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 What kind of magic ? [Flash-back] | Malvina

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depuis le : 04/01/2018
age : 48 ans
métier : Ex-fermier et ex-capitaine pirate. Présentement enchaîné, réduit à l'esclavage par une Amazone l'ayant vaincu.
statut & orientation : Célibataire, père d'une flopée de gamins aux quatre coins du pays & hétérosexuel


MessageSujet: What kind of magic ? [Flash-back] | Malvina   Dim 7 Jan - 0:18

Did I build a ship to wreck ?
What kind of magic ? ••• Elle détonait. Là, debout, au milieu de la foule. Ses longs cheveux sombres s’envolaient, lui dessinant un voile sur la nuque et les épaules. Les badauds s’écartaient, traçant comme un cercle de protection autour d’elle. Trop étrange. Trop marginale. Ils ne voulaient pas s’approcher de trop près, de peur qu’elle ne soit dangereuse. Tâche orange fluo, égarée au milieu d’un océan de silhouettes grises, noires. Le regard de Iago était rivé sur elle. Incapable de tourner les yeux ailleurs. Elle le captivait, créait dans son esprit tout un tas de question. Comment avait-elle fait pour obtenir un tissu de cette sorte ? Et cette couleur si vive, si criarde, si agressive. Jamais aucun vêtement n’avait eu ce teint brûlant la rétine. Iago esquissa un sourire malicieux et s’avança vers elle.

De dos, elle ressemblait à une nymphe tout droit sortie de la forêt pour venir ensorceler la population. Cette combinaison hideuse ne rendait pas justice à son corps svelte, élancé. Iago ne comprenait ce choix vestimentaire mais pour l’heure, il signifiait énormément. C’était grâce à ce détail, cette anomalie, qu’il irait l’aborder. Le pirate s’approcha et se plaça dans le dos de la jeune femme, croisant les bras sur le torse, il l’interpella d’une voix rieuse : « Alors toi, t’aimes te faire remarquer ». D’un geste de la main, il désigna l’assemblée. Tous les regards étaient posés sur elle. Et comment en aurait-il pu être autrement ? Cet orange criard était la seule chose que l’on devait voir à des kilomètres à la ronde. Sous cette grisaille et dans cette brume matinale, elle détonnait.

Iago décelait quelque chose chez elle. Quelque chose de différent, d’insaisissable. Aucun doute, il fallait qu’elle soit à lui. S’il ne mettait pas la main sur sa différence, d’autres s’empresseraient de le faire. Le pirate s’approcha encore de quelques pas et s’adressa à la jeune femme en baissant le ton comme pour partager un secret. « Trop attirer le regard peut être dangereux dans le coin ». Il lui jeta un regard entendu. Certains auraient été prêts à donner de jolies sommes pour obtenir une esclave dans son genre. « Je ne vous connais pas mais je vous aime bien. Vous avez l’air féroce ». Il lui adressa un large sourire. « Nous ne devrions probablement pas rester ici. Trop de regards ». Iago se mit lentement à marcher. Elle était libre, elle avait le choix de le suivre ou de rester là. Mais quoi qu’elle décide, le pirate se doutait que chacun de ses choix dans les minutes à venir déterminerait son avenir immédiat.

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MessageSujet: Re: What kind of magic ? [Flash-back] | Malvina   Dim 7 Jan - 23:32


What kind of magic ?
Malvina & Iago

« Take a look in the mirror
And what do you see
Do you see it clearer
Or are you deceived
In what you believe
'Cause I'm only human after all
You're only human after all
Don't put the blame on me ©️ Human / Rag'n'Bone Man »
Là voilà en plein milieu d'une marée humaine qui s'entasse autour d'elle sans jamais réellement s'approcher. Étrangère dans un monde inconnu, voilà deux jours que Malvina se creuse la tête pour comprendre où les avait mené ce portail. Quelque temps auparavant, elle était promise à la mort, celle-ci s'était préparée à voir la Faucheuse dans une danse funeste, cadavérique où les os s'entrechoquent l'un contre l'autre offrant une mélodie glaçante, mais hypnotique. Dans sa tenue de prisonnière, la jeune femme dénote. Trop flashy, pas assez discret et pourtant, elle se moquait bien de ce que l'on pouvait penser d'elle tant qu'on ne venait pas l'assaillir d'une curiosité mal placé. Son regard suffisait sans doute à éteindre tout élan de la part de la population dont les tenues lui rappelait celle du Moyen-âge. Mais où avait-elle atterri ? Plus elle regardait et plus la jeune femme avait l'impression de plonger dans une certaine folie. Est-elle morte ? Est-ce un passage pour rejoindre un monde tout autre ? Allait-elle finalement croire en l'existence de Dieu. Plus, le temps s'écoulait et plus la jeune femme avait la désagréable impression que le destin se moquait d'elle jouant à un jeu malsain. Des odeurs se mélangeaient parvenant jusqu'à l'ancienne condamnée, parfois agréable, d'autre fois moins. Dans un coin, elle avait l'impression de sentir l'urine et la fange. Une moue de dégoût se lit soudainement sur ses traits sombres avant qu'elle ne reprenne sa route observant dans un silence presque effrayant ce qu'il se passait. Les gens allaient et venaient comme des fourmis faisant attention ou non à Malvina. Calmement, elle tentait de trouver de quoi voler pour changer de tenue et paraître moins visible, ne pas faire tache à l'horizon. Comme un caméléon, elle souhaitait se fondre dans ce monde. En attirant trop l'attention, elle risquait d'avoir des ennuis. À croire que sa venue n'était pas si étrange que ça, comme si on la prenait pour une folle. C'était peut-être mieux ainsi n'est-ce pas ? La penser folle que plutôt d'un autre lieu. Si vraiment ses pensées se révéleraient justes et qu'elle se trouvait dans monde où l'époque du Moyen-âge règne en maître alors, il valait mieux se faire petit. Il ne manquerait plus qu'on le prenne pour une sorcière, qu'on la chasse et vienne la torturer et la brûler. Donc, mieux valait taire plus encore la moindre de ses capacités qui dans son époque à elle, la mettaient au rang de personnes trop inaccessibles et étranges. Comme quoi, au fond, les choses ne changeaient pas vraiment.

Une présence se fait soudainement sentir derrière elle. Sur l'instant, la jeune femme ne bouge pas. Elle pourrait paniquer, mais la jeune femme n'en fait rien. Si quelque chose venait à arriver, alors, cette personne se confronterait contre un monstre. Malvina n'était pas connue pour sa douceur, elle n'était pas sa jumelle. Salomé a toujours été la plus lumineuse des deux tandis que Malvina a toujours été confrontée à l'inhumanité de son père, ce dernier voulant léguer à la plus intelligente le regard hautain qu'il avait sur le monde et que seuls les êtres d'exceptions pouvaient compter. Les autres n'étaient que des catégories utiles pouvant faire avancer ridiculement le monde alors, que ceux dotés d'intelligence étaient en mesure de faire tellement plus. Salomé avait su ne pas faire emprunter ce chemin à sa sœur, encore aujourd'hui, en sa mémoire, la plus sombre des jumelles suivaient une certaine façon de vivre. Pas la meilleure, mais celle qui lui convenait suffisamment. Humaine sans l'être vraiment, elle pouvait autant faire le bien que le mal, mais c'était dans la seconde catégorie qu'elle excellait parfois. Malvina souhaiterait être plus compatissante, mais elle n'y parvenait pas. Grandir dans la haine et la rage pour finir son initiation dans le sang a su avoir raison d'elle. Elle souhaiterait changer ne serait-ce qu'un peu, mais cela est bien trop dur pour elle. En tout cas, pour le moment.

« Alors toi, t’aimes te faire remarquer »

Sans se retourner, Malvina observe les gens avec un calme olympien. D'autres auraient pu être effrayé, mais la jeune femme s'était préparé à sa mort pour finalement atterrir dans ce bourbier.

« Et toi, tu aimes le danger. Je n'aime pas qu'on apparaisse derrière moi comme ça. »

En prison, c'est le genre de comportement qui suffit amplement à engendrer une confrontation. Combien de fois Malvina n'a-t-elle pas été confrontée à des femmes voulant se faire un nom en la blessant ou tentant de la tuer. Finalement, ce sont ces dernières qui ont mal terminé. La jeune femme ne se laissait pas faire, même condamnée, elle estimait garder sa réputation pour au final être mise à l'écart dans le quartier de haute sécurité. Passer 23 heures dans une cellule minuscule et ensuite n'avoir le droit qu'à 1 heure de sortie sous les regards des gardiens qui ne lâchaient pas leur attention. Même seule dans une cour ridicule, il pouvait se passer tant de chose.

« Trop attirer le regard peut être dangereux dans le coin »

Finalement, Malvina se retourna pour faire face à l'homme qui faisait plus ou moins, une à deux têtes de plus qu'elle. Celle-ci avait déjà vu plus impressionnant et ne ressentait donc rien à part de la méfiance face au sourire de cet homme qui lui faisait la conversation comme si de rien n'était.

« Alors qui me dit que toi, tu n'es pas dangereux. » N'est-ce pas logique de penser de la sorte ? Celui qui met en garde vaut bien plus la méfiance que ceux qui évoluaient autour d'eux, observant, mais n'osant pas s'approcher.

« Je ne vous connais pas mais je vous aime bien. Vous avez l’air féroce »

Un petit rire ironique traverse la frontière de ses lèvres tandis que son regard sombre s'ancre dans celui de l'homme. « Tu m'aimes bien. Vraiment ? » Malvina se retient d'avoir un fou rire hypocrite. « Je n'aime pas les gens qui s'approche de moi comme ça. »

« Nous ne devrions probablement pas rester ici. Trop de regards »

« En plus, du tiens... » Répondit-elle simplement tandis qu'elle constate que cette fois-ci les gens s'approchaient un peu trop pour elle. Ce n'est pas l'envie de le suivre qui la pousser à suivre les pas de l'étranger, mais bien la populace qui l'entourait un peu trop autour d'elle. Malvina se sentait étouffer et en général, ce n'était jamais bon.

Malvina suivit les pas de cet homme dans le silence ne trouvant pas utile de faire la causette. Au pire, si vraiment, il venait à tenter quoi que ce soit, la jeune femme saura répondre avec la violence qu'on lui connaît. Bifurquant au bout d'un moment vers une rue moins passante et plus calme, l'ancienne condamnée finit par stopper toute progression. « J'te suivrais pas plus loin. Arrête de me prendre pour une conne et dis-moi ce que tu veux de suite. »

Quand on apprenait à la connaître, on se rendait vite compte qu'il ne fallait pas se fier à son apparence de poupée sombre. Quoi que ceux qui le faisaient lui facilitaient grandement la tâche. C'était d'autant plus amusant quand la surprise se lisait sur leur visage. Sans doute que cet homme sera un imbécile de plus sur la longue route de Malvina.

Une odeur arriva à ses narines. Sueur et fange mélangées. C'était désagréable, mais au moins cela lui donnait l'indice sur qui se trouvait derrière elle et cette main aux fesses ne fit que confirmer une présence humaine derrière elle. On ne pouvait pas apparaître derrière une femme telle que Malvina sans en payer les conséquences, surtout quand on a passé des années dans une prison de haute sécurité. Là où l'on empire son comportement, jamais personne ne s'assagira derrière des murs aux hauteurs barbelés et aux gardiens armés de fusil. Malvina n'était que l'image des sociétés que l'on se contentait d'ignorer ou de personne étant contre le système dans son entièreté optant pour sa justice plutôt que celle des flics. Personne n'avait fait ce qu'il fallait pour arrêter les véritables meurtriers de sa sœur. Bien au contraire, on les avait laissé sous protection des marshalls pour arrêter un cartel plus important encore. Rapidement, la jeune femme fit une clé de bras pour cogner la tête de l'homme contre le mur et le faire tomber en arrière. Bien arrangé par l'alcool, ce dernier se contenta de ronfler sous le regard froid et impassible de la nouvelle venue. « Pathétique. » Fit-elle en se retournant vers l'homme. « Alors, tu me veux quoi. J'ai pas de temps à perdre. » C'était faux, mais Malvina ne voulait pas que ce dernier agisse à sa guise, lentement en pensant qu'elle était sous sa coupe. Malvina ne comptait sur personne pour comprendre où elle se trouvait. La jeune femme était du genre à tout faire par elle-même surtout lorsqu'il s'agissait de comprendre les situations dans lesquelles elle pouvait se trouver.
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MessageSujet: Re: What kind of magic ? [Flash-back] | Malvina   Mar 9 Jan - 12:14

Did I build a ship to wreck ?
What kind of magic ? ••• Cette lueur orangée, aggressive au possible pour la rétine, était une femme.  Détonnant par ses pairs, elle attira le regard de Iago. Le pirate s’approcha et la héla, l’arrachant à une certaine contemplation des lieux. Celle-ci ne devait pas avoir souvent mis le pied à Brise-Air, elle paraissait tellement différente. C’était précisément pour cette raison que le forban s’était approché. Sans même se retourner, elle lui répondit avec une assurance certaine. Cela fit sourire le capitaine. C’est qu’elle avait du cran, la petite. Iago devait avouer que cela lui plaisait d’autant plus.

« Bien sûr que je suis dangereux. Ça ne se voit pas ? ». Armé d’un sourire malicieux, il écarta les bras de chaque côté du corps. Un œil avisé aurait probablement repéré la lame dissimulée à sa ceinture dont l’acier luisait dans son dos. Iago fut surpris de l’entendre rire, de voir son regard sombre se hisser jusqu’au sien. La jeune femme douta de son honnêteté puis trancha. Elle n’aimait pas être approchée de trop près. Cela fit élargir le sourire du pirate. « Evite donc de finir esclave, ça te déplairait fortement dans ce cas ». Il lui glissa un petit clin d’œil complice. Si la proximité était un problème pour cette demoiselle, mieux valait pour elle qu’elle revoit ses plans. A trop attiser la curiosité, elle finirait en pâture aux chiens.

L’homme ne répliqua pas à sa remarque suivante, préférant avancer sans se retourner. Ils se dirigèrent vers une ruelle plus calme, moins passante. Aussitôt, elle exigea des explications. Madame ne plaisantait décidément pas. Iago entrouvrit la bouche mais n’eut pas le temps d’enchaîner, elle lui donna plutôt une démonstration de ses talents. Plutôt pas mal. Loin d’être suffisant mais acceptable. Il la jaugea en acquiesçant comme pour lui-même. « Calmons-nous, veux-tu ? ». Le pirate désigna de la main l’homme qu’elle venait de mettre à terre. Un ivrogne, un saoulard qui avait encore avalé un verre de trop et qui avait jeté son dévolu sur la mauvaise personne. Cependant, le capitaine avait un point à souligner. « Ce que je veux ? J’aimerais t’épargner de crever comme une chienne, égorgée dans une ruelle ». Il haussa les épaules, l’air innocent. « Tu n’es pas habituée aux coutumes du coin, je me trompe ? ». Son regard se posa à nouveau sur elle. Sa tenue, sa démarche, son allure. Tout chez elle trahissait son côté marginal. Brise-Air avait des règles, tacites comme explicites. Et qu’elle le veuille ou pas, il allait falloir apprendre à survive sur ce nouveau terrain de jeu. Iago s’appuya de l’épaule contre un mur et s’éclaircit la gorge.

« Je ne sais pas d’où tu viens mais si tu veux rester en vie, il va falloir mieux réfléchir. Premièrement, te battre avec le premier venu est stupide. Tu as de la chance, ce n’est qu’un pauvre ivrogne esseulé. S’il avait été pirate et que tout son équipage avait été à l’angle de la rue, tu serais déjà nue et tu passerais un sale quart d’heure ma pauvre ... ». Il grimaça et croisa les bras sur le torse. « Ton attitude désinvolte me plait. Ça te donne un côté mystérieux. Ça risque aussi de plaire à beaucoup d’autres et si tu ne modifies pas ça, tu finiras vendue au marché aux esclaves. Beaucoup de gens aiment exercer une domination sur quelqu’un qui ne se laisse pas faire ». Iago esquissa un nouveau sourire. Elle était venue à Brise-Air, elle n’allait pas être déçue du voyage. Toutes ces petites horreurs merveilleuses dont étaient pavées la vie d’un habitant du coin, l’inconnue allait apprendre à les découvrir.

Iago se redressa et se posta devant elle, bras toujours fermement croisés sur le torse et regard planté dans celui de la jeune femme. « Ce que je veux vraiment, c’est savoir qui tu es, d’où tu viens car visiblement, tu n’es pas d’ici. Tout cela m’intéresse et pour le savoir, j’ai besoin que tu restes en vie. Cependant, si tu préfères tenter ta chance là-bas toute seule, bon courage ». Il écarta les mains de chaque côté du corps, l’air de ne pouvoir rien y faire. Elle était une femme libre, il n’appartenait qu’à elle de prendre ses décisions. « Malheureusement, mon offre ne sera pas toujours valable. Je peux te proposer un travail et un toit. Il se trouve que j’ai besoin d’aide pour entretenir une habitation. Tout ça aura un prix, tu devras me raconter qui tu es et m’expliquer d’où tu viens ». Iago sentait qu’il y avait un avantage à trouver là-dessous. Une sorcière ? C’était son intuition première. Le capitaine avait pour habitude de suivre son instinct et cette fois, il lui criait de ne pas la laisser filer. De plus, sa maison avait véritablement besoin de quelqu’un pour être entretenue. Iago faisait d’une pierre deux coups.

« Libre à toi ». Il s’adossa à nouveau au mur, haussant les épaules dans un geste désinvolte. Le pirate ne lui offrait pas tout ça par bonté d’âme, il avait une intention qu’il lui avait exposée. De plus, il était sûr de pouvoir percer son mystère à jour. La suite était entre les mains de la sorcière présumée ...

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MessageSujet: Re: What kind of magic ? [Flash-back] | Malvina   Ven 12 Jan - 1:49


What kind of magic ?
Malvina & Iago

« Take a look in the mirror
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« Bien sûr que je suis dangereux. Ça ne se voit pas ? »

« J'ai déjà vu pire. » Affirma-t-elle simplement alors, que son regard allait d'un passant à un autre. Elle se savait étrange jusqu'à en faire tâche sur le paysage avec sa tenue de prisonnière, mais Malvina n'avait eu le temps de rien même pas de voler un vêtement qui aurait pu être étendu là, sur un fil à linge qu'une ménagère aurait oublié de surveiller. La jeune femme avait poursuivi sa route munie d'une soif de curiosité qui n'était toujours pas étanchée. Et comme si de rien n'était, comme un cheveu dans la soupe, cet homme est apparu pour jour le bon samaritain ou non. Le souci avec les prisonniers, c'est que la confiance n'était pas une chose qu'on accordait aussi facilement et les bonnes âmes, plus personne n'y croyait. Malvina peinait à croire que dans ce monde, cette règle était tout autre. Non, qu'importe l'endroit, c'était une chose basique et élémentaire, une logique à laquelle personne ne dérogeait ou pouvait éviter comme ça, d'un claquement de doigts, les probabilités était bien trop mince voir inexistante.

« Evite donc de finir esclave, ça te déplairait fortement dans ce cas »

Arquant un sourcil, elle tourna la tête vers lui. L'esclavage était donc une chose normale ici. Effectivement, cette information lui était plus qu'utile et savait qu'il y avait encore plus de précaution à prendre et sur ce point-là, cet homme avait raison. La tenue qu'avait Malvina attirait bien trop l'attention et cela risquait de lui porter préjudice. Oui, il avait raison, mais Malvina n'était pas une femme à le dire à voix haute. Ce n'était pas son genre, mais son intelligence, supérieure à la moyenne, proche de la sorcellerie pour l'époque dans laquelle elle semblait être, la poussait à suivre le chemin de l'étranger. Chemin qui la menait vers une ruelle plus calme, sans personne autour d'eux, le genre d'endroit où il était possible sans qu'on vienne les entendre. Malvina avait pris l'habitude d'avoir toujours ses sens en alerte, de quoi éclaire quelque peu la lanterne à cet individu.

Évidement, les choses auraient pu continuer à être posée. Pour une fois, Malvina souhaitait discuter laisser une chance à une personne qui était du coin et qui pouvait lui apprendre. Mais, cette main sur ses fesses l'avait mis dans une colère noire et elle n'avait pu agir autrement. Ivrogne ou non, elle ne laissait personne poser la main sur elle sans son consentement, et même si ses mouvements semblaient basiques et loin d'être aussi performant que ceux qu'elle avait en réserve, cela montrait à cet étranger cachant assez mal sa lame ou non, ce dont elle était capable si jamais une telle idée lui traverserait l'esprit. Ce qui, dans son regard, disait facilement à Malvina que ce n'était pas le cas, tout du moins pour l'instant.

« Calmons-nous, veux-tu ? »

« Je l'ai dit plus tôt. Je déteste qu'on me touche. »

« Ce que je veux ? J’aimerais t’épargner de crever comme une chienne, égorgée dans une ruelle »

Ce ne serait pas la première fois qu'on voudrait la poignarder ou l'égorger. Déjà en prison, Malvina soulevait des envie de meurtre non parce qu'elle avait offensé quelqu'un, mais simplement par le fait que la tuer reviendrait à gagner du galon, c'est tout. Ou peut-être parce qu'on avait engagé quelqu'un pour la trucider et la jeune femme n'était pas aussi stupide pour se demander qui. Les riches en mal de vengeance sont prêts à tout. C'est ainsi que l'on constate que la pomme ne tombe jamais très loin de son arbre. Déjà pourris avant même de s'écraser au sol.

Avec une certaine impertinence, Malvina esquissa un sourire amusé et blasé également. Elle n'était pas impressionnée par les menaces lourdes qui pouvaient peser dans les environs, elle saurait faire face ou bien mourir en combattant. Cela a toujours été comme ça et plus encore en prison d'où le fait qu'on l'ait confiné dans le quartier de haute sécurité.

« Tu n’es pas habituée aux coutumes du coin, je me trompe ? »

« Quelle adorable preuve d'intelligence... Je suis conquise. » Fit-elle taquine.

« Je ne sais pas d’où tu viens mais si tu veux rester en vie, il va falloir mieux réfléchir. Premièrement, te battre avec le premier venu est stupide. Tu as de la chance, ce n’est qu’un pauvre ivrogne esseulé. S’il avait été pirate et que tout son équipage avait été à l’angle de la rue, tu serais déjà nue et tu passerais un sale quart d’heure ma pauvre ... »

Elle s'avance doucement pour lui faire face. Même s'il faisait une à deux têtes de plus qu'elle, Malvina n'était clairement pas effrayé par cette perspective. « Tu penses vraiment qu'une bande de pirates me ferait peur. » Elle avait dû mal à croire qu'elle posait le mot pirate dans une phrase. Dans son monde, il y en avait encore, mais pas comme elle pouvait l'imaginer ici. « J'en aurais émasculé trois ou plus si jamais ça arrivait. Comme tu l'as dit, tu ne sais pas d'où je viens ni de quoi je peux être capable, ne te fie pas à mon apparence. »

« Ton attitude désinvolte me plait. Ça te donne un côté mystérieux. Ça risque aussi de plaire à beaucoup d’autres et si tu ne modifies pas ça, tu finiras vendue au marché aux esclaves. Beaucoup de gens aiment exercer une domination sur quelqu’un qui ne se laisse pas faire »

« Non, mais je rêve. Personne ne m'impose de changer sous prétexte que je risque d'attirer du monde. Je reste qui je suis et le premier qui m'emmerde comprendra bien vite ce que je pense de son avis. »

Esclave. Pirate. Jamais, Malvina aurait cru qu'elle pourrait être confrontée à ce genre de catégorie. Comme quoi, la vie peut réserver bien des surprises, mais encore une fois, elle se fit à ses probabilités et autrefois, elles auraient très minces voir inexistantes.

« Ce que je veux vraiment, c’est savoir qui tu es, d’où tu viens car visiblement, tu n’es pas d’ici. Tout cela m’intéresse et pour le savoir, j’ai besoin que tu restes en vie. Cependant, si tu préfères tenter ta chance là-bas toute seule, bon courage »

Croisant les bras sur sa poitrine, la jeune femme ne pouvait pas se séparer de son côté insolent et comme il le dit si bien, désinvolte. Malvina en avait fini avec la peur, la seule qu'elle possède réside dans le cauchemar récurrent qu'elle fait. Sa sœur, sa jumelle qui subit toutes les tortures qu'on a pu lui infliger avant de la tuer, de la mutiler et de la démembrer. La peur, elle la connaissait, mais celle-ci ne faisait plus partie du monde des vivants.

« Malheureusement, mon offre ne sera pas toujours valable. Je peux te proposer un travail et un toit. Il se trouve que j’ai besoin d’aide pour entretenir une habitation. Tout ça aura un prix, tu devras me raconter qui tu es et m’expliquer d’où tu viens »

« En gros, tu cherches une gouvernante. J'ai la tête d'une femme qui entretient la maison de quelqu'un d'autre. » Elle soupire en tournant un instant le visage. « Bordel c'est pas vrai. » Jurat-elle dans un soupire. Ce n'était pas un vocabulaire joli pour une femme, mais ça fait trop longtemps que celle-ci vit dans les endroits que les gens plein de consciences évitent comme la peste et soyons honnête. Vous pensez que la prison arrange les choses ?

« Libre à toi »

Ces derniers mots laissèrent Malvina pensive. Avant d'agir sous l'impulsion de son sale caractère, elle devait se montrer logique. Plus encore même, parce que ce monde, elle ne le connaissait absolument pas. Us et coutumes lui étaient étrangers tout autant que les mœurs. Et même si cette proposition était la bienvenue pouvait-elle accorder un peu de confiance à ce dernier ? Non. Mais, elle pouvait lui laisser le bénéfice du doute. Lentement, comme à son habitude, elle se mordille la lèvre inférieure signe de sa profonde réflexion et méditation. La jeune femme n'avait qu'à tourner la tête vers la rue principale pour se rendre compte de l'évidence. Ce monde n'était pas celui qu'elle connaissait, mais un nouveau à dompter qu'elle le veuille ou non. Heureusement, que la jeune femme se félicitait d'avoir une bonne capacité d'adaptation et couplé à sa mémoire photographie et eidétique, cela ne pouvait que lui permettre d'apprendre rapidement et bien.

« Fait chier. » Finit-elle par prononcer au bout d'un moment. « Je t'accorde le bénéfice du doute. J'vais t'accompagner et on verra quelle information je pourrais partager ou non. » Il y avait des choses que Malvina ne pouvait dire parce qu'il ne les comprendrait sûrement pas. Des choses qui dépassaient même Malvina. « Bon, c'est part où ? »
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