre gré. J'ai toujours soupçonné autre chose, mais mon mari m'a convaincu de ne plus rien dire à son sujet et de taire à jamais son nom.

J'ai été longuement touché par les médisances des gens étant donné que je suis la cousine de celle qui assassinée le fils de notre roi et beaucoup ont souffert de son acte, mais comment pourrai-je en vouloir à Visenya. J'espère au fond de moi qu'il y ait une excellente raison à cela, mais cette violence était-elle nécessaire ?

Quand je m'écarte finalement, je prends son visage en coup en souriant et caressant ces joues de mes pouces. J'ai toujours eu beaucoup de tendresse pour elle et c'est une chose que je ne pouvais renier de ma vie. « Est-ce possible... Toi ici. » Instinctivement, j'observe autour de nous, de peur qu'on la voit et que l'on vienne à lui faire du mal. « Je suis heureuse de te revoir, mais n'est-ce pas trop dangereux pour toi. »

Marek tire le bas de ma cape et doucement, je le prends dans mes bras alors, que lui-même tenait Silver dans ces petites mains. C'était l'occasion de présenter mon fils à ma chère cousine. « Voici Marek... Mon fils... » On pouvait aisément voir la fierté dans mon regard et le bonheur de tenir au creux de moi, ma plus belle raison de vivre, mais je soufrai également en sachant que c'est une chose que Visenya aurait également voulu vivre. Je ne pouvais nier que parfois, mon esprit rêveur se laissait aller à une époque différente. Ma cousine et moi, nous promenant avec nos enfants respectifs.

Doucement, je pose mon fils au sol. « Va jouer mon cœur, mais ne t'éloigne pas. » De toute manière, Marek n'était pas du genre à s'éloigner de moi, seulement de ses nourrices qu'il prenait un malin plaisir à faire tourner en bourrique. Je me redresse et regarde ma cousine. « Tu ne peux pas savoir à quel point tu me manques. Plus que je ne pourrai le dire. Vivre ici sans toi, c'est tellement dur parfois. »

C'est grâce à elle que j'avais trouvé la force de venir à la cour sans ressentir de trop de crainte. Comme je voulais lui poser des questions, celles qui me brûlaient les lèvres depuis tellement longtemps tout comme je voudrais lui parler de Marek et de mon doute sur qui est le père. Ma relation avec Roan, mais je crois que j'avais peur de trop l'assaillir. « Pourquoi es-tu ici Visenya. »
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MessageSujet: Re: Remember how we used to be...    Sam 13 Jan - 12:48

Mon regard observait chaque fibre de son être. Elle avait à peine changée. Elle avait murit, mais elle restait cette être pure que j’avais jadis connu. Souriante, douce, aimante et remplit de tendresse. Comment aurais-je ne pas su craquer ? En voyant sa joie, ses larmes, je ne plus qu’en faire de même, et très vite je me laissais aller dans ses bras. Fermant les yeux, mes narines respiraient ce parfum que j’avais tant manqué. Les souvenirs venaient me frapper telles des gifles droit dans le visage. Les dix années m’avait énormément transformé, je savais parfaitement bien que je n’étais plus la même personne. Je n’étais plus la Visenya qu’Eve avait si bien connu. Et pourtant rien que pour quelques minutes j’avais l’impression de revenir celle que j’avais jadis été. « Tu m’as tellement manqué. » Cela faisait bien des années que je n’avais plus versé de larmes sur mon sort, et pourtant là… j’avais l’impression que les barrages venaient de s’ouvrir. Le meurtre, la fuite, la famine, le froid… tant de choses auxquels je n’aurais pas cru survivre… L’initiation dans la confrérie, les meurtres… Tout me défilaient alors que parallèlement je me voyais encore remplit d’espoir avoir la vie qu’Eve menait actuellement.  Je pense que c’est la douceur d’Eve, le fait d’être de retour dans ce lieu et probablement la mauvaise habitude d’avoir gardé tous mes sentiments pour moi bien trop longtemps… Tout cela avait un prix à force. Et j’étais en train de le payer avec mes stupides larmes. Qui l’aurait cru que je finirais par m’écraser aussi facilement….

Je finis néanmoins par me reprendre alors qu’elle se détache de moi. « Désolée. » Sourire stupide sur les lèvres j’essuie mes larmes à l’aide de mes doigts. Son inquiétude me fit chaud au cœur. C’était une bonne chose de savoir que malgré les années, malgré mon action Eve semblait être de mon côté. Je n’avais donc pas fait une erreur en venant ici. Je secoue négativement la tête. « T’en fais pas… les gardes ont décidés de faire une petite sieste… » Pas sure qu’elle apprécie mais je n’ai pas eu le choix et puis ils étaient toujours vivants, j’aurais pu faire pire. « Et puis j’ai connu des situations plus périlleuse que celle-ci. » et pourtant je savais que je ne devrais pas être ici. Mais j’avais attendu bien trop longtemps pour venir la voir. C’est qu’en tant que sœur du roi, elle était difficile à approcher… Et puis les premières années ont été pénibles pour moi et je ne voulais pas la mettre dans une situation où elle risquait de s’en mordre les doigts. Alors je m’étais éloignée de Brise-Air et de tous ceux que j’avais aimé. Principalement pour leur bien.

Je souris et espère que mes yeux n’étaient pas devenus tout rouge à force d’avoir laissé couler les larmes. Je ne souhaitais pas faire peur au petit. Je souris et l’observe. « Bonjour petit prince. » Finalement mon regard se relève vers Eve. « Il est magnifique et il a tes yeux. » Mais tout le monde devait déjà lui dire cela. J’étais vraiment heureuse pour elle, cela se voyait qu’elle était fière de son fils. Et elle pouvait l’être. Il semblait vraiment être quelqu’un de bien. J’espère néanmoins qu’il tiendra de sa mère et non du côté de la famille de son père… Je regardais Marek partir jouer. Est-ce que cela me fit mal ? Oui. Pendant ces dix années j’avais réussi à oublier ce monde, les rêves que j’avais eu… Mais en retrouvant Korben, j’avais voulu me rassurer qu’Eve allait bien. Et en revenant près du château…. Les flashbacks n’avaient fait que de s’accumuler dans ma tête. Toutes ces choses que je m’étais obligé à oublier, étaient tous revenus frapper à ma porte. Et c’était difficile de ne pas y prêter attention. Je finis par doucement tourner mon regard sur ma cousine et sourit. « Mmm je m’en doute un peu… La vie avec les perroquets n’est pas facile. »  Perroquets, oui je les avait toujours appelé ainsi. Ces hommes et femmes qui pensent plus à se poudre le nez et à suivre la dernière mode que de s’occuper de leurs propres enfants.  L’apparence a toujours été fort important… Mais subitement mon sourire s’efface et je deviens plus sérieuse. « Je suis désolée… » Oui, j’étais désolée de l’avoir mise dans une telle situation, car je n’en doute pas que cela a dû être difficile pour elle. On a surement du l’accuser… Et j’étais désolée d’être partie, de ne pas avoir su lui donner des explications… mais je n’étais néanmoins pas désolé de mes actes.

Mon regard se tourne vers le château derrière nous. Il était toujours le même que dans mes souvenirs. Je me demandais si le personnel était toujours le même. Est-ce que la vieille Katherine travaillait toujours en cuisine ? Et le jeune Jacquemin s’occupait-il toujours des chevaux ? Interrompu dans mes pensées, je continue à regarder le château. Je craignais les questions de mon amie. Oui, car il y avait des questions auxquels je ne souhaitais pas répondre, mais que malgré cela elle avait le droit de savoir. Je soupire. J’étais venue ici pour elle. Je m’étais attendu à ce que cela ne soit pas facile, à ce que les questions finissent par jaillir. Avec Korben cela avait été facile d’éviter les questions… la passion avait pris le dessus et les questions ont été balayés du plancher. Mes mains glissent dans celles d’Eve. « c’est pour toi que je suis ici… j’ai eu marre que mon contact me dise que tu allais bien. » je devais en avoir le cœur net « Je sais comment ce monde fonctionne… je sais que derrière un sourire peut se cacher bien des choses… alors dit-moi… es-tu heureuse ? Réellement ? » Je ne pouvais pas oublier que son mari avait les mêmes gènes que mon défunt époux. Si jamais quelqu’un a osé lui faire du mal… c’était toute cette famille royale que j’allais massacrer…. Mon regard était devenu plus insistant. Je ne voulais pas entendre de mensonge ou qu’elle essaie de me cacher quoi ce soit.


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MessageSujet: Re: Remember how we used to be...    Dim 14 Jan - 2:50


Remember how we used to be
Eve & Visenya

« Qu'importe ces actes, elle reste de ma famille. Même si mon coeur souffre, je sourirai alors, qu'elle ne le peut plus. »
Ô ma chère Visenya, venir ici est tellement dangereux et pourtant, tu as tout fait pour venir ici, devant moi, dans mes bras. Ma pauvre cousin a dû connaître bien des choses autant bonnes que mauvaises, mais mon cœur s'évertuait à crier que c'était plus du négatif que du positif. Je m'en voulais parfois d'être si heureuse, alors, qu'elle ne l'était pas forcément. C'est stupide, mais je suis ainsi, à me faire du souci pour tous ceux qui comptent pour moi. On ne me changera plus, c'est quelque chose qui est bien imprimé dans mes chairs, et même Roan avait le droit à cette inquiétude de ma part. La vie d'un pirate est loin d'être stable et tranquille et pourtant, je sais que loin de cette vie, ce pirate ne serait qu'un mort errant sans véritable but sur une terre qui avait moins d'attrait que la mer et son existence de hors-la-loi. Tant de choses accablaient mon esprit, mais je m'évertuais avec une violence parfois inouïe de taire tout cela, parce que je me devais de vivre et de ne pas me rendre malade. J'ai un fils, un époux, une famille à entretenir et protéger et ce même, si je trompais mon mari, cela ne m'empêchait pas de penser à lui. C'était un être bon envers qui, je me le répète certes, je porte une grande affection, mais cela ne semble pas vraiment me suffire. Je souffre de cette passion qui m’étreint autant que je peux l'aimer quand je suis en compagnie de mon pirate. Il fait naître tellement de chose en moi que je refuse à confesser la moitié des choses parce qu'il jouerait sans doute les fiers. Je ne veux pas qu'il sache qu'il a un impact conséquent sur moi et que je ressens sans doute plus ou trop à son égard. Ces choses si minces, j'aimerais les partager avec ma tendre cousine, mais je sais que le temps nous manque et qu'elle ne peut pas rester trop longtemps dans l'enceinte du château si elle ne veut pas que les gardes la mettent aux cachots et ce n'est pas une chose que je souhaite. Je veux la savoir libre et heureuse qu'à côté de moi et au bord de la condamnation à mort, car oui, c'est ce qui l'attend si notre roi venait à apprendre qu'elle est ici. Il lui garde une rancune et une haine profonde pour avoir tué son héritier. Cet acte insensé qui fait naître tant d'interrogation dans mon esprit. Ma pauvre cousine que s'est-il passé alors, que je l'ai toujours connu si douce et attentionnée. Elle l'est en ce moment, avec moi, dans mes bras. Déversant un trop pleins de larmes qui n'ont pas dû accaparer son visage depuis tellement longtemps. Que de lourdes épreuves ont dû parsemer sa route depuis son sa fuite. Je ne peux m'empêcher de la serrer un peu plus fort contre moi pour lui faire partager tout mon soutien et cet amour inconditionnel que je lui porte. Plus que des cousines, nous sommes sœurs et c'est un fait qui ne peut pas changer même si celle-ci a dû passer les frontières de la différence depuis fort longtemps.

« Désolée. »

« Ne t'excuse pas Visenya. Les émotions sont parfois incontrôlables, tu le sais bien. »

Mon inquiétude monte en flèche, car je sais que la garde fait sa ronde encore et encore jusqu'à la prochaine relève. Le roi ne lésine jamais sur la sécurité de sa famille, et ce, depuis fort longtemps, même mon mari tient à ce que le château tout entier soit d'une sécurité parfaite, même si apparemment, il y a encore des failles dans le système puisque ma chère cousine se trouve ici devant moi.

« T’en fais pas… les gardes ont décidés de faire une petite sieste… »

Un sourire s'affiche malgré moi sur mon visage. Même si je n'apprécie pas la violence, je dois admettre que je suis admirative de l'assurance et du courage de Visenya, sur ce point nous avons toujours été différente. Elle n'a jamais eu honte d'utiliser la force contrairement à moi qui déteste cela même si cela est justifié. Je n'y parviens pas alors, que je pourrais très bien me défendre à cause ou grâce à ma mère et son désir de faire de moi autant une femme du monde qu'une femme capable de se défendre. Mais, c'est plus fort que moi, je me suis toujours refusée à user de la violence.

« Et puis j’ai connu des situations plus périlleuse que celle-ci. »

« Tu n'as guère besoin de me le dire. Ton regard en dit assez long. »

Elle salue mon fils qui, timidement penche la tête sur le côté en offrant ce petit sourire qui charme tous ceux qu'il rencontre. Il est dur de lui résister surtout quand je le gronde lorsqu'il a fait une bêtise. Ces adorables joues propriétaires de petites fossettes ont toujours su me faire craquer. Et pourtant, en tant que mère, je ne peux pas me montrer toujours douce, il me faut de l'autorité si je veux apprendre à mon fils ce qui est bien ou non. Il l'apprend vite et n'ose pas souvent avec moi, mais plus avec ces pauvres nourrices qui n'arrivent pas à canaliser le charme et les bêtises du petit prince.

« Il est magnifique et il a tes yeux. »

Observant Marek jouer avec Silver, je souris aux paroles de ma chère cousine. « Oui, mais sa teinte est plus lumineuse encore que la mienne. » Fis-je simplement en regardant mon plus grand amour. Je suis fière de lui et je suis déjà fière de ce qu'il deviendra. Je veux faire de lui un homme qui saura faire preuve de générosité et de justice, ce que ce monde manque beaucoup. Je ne veux pas qu'il devienne aussi hypocrite et malsain que la plupart des gens de la cour. Malgré mon rôle, je veux l'élever moi-même le plus possible. Je suis sa mère, je n'ai pas besoin que des centaine de nourrices soient à ces côtés au point qu'il ne me reconnaisse plus. Si je le confis à l'une d'elles, c'est parce que mon emploi du temps ne me le permet pas tout simplement.

« Je veux le préserver des médisances et des commérages de la cour. Un enfant n'a pas besoin d'écouter le venin de certains. »

« Mmm je m’en doute un peu… La vie avec les perroquets n’est pas facile. »

Je ne peux empêcher un rire de se faire entendre. « Oui, il y a des choses qui ne changent guère. »

« Je suis désolée… »

« Ton acte m'a surprise. Mais, te connaissant, je suis sûre qu'il y a une raison à tout cela. Même Elias a eu dû mal à le croire, mais... » Son acte ne m'a pas que touché personnellement, l'un des fils illégitimes de son altesse à également était touché par les mauvaises langues. Ce pauvre garçon m'a fait tant de peine. Heureusement que le roi est assez observateur pour ne pas prêter attention à tout cela. « Je ne vais pas te demander pourquoi si tu ne veux pas me le dire Visenya. Tu me le diras que lorsque tu te sentiras suffisamment prête. Tu sais où me trouver de toute façon et je serai là pour te prêter une oreille attentive. »

« c’est pour toi que je suis ici… j’ai eu marre que mon contact me dise que tu allais bien. »

Son inquiétude me touche beaucoup. Même si je me doute qu'elle a dû s'adapter à une vie rude, probablement à faire des actes que je n'ose imaginer. La Visenya que j'ai toujours connu se cache là, quelque part dans son cœur. Cette partie d'elle qu'elle a enfermé pour se protéger contre ses propres émotions. Ces derniers peuvent être nos pires ennemis, j'en sais quelque chose moi-même.

« Je sais comment ce monde fonctionne… je sais que derrière un sourire peut se cacher bien des choses… alors dit-moi… es-tu heureuse ? Réellement ? »

« Tout va bien, je te rassure. J'ai un bon mari, un fils magnifique. Ma vie, même si elle peut connaître des hauts et des bas m'est parfaite. Parfois, je m'en veux d'avoir eu plus de chance que toi. Si je pouvais, j'aimerais te donner de mon bonheur et de ma chance. Je serai prête à te donner cette part que tu mérites tant. » Je la regarde sans véritablement perdre de vue mon fils. L'instinct maternel ne me quittant plus depuis l'annonce de ma grossesse.

Comment aborder ce sujet épineux, moi qui évite sans arrêt de faire part de mes troubles. Pourtant, ma cousine me connaît suffisamment pour percevoir dans mon regard cette lueur que d'autres ne peuvent capter sûrement parce que je joue bien la comédie ou bien que l'on ne me regarde pas assez. L'un dans l'autre, cela me convient plus que bien.

Prenant le visage de Visenya entre mes mains, je lui souris posant mon front contre le sien et je ferme les yeux avec un sourire tendre qui s'étire doucement. « J'ai peine à croire que tu es là et pourtant... J'avais tant de choses à l’esprit que je voulais te dire, mais aujourd'hui, je ne sais plus. » Ou plutôt, je ne sais pas quoi commencer. « À croire que les mots peuvent parfois être tellement dérisoire. »
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MessageSujet: Re: Remember how we used to be...    Dim 14 Jan - 14:41

J’étais devenue très silencieuse. Cela ne me ressemblait pas beaucoup. Du moins pas l’ancienne Visenya. De nos jours j’étais bien plus silencieuse qu’avant. Je préférais la solitude et le silence de la nature. Je ne supportais guère les sourires et les belles phrases qui ne servit à rien sauf à gâcher les mauvaises intentions des gens. Cette court en était remplit, et pendant les années j’avais doucement commencer à ressentir une haine envers tout ce que j’avais jadis tant aimés. Les bals, les fêtes… j’avais tant aimé danser, sourire… Aujourd’hui je pouvais voir tout cela comme une stupide mascarade avec pour seul but de créer des alliances et de faire taire tous les mécontents. Mais pour revenir à mon silence. Les paroles de ma sœur de cœur me firent réaliser que je lui devais des explications. Elle en avait le droit. Jadis je ne lui avait rien dit, de peur de l’entrainer avec moi dans ma chute. Aujourd’hui c’était différent. La vérité ne pouvait plus vraiment causer du tort à quelqu’un. Mais d’un autre côté je voulais lui préserver cela. En quoi est-ce que savoir comment j’avais été traité, l’aiderait à se sentir mieux ? Cela n’expliquerait pas mon action, cela n’effacerait en aucun cas les longues années d’absence, ni encore tout le venin qu’on a dû dire à mon propos et qu’elle avait malgré tout dû endurer. « Ce n’était pas prémédité, si telle est ta question… » Non je l’avais fait. Mais pas parce que c’était un petit plan machiavélique qui me tournait en tête depuis des semaines. Je soupire doucement, Marek était encore innocent et j’espérais qu’il pouvait le rester le plus longtemps possible. Quand à Eve… « Même si je t’expliques les raisons qui m’ont poussés à ce geste et que tu trouveras un moyen d’accepter cela… je ne saurais jamais te donner des explications raisonnables sur ce que j’ai dû faire par la suite pour survivre… ni encore sur la personne que je suis devenue. » Non même si le meurtre de Robert pouvait encore être vu comme acte de défense contre le monstre qu’il était… je ne pourrais jamais lui expliquer pourquoi j’avais rejoint la confrérie noire. C’était une chose que même Korben n’accepterait pas, j’en étais sure.

Mais au moins elle était heureuse, et ses paroles me firent chaud au cœur. « Je sais… mais ne t’en fais pas pour moi. Maintenant que je sais que tu vas bien, que tu es heureuse et que tu ne me détestes pas… « Je lui souris tendrement. Oui, cela était déjà un grand cadeau pour la meurtrière que j’étais. « Et puis j’ai retrouvé une petite étincelle d’amour, que j’espère ne finira pas par s’éteindre… » Oui, je l’avais retrouvé et je ne souhaitais pas que cela s’efface avec le vent. Mais j’ai bien peur que notre amour soit toujours aussi compliqué qu’à l’époque… en tout cas, Eve ne devait pas avoir peur pour moi. J’avais survécu pendant ces dix années, je survivrais bien les suivantes. J’observais le fils de ma cousine. Le même sang royale coulait dans ses veines.  Alors devait-elle savoir la vérité ? Oui. Mais cela n’allait guère lui plaire et cela risquait d’ouvrir des portes qu’elle aurait peut-être voulu fermer à tout jamais. Car elle allait voir certaines gens d’une toute autre manière après mon histoire… Mais quelque part, je ne souhaitais pas que le passé se répète. Et je me suis toujours demandé si le roi ignorait volontairement les défauts de son fils, ou si il les ignorait réellement ? Un parent doit quand même voir ce genre de choses ? Et pour le bien d’Eve, elle devrait savoir qui était sa famille… Je soupire et finit par m’asseoir sur le sable, je commençais doucement à dessiner à l’aide de mon doigt. Je ne souhaitais pas la regarder alors que j’entamais mon histoire. « Robert était beau n’est-ce pas… Le prince charmant dont j’ai toujours rêvé. Talentueux au combat, souriant et bel homme. Combien de femmes n’étaient pas jalouses de moi. » Je souris amèrement, car je le les aurais bien laisser l’avoir si j’avais su à l’époque. « J’étais heureuse… dans un premier temps… « Je pris une pause. Cela faisait dix ans que je n’avais plus reparlé de cela, et bien que ma mémoire était à tout jamais griffé de ces horreurs, les mettre dans une phrase ne furent pas facile. « Je ne sais pas si quelqu’un connaissait le vrai visage de Robert. Est-ce que sa mère le savait ? Est-ce que le Roi savait la noirceur de l’âme de son fils ? Je me suis toujours posé la question. »

Je soupire et m’allonge doucement sur le sable, alors que j’observe les nuages filer devant mes yeux. Et soufflé par le vent, mes souvenirs se ravivèrent de plus en plus. « Il aimait la douleur par-dessus tout. Il y trouvait un plaisir à faire du mal… Je n’ai jamais vu quelqu’un de pareil. Et pourtant j’avais côtoyé pas mal de meurtriers… mais ils sont honnête à eux-mêmes. Le prince ne l’était pas. Il était diabolique, lorsqu’on côtoie un meurtrier on sait à quoi s’en tenir. Avec le prince Robert on ne savait pas ce qui allait nous tomber dessus. « Je sais que c’est difficile d’imaginer que ce prince qui semblait être si doux et attentionné, n’était qu’un simple masque. Il en était même fière de pouvoir duper tout le monde… mais difficile de tenir le masque haut face à son épouse… » D’ailleurs il n’avait même pas essayé.. Notre première nuit… j’en frisonne encore… et j’étais bien heureuse d’avoir Korben pour me prouver que l’amour ne devait pas être aussi douloureux et cruel. « Je ne vais pas t’accabler avec les détails, Eve. C’est du passé et certaines choses resteront gravées dans ma chair à tout jamais.» Et certaines choses étaient trop intimes pour en parler, même à elle. A quoi ce soit d’ailleurs. « Je pense qu’à force, je n’en pouvais simplement plus. Le couteau, qui servait à couper les fruits était à ma portée et avant que je me le réalise, il était déjà planté dans sa nuque… » Je me souviens encore de son cri, de ma main remplit de sang, du couteau que j’avais aussi tôt laissé tomber et des gardes qui se sont précipités pour m’arrêter. Oui, coupable je l’étais. « Je n’ai pas de regrets… si cet homme aurait été couronné roi… cela aurait été terrible pour tout le monde. Le seul regret que j’ai aujourd’hui, c’est celui de ne pas avoir su me contrôler… j’aurais du préméditer son meurtre. Le masquer dans un suicide ou empoissonnement… » Cela devait être terrible pour ma cousine à entendre, mais c’était l’assassin en moi qui parlait. « J’aurais pu rester à la cour, avec toi et il serait mort quand même. »

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MessageSujet: Re: Remember how we used to be...    Lun 15 Jan - 23:56


Remember how we used to be
Eve & Visenya

« Qu'importe ces actes, elle reste de ma famille. Même si mon coeur souffre, je sourirai alors, qu'elle ne le peut plus. »
Son regard me parlait tellement. Bien plus qu'elle ne le voudrait, mais je la connais bien ou plutôt, je la connaissais. Les années qui nous ont séparé ont été très longues. Infinie même et j'ai dû apprendre à vivre sans ma cousine. Nous avions passé la quasi-totalité de notre vie ensemble et le destin a fini par se jouer de nous. Odieux comme il pouvait l'être tout comme il l'a été quand j'ai rencontré Roan. Ce pirate ne quitte jamais mon esprit et quand je pose mon regard sur Marek, j'y vois la possibilité que celui-ci vienne à lui ressembler un jour et je ne pourrai aller contre l'appel du sang, de ces gènes sauvages qui sommeillent dans les chairs de Marek et qui ne sont pas encore développés puisqu'il connaît encore le temps de l'innocence. Un moment que je souhaite préserver pour très longtemps, au point de taire la vérité et mon désir parfois bouillonnant d'écouter ma passion. Mais, ce n'est guère le moment de penser à cela, je préfère profiter de l'instant avant qu'il ne s'efface à jamais. Qui sait, quand pourrai-je revoir Visenya, elle prenait déjà tant de risque pour moi, et même si j'en étais touchée, j'en restais tout de même très inquiète. Les gardes pouvaient apparaître et la pourchasser en me pensant en danser ou bien quelqu'un pourrait nous voir. Mais, connaissant ma cousine, elle a dû prendre toutes les dispositions pour ne pas me causer le moindre tort. Elle souhaitait me voir pour éteindre son inquiétude, non pour ajouter des craintes et des soucis.

« Ce n’était pas prémédité, si telle est ta question… »

« Non, ce n'était pas la question Visenya. Je ne me serai pas permise de la poser. J'aurai attendu que tu veuilles m'en parler, même si cela aurait dû prendre toute notre vie. »

Chacun est en droit d'avoir ces secrets et je ne suis guère étrangère à ce mode de vie. Un jardin secret, c'est plaisant à avoir, le mien n'est fait que d'un rouge passion. Un jardin à l'hiver éternel et à la température aussi douce qu'un printemps naissant. Des roses d'un rouge vif à perte de vue. L'océan devant moi et la forêt derrière. Je n'étais encore qu'une enfant dans ce monde, je souhaitais préserver une certaine innocence dans mon regard, bien que cela paraisse tellement futile de préserver cela alors, qu'il me semble connaître le monde sur le bout des doigts. Je ne suis pas l'épouse et la femme parfaite. Je trompe un bon époux et je cache des choses à mon fils. Mais, mon bébé n'a pas besoin de savoir ce que moi-même, j'ignore. Je ne veux pas me torturer avec des réponses que je ne connaîtrais sans doute jamais. Cependant, la mort me les dira, on dit souvent que la Faucheuse nous dévoile la vérité et je ne suis pas pressée de la découvrir. Je vis au jour le jour sans savoir de ce que sera fait demain. Je souhaite simplement faire de mon mieux, tout simplement.

« Même si je t’expliques les raisons qui m’ont poussés à ce geste et que tu trouveras un moyen d’accepter cela… je ne saurais jamais te donner des explications raisonnables sur ce que j’ai dû faire par la suite pour survivre… ni encore sur la personne que je suis devenue. »

« Tu n'as pas besoin de me les dires Visenya. » Fis-je en quittant Marek du regard pour le poser sur ma cousine où elle put voir un tendre sourire sur mes lèvres. « Je sais que tu as dû changer pour survivre et je ne veux pas savoir ce que tu dois faire, mais dans une certaine mesure, je suis heureuse que cela t'ait permis de vivre pour revenir me voir. »

Le sang et la violence doivent sans doute border sa vie comme une couverture qui n'a rien de sécurisant. Je l'ignore, mais je me doute tout de même de quelque chose. Elle ne racontera pas tout dans les détails et me connaissant sans doute ne viendra-t-elle pas me combler de détails sordides capables de me faire cauchemarder pour des années.

« Je sais… mais ne t’en fais pas pour moi. Maintenant que je sais que tu vas bien, que tu es heureuse et que tu ne me détestes pas… »

« Oh, mais jamais je ne t'ai détesté. Surprise sans doute, triste aussi, mais te détester, c'est au-dessus de mes forces. J'ai toujours pensé qu'il y avait une raison derrière tout cela. J'ai même pensé que tu étais la victime d'un mauvais complot, mais pas celle qui ait porté l'arme. »

Je me suis trompée, je m'en suis vite rendu compte. Ce sujet étant trop sensible, il n'a pas été abordé, mon mari et moi, nous nous étions trop emportés au point de nous être éloigné durant un moment. Elias lui en veut tellement pour le mal causer, mais aussi parce que ce sujet m'est extrêmement sensible. J'en pleure dès qu'on ose le mentionner parce que je souffre de l'absence, de ma cousine, ma sœur et ma meilleure amie. Et maintenant que je la vois, je ne peux que constater que la vie nous a éloigné bien plus que je ne l'aurai cru. Je l'accepte, mais cela m'est étrange parce que je dois faire face à une étrangère, la Visenya d'autrefois s'est éteint même si j'en vois quelques braises dans son regard.

« Et puis j’ai retrouvé une petite étincelle d’amour, que j’espère ne finira pas par s’éteindre… »

« Elle a toujours été là, tu as dû simplement la cacher, c'est tout. Et puis, pour la retrouver, tu n'as qu'à de rappeler de nous... De mon fils. Il est un peu le tien aussi. » Qu'importe ce qu'elle a fait et ce qu'elle dû faire. Visenya a surtout beaucoup endurer dans son coin au point sans doute de se sentir très seule. Solitude qui l'a changé peu à peu, mais avec une vitesse fulgurante tout de même. Ma pauvre cousine, comme je déteste ce que le destin lui a réservé. J'aurai tant aimé avoir le pouvoir de remédier à tout cela, lui offrir quelque chose de meilleur. Partager mon bonheur même si parfois, je suis triste et que je suis obligée de me cacher continuant de sourire, de jouer un rôle précis.

« Robert était beau n’est-ce pas… Le prince charmant dont j’ai toujours rêvé. Talentueux au combat, souriant et bel homme. Combien de femmes n’étaient pas jalouses de moi. »

Je les ai toujours perçu comme un couple parfait. Robert semblait aux petits soins pour ma cousine, je la pensais heureuse. Mais, je peux constater dans la voix de cette dernière que ce n'était pas le cas. Comme je m'en veux. Je crains le reste. Je pourrais parler, lui donner raison, mais je préfère la laisser continuer maintenant qu'elle ait su prendre son courage à deux mains. Plus sa voix résonnait autour de nous et plus, je sentais mon cœur tambouriner et défaillir sous l'incroyable vérité. Le prince avait leurré son monde. Tout comme ma cousine, j'ignore si son père connaissait le véritable cœur de son fils tout autant qu'Elias. Peut-être a-t-il su mentir même à eux. Auraient-ils pu éteindre un puits de violence tel qu'avait semblé être le prince ? Je l'ignore, mais le coupable était mort et la victime devait payer le prix de ce que cet homme avait créé. Je le savais. Visenya est innocente. Je l'ai toujours su même si les gens ont médisé sur elle et sur moi par la suite. On a eu beau me dire les choses que je laissais les autres s'exprimer sans prêter attention à eux, mais une fois dans mes appartements, je pleurais encore et encore. Elias en a eu assez de me voir tant déchirer, lui-même ne pouvait me consoler et j'ai dû remonter la pente petit à petit. Je me suis fait violence tout simplement.

A mesure que les paroles de ma cousine m'ouvrait une douleur sans nom, je ne pus retenir plus longtemps mes larmes. Comment avions-nous pu être aussi aveugle devant la détresse de Vinesya. J'aurai dû comprendre, lire à travers son regard et arrêter d'être sur mon nuage. Le simple fait de cette souffrance par laquelle elle a dû passer me rend complètement folle.

« J’aurais pu rester à la cour, avec toi et il serait mort quand même. »

« Si ce n'était pas toi, cela aurait été moi... » Révélai-je finalement. Je me surprends moi-même à souhaiter la mort de quelqu'un moi qui suis d'un naturel pacifique. Mais, ce prince a fait du mal à une personne qui m'est chère et la voilà à présent répudiée à cause de la violence d'un homme. Outre le fait de sortir de cet enfer, elle a sauvé probablement le pays tout entier en empêchant cet homme d'accéder au trône. Mais, le roi était-il au courant ? Se murait-il derrière l'illusion que son fils était quelqu'un de parfait ? J'aimerais le savoir, mais le demander fera pointer le doute dans l'esprit de mon beau-frère et cela s'avérerait dangereux.

« Je m'en veux de ne pas avoir su te regarder mieux. » Doucement, je la pris dans mes bras la serrant de plus en plus fort alors, que je ne parvenais pas à arrêter le flot de mes larmes. « Nous avons tous été aveugles... Dupés par lui. Tu aurais dû connaître mon bonheur. » Prenant ces mains dans les miennes, je les embrassais avec affection l'une après l'autre. « Ma Visenya, j'ai toujours cru en toi et je croirais toujours en la parcelle de bonté qu'il te reste bien que je discerne une certaine noirceur. Elle ne m'effraie pas ni ne me dégoûte, car, je sais que tu restes toi tout au fond de toi. » J'esquisse un sourire. « Promet-moi, de faire attention à toi. » Je pousse un long soupire en regardant mon fils qui jouait tranquillement avec Silver.

Je ne veux pas l'accabler de mes soucis qui sont tellement nuisibles comparés à ceux qu'elle a pu connaître et qu'elle connaît. C'est sûre, pauvre petite Eve qui vit une histoire avec un pirate en cachette de son mari et qui ignore si Marek est le fils du prince ou du pirate. Mon cœur balance entre mon affection et cette passion à laquelle je ne peux résister. D'autres sentiments s'ajoutent, mais je refuse de les découvrir.
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MessageSujet: Re: Remember how we used to be...    Ven 19 Jan - 16:18

Non c’est sure que je ne souhaitais pas lui raconter tout mon parcours. Je ne voulais à vrai dire par qu’elle le sache. Tout comme je ne voulais pas que Korben le sache, cela risquait de détruire tellement de choses. Non, cela devait rester secret. Et je suis même contente que contrairement à Korben, Eve n’essayait pas d’en savoir plus. Je lui souris doucement, la remerciant intérieurement. Néanmoins même si je n’allais pas lui raconter ce que je faisais actuellement, ni avec qui je trainais, je lui devais quand même la vérité. Du moins je lui devais d’expliquer pourquoi j’ai dû fuir le château, pourquoi j’avais commit ce meurtre. Je pense que la chose dont j’avais le plus peur c’était son regard. Je ne voulais pas qu’elle me juge. Oh je sais que ce n’était pas vraiment son genre… mais dix ans nous avaient séparés et je ne pouvais plus vraiment dire si Eve avait changé ou pas. Probablement que oui. Nous changeons tous, malgré ce qu’on pense. Parfois ce sont que des petites choses, parfois ce sont des événements tragiques qui nous pousse à évoluer d’une autre manière. De prendre une autre voie. On a souvent pas vraiment de chance, on évolue on change… C’est la vie. Alors oui, j’avais eu peur qu’Eve, à force d’écouter les mauvaises langues auraient fini pas se ranger de leur côté, ou de celui de son époux et de son frère… Mais je fus heureuse de savoir qu’elle ne me détestait pas. « Merci… Tu ne sais pas combien cela peut compter pour moi. » Je souris et tourne mon regard vers Marek. Je lui souris. J’aurais tant voulu devenir proche de lui, le voir grandir. Mais malheureusement j’ai bien peur qu’il ne me connaitrais jamais. Je souris faiblement à Eve. « Oui… Mais il n’aura jamais réellement la chance de me connaître. Je serais qu’un fantôme dans sa vie. » Ah je ne devrais pas penser comme ça. Mais je pense que c’est ce lieu qui me rend si nostalgique. Je n’aurais peut-être pas dû revenir.

Et puis je commence à raconter ce que j’aurais dû lui dire il y a dix ans. Mais à l’époque je n’avais pas eu le courage. D’ailleurs j’espérais que cette fois-ci j’allais arriver jusqu’au bout de mon histoire. Heureusement… elle ne me coupait pas, cela me permettait de raconter tout d’un seul coup, sans devoir m’arrêter. Je sais qu’elle en souffrait, mais il fallait qu’elle connaisse les raisons. J’étais heureuse de savoir qu’elle m’était restée fidèle et qu’elle ne s’était pas laissé empoissonné l’esprit par le roi et toutes ces autres dames à la cour. Je serais fort sa main, en voyant comment elle souffrait de savoir tout ça. Moi, j’eus qu’un pincement au cœur. Les années avaient finis par cicatriser cette blessure-là. Pour Eve c’était nouveau. Néanmoins elle me surprit en disant que si je ne l’avais pas fait, elle l’aurait fait. Ma première réaction était de lui dire qu’elle n’aurait jamais fait une telle chose. Mais ma matière grise me disait qu’à l’époque j’aurais dit de même sur moi… alors je ravalais mes mots. Si j’avais su le faire, elle l’aurait probablement fini par le faire aussi. Quelque part une chance que c’était moi. « Oui… peut-être… mais si cela devait arriver à une d’entre nous je préfère que ça soit moi. » Je ne pouvais pas lui souhaiter tout ce que j’avais enduré. Si le malheur devait se battre sur quelqu’un, alors qu’Eve soit protégé et que ça soit moi.

Je secoue doucement la tête. « Tu ne dois pas t’en vouloir… je te l’ai caché également. J’ai pas su ni voulu te le dire. Je pense que j’étais trop fière… « Oui, trop fière pour dire à haute voix ce qui m’arrivait. Et puis honte aussi pour ce qui me faisait infligé. Je me laissais doucement bercer dans ses bras, cela faisait bien longtemps que je n’avais plus senti une telle chaleur. Puis je l’observe alors qu’elle me témoigne tellement de tendresse et d’affection. Je ne suis même pas sure de le mériter, mais cela fut du bien. Mais ma cousine était bien plus perspicace que j’aurais cru. Ainsi-donc elle avait vu cette parcelle de noirceur. Je ne nie pas. C’est tellement vrai. Néanmoins je souris. « Merci, Eve… Vraiment merci d’être qui tu es. » Finalement mon regard se posait sur Marek. « Je suis contente que ton mari te traite bien… Mais si un jour il ose te faire du mal… tu m’appelles. » Mes yeux se retournent dans les siens. « Promet-le moi, Eve. Si quelqu’un te fait du mal, tu n’as qu’à laisser un message dans la taverne comme quoi tu veux parler à moi… Quelqu’un finira par me remettre ton message et je trouverais une manière de venir jusque toi. » mes mains dans les siennes, je voulais qu’elle me le promets.

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MessageSujet: Re: Remember how we used to be...    Mar 30 Jan - 1:54


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« Qu'importe ces actes, elle reste de ma famille. Même si mon coeur souffre, je sourirai alors, qu'elle ne le peut plus. »
Comme j'aurais souhaité que la vie préserve ma cousine du malheur. Comment aurai-je pu deviner que son neveu lui réservait de tels traitements. Cela n'avait rien de bien humain et jamais je ne l'aurai considéré comme un homme. Pour moi, un homme agit bien envers sa femme et ne s'abaisse pas à la frapper. La dominer ainsi n'est pas quelque chose dont on peut être fier. Mais, qu'est-ce qui avait pu le pousser à agir de la sorte ! Voilà qu'une colère sourde prend vie en moi, comme je m'en voulais de m'être montrée si égoïste, enfermé dans mon cocon de bonheur au point de n'avoir pas pu regarder comme j'ai toujours su le faire. Moi, qui me vantais de lire les âmes en un regard, voilà que je n'ai pas su lire la détresse dans le cœur de la personne qui a toujours été la plus proche de moi. Si j'avais su, peut-être que nous aurions pu en parler au roi, peut-être même qu'Elias aurait pu faire quelque chose. Que les dieux des océans préservent mon fils d'un tel avenir. S'il venait à s'en prendre à une femme de la sorte, je crois qu'il me décevra, mais je ne l'épargnerais pas en parole lourde. Fils ou non, il n'est pas en droit de faire cela. Je me console en me disant qu'Elias et Roan ne sont pas ainsi. Que cela soit l'un ou l'autre son père, alors je savais que Marek ne sera pas ainsi. Peut-être sera-t-il quelqu'un de fier, de très impulsif, prompt à la violence quand on le cherchera de trop, mais je me dis que dans une époque pareille, cela ne peut qu'être une réaction normale qui le sauvera plus qui ne le détruira. Regardant mon fils, je tentais d'apprendre sur son avenir, mais il était encore tellement petit, tellement innocent que je n'arrivais pas à le voir autrement. J'aimerais qu'il reste ainsi toute sa vie, mais le temps avance et il grandit parfois à vue d’œil. Il aime jouer son petit homme et me prendre dans ces bras pour me consoler quand il sent que cela ne va pas. Je suis chanceuse d'être la mère de cet adorable garçon. Mais, je suis également triste parce que je sais que c'est un destin que Visenya aurait adoré avoir. C'est pour cela que s'il devait m'arriver malheur, je suis convaincu qu'elle saura s'occuper de lui. J'ignore ce qui adviendra quand on apprendra mon aventure avec Roan et que forcément, on se doutera de la légitimité de mon fils envers Elias.

« Merci… Tu ne sais pas combien cela peut compter pour moi. »

Je lui souris lorsqu'elle prononce ces mots. Comment aurai-je pu la détester. Certes, cela aurait pu être le cas, mais je la connaissais mieux que tous ces gens qui ont pu médire à son sujet. Même le roi n'a pu me faire changer d'avis même si je souffrais avec lui du destin de son fils, en tout cas, ce fut ainsi avant que ma cousine ne m'apprenne l'atroce vérité. Aujourd'hui, je me dis que le contre-coup a été plus que mérité. Je ne dis rien, mais je n'en pense pas autant, elle saura à travers mon regard que mon amour pour elle ne changera jamais. Elle reste ma sœur de cœur, celle qui a toujours su me suivre dans mes rêveries puisque nous partagions les mêmes, nous nous sommes aimés dès qu'on a été en contact l'une de l'autre pour ne plus nous séparer. Même si aujourd'hui, la vie nous sépare, je pense que nos cœurs restent proches l'un de l'autre.

« Oui… Mais il n’aura jamais réellement la chance de me connaître. Je serais qu’un fantôme dans sa vie. »

« Un fantôme peut toujours continuer à veiller. » Fis-je simplement en observant mon fils jouer avec Silver. Cette hermine le faisait tourner en rond et il en riait même lorsqu'il tombait fesses sur la neige et que celle-ci venait à se mettre sur sa tête comme si elle pouvait dominer ce petit terrain.

Les notes de paroles suivantes sont plus sombres pour ma part. Je partage mon besoin de lui dire que j'aurai fait l’inacceptable pour la protéger. Tuer le fils du roi ne m'aurait sans doute rien fait sous le coup de la colère, comment aurais-je pu ressentir quelque chose face à un monstre pareil. Même en reprenant conscience de mon acte, sans doute, n'aurais-je même pas été hanter par son visage. Cela m'étonne de moi-même, mais sous la colère, un être humain est capable de tellement de choses.

« Oui… peut-être… mais si cela devait arriver à une d’entre nous je préfère que ça soit moi. »

« J'aurais préféré mille fois que tu sois à l'abri de ça Visenya. Personne ne doit connaître ça. Jamais. » Je sais bien que des hommes frappent leurs femmes, mais je suis horrifiée par cette perspective. Mais, ce qui se passe chez soi reste chez soi et les femmes ne trouvent pas le courage d'en parler, par honte et aussi parce qu'elles ont fini par l'accepter pour telle ou telle raison.

« Tu ne dois pas t’en vouloir… je te l’ai caché également. J’ai pas su ni voulu te le dire. Je pense que j’étais trop fière… »

« Oui, mais... J'aurai dû comprendre que quelque chose n'allait pas Visenya. Je te connais depuis que nous sommes toute petite, alors j'aurai dû comprendre que quelque chose n'allait pas malgré tes sourires. Mais, j'ai été trop égoïste et enfermé dans mon bonheur pour m'ouvrir mieux à toi. » J'ai peur qu'elle s'est sentie rejeté peut-être même envieuse de ma vie. Je le lui aurai offert sur un plateau si j'avais pu et me mettre de côté s'il aurait fallu. Moi, qui ai toujours été timide et discrète, j'ai su attiré les regards à mon entrée dans le château et Visenya a conquis la cours. Nous étions jeunes, belles et désirables, nous étions le printemps et l'hiver. Les faces d'une seule et même pièce. Différentes, mais unies.

« Merci, Eve… Vraiment merci d’être qui tu es. »

Je souris alors, touché par ces mots, je ne fais pas grand chose. Sans doute, me remerciait-elle pour ne pas avoir changé, d'être resté la même malgré tout ce qui était arrivé. Enfin, la même, je ne pourrais pas le certifier non plus.

« Je suis contente que ton mari te traite bien… Mais si un jour il ose te faire du mal… tu m’appelles. »

Mon cœur se déchire. Elias me traite bien, oui, c'est une chose qui est sûre, mais, devrais-je le lui dire ? Sans doute que oui, elle m'a avoué un de ces secrets, alors pourquoi ne pouvais-je pas lui confier un secret à mon tour. Sans doute, avais-je peur qu'elle ne change d'avis sur moi.

« Promet-le moi, Eve. Si quelqu’un te fait du mal, tu n’as qu’à laisser un message dans la taverne comme quoi tu veux parler à moi… Quelqu’un finira par me remettre ton message et je trouverais une manière de venir jusque toi. »

Quand elle me prend les mains, je pousse un soupire. La seule personne qui me fait du mal, c'est moi-même. Mais, je lui souris. « Je te le promets... » Dis-je dans un murmure, mais à mon tour, je serre ces mains. « Visenya... J'ai... » J'ai tellement de mal à le dire, je prends garde à ce que Marek ne puisse pas entendre ma confession. « J'ai une liaison avec un autre homme qu'Elias depuis quelques années. » J'évite de la regarder un instant, avant de poser mon regard sur elle. « Tu dois penser que je suis une mauvaise personne après ce que je t'ai dis. Peut-être que ce serait plus compréhensible si j'étais malheureuse, j'ai beaucoup d'affections envers Elias, mais avec cet homme, c'est... Étrange, il y a quelque chose qui se passe, une passion intense quelque chose que je n'arrive pas à définir. J'ai l'impression de goûter à la liberté que je ressentais quand je courrais sur les terres de notre enfance. C'est tellement difficile à définir et simple à la fois. » Mon regard se tourne vers Marek et je souris puis retourne mon regard vers elle. « Je ne sais pas si je dois te dire qui c'est... J'aimerais que tout ceci reste secret entre nous. Tu es la seule personne à être au courant. » Je l'observe. « Tout, comme tu sauras pourquoi je t'ai dit s'il venait à m'arriver quelque chose, je veux que tu me promettes de veiller sur Marek. J'ignore qui est le véritable père de Marek, mon mari ou mon amant. Pardon.... Tu dois vraiment penser que je suis horrible. Je le pense aussi, mais ça ne m'empêche pas d'être heureuse dans cette vie et dans les bras de mon amant. » Elle comprend sans doute ce qui pourrait arriver à Marek si cela venait à se savoir. Mon sort m'importe peu, mais pas celui de mon fils qui le trésor le plus cher que j'ai en ce monde.

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MessageSujet: Re: Remember how we used to be...    Mar 30 Jan - 17:27

Pas faux, je pouvais continuer à garder un oeil sur lui. De loin. Mais assez près pour intervenir si jamais quelqu’un pouvait lui faire de mal. Et j’avais réussi à monter assez haut dans la confrérie pour entendre tous les nouveaux complots. Un mari jaloux de l’amant de son épouse, une dame de la cour souhaitant éliminer une rivale… Oui, tout ce qui pouvait bien attirer un assassin dans les lieux, j’étais au courant. Alors si jamais quelqu’un voudrait faire du mal à Marek. Je le saurais. Et bien sûr que j’interviendrais. Car il était hors de question qu’on touche à lui ou à Eve. « Oui… au moins je pourrais être son ange-gardien. » Même si j’aurais voulu apprendre à mieux le connaitre j’étais consciente que c’était tout bonnement impossible. Mais c’était une réalité que j’avais accepté il y a déjà bien longtemps.

Lorsqu’enfin j’eu le courage de tout lui expliquer, Eve s’en voulait. Oui, c’était quelque chose que j’avais prédit et cela avait été une des raisons pourquoi je n’avais pas réellement voulu le lui dire. Mais aussi douloureuse que la vérité puisse parfois être, il faut qu’il atteint la lumière. « Tu ne dois pas t’en vouloir… Le passé est le passé. Et nous avons tous notre petit jardin secret. » Non cela ne servait à rien de raviver le passé. C’était il y a bien longtemps. Nous n’étions plus les mêmes. On avait muris. Mais je fus contente de savoir que si jamais elle avait besoin de moi, elle promettait de m’appeler. Bien mission accompli. Je pouvais souffler. Mais voilà que tout à coup un nuage passe au-dessus de la tête d’Eve. Et j’arques un sourcil. Il y avait quelque chose qui n’allait pas, je le voyais dans son visage… Et voilà que quelques secondes après elle me lance une bombe. Mes sourcils s’écartent et mes yeux deviennent tout ronds. Ah si il y avait bien une personne que je n’aurais jamais vu trahir la promesse de mariage… Oui je ne savais pas lui dire. C’était vraiment une très grande surprise. Et je fus aussi tôt projeté dix ans plus tôt… Je soupire et finis par poser mes mains dans ma nuque. Et puis voilà que j’éclate de rire. C’était plus fort que moi. Lorsqu’enfin je finis par retrouver un semblant de sérieux. « Excuse-moi… mais tu ne peux t’imaginer à quel point tout cela c’est du délire. » Eve n’avait jamais su pour Korben et moi. Et pour le bien de Korben je ne comptais pas le lui dire. Néanmoins… « Quand j’étais fiancée à Robert… j’étais amoureuse d’un autre. Dès que j’avais l’opportunité j’allais le rejoindre… alors oui… je sais très bien ce que c’est. » j’étais même un peu nostalgique lorsque je repensais à cette période mais mon regard redevient bien vite sérieux. « Mais c’est un jeu très dangereux… » Si cela se savait… « Bien sure que je ne dirais rien… » Même sous la torture je ne dirais jamais quelque chose qui pourrait briser la vie de ma cousine.

« Ca s’appelle la passion… l’amour… Celui dont parlent les chansons et les poètes… Probablement le plus merveilleux sentiment mais également le seul qui peut causer notre perte… » Oui c’était fantastique de pouvoir ressentir tant de chose auprès d’une seule personne mais dans la situation de ma cousine c’était très très dangereux. Son mari l’aimait peut-etre mais qu’est-ce qu’il risquait de faire si il découvrait la vérité ? Et le roi…et tout la cour. Non il était claire que cela devait pas se faire savoir. Mon regard suivait celui d’Eve. Marek… Ai… je sentais déjà ce qu’elle voulait m’expliquer. Le père… « Mmm tu demandes à une meurtrière si elle trouve horrible que tu couches avec un autre que ton mari… Eve… je sais très bien que le mariage et l’amour ne font pas main dans la main. « Je ne la jugeais pas. Mais j’étais inquiète. Cela avait du commencé au moins avant la naissance de son fils et cela continuait toujours… Ce n’était pas une petite folie passagère… Et donc du coup cela m’inquiétait. « Et ton amant… est au courant pour Marek ? Cela ne le dérange pas que son fils est élevé par un autre ? Enfin… son peut-être fils… » Je présumais que son amant était un noble à la cour. « Je comprend le pourquoi, les envies et les sentiments qui vont avec… mais… sois prudente… tu es sur un terrain très dangereux…. Mais tu ne dois pas t’inquiéter pour Marek. Si jamais quelque chose devait t’arriver, je m’occuperais de lui. » Bien que je ne le souhaite ni pour l’un ni pour l’autre car je n’aurais guère d’autre choix que de lui enlever tout ce qu’il ait jamais connu… Quitter ce château et les gens qu’il avait connu. Non le mieux était de veiller à ce qu’il n’arrive rien à sa mère afin qu’il puisse rester auprès d’elle.

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