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 You don't own me | Raven

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depuis le : 04/01/2018
age : 48 ans
métier : Ex-fermier et ex-capitaine pirate. Présentement enchaîné, réduit à l'esclavage par une Amazone l'ayant vaincu.
statut & orientation : Célibataire, père d'une flopée de gamins aux quatre coins du pays & hétérosexuel


MessageSujet: You don't own me | Raven   Sam 6 Jan - 18:15

Don't tell me what to do and don't tell me what to say. Maybe I'm foolish, maybe I'm blind. Thinking I can see throught this and see what's behind. Got no way to prove it so maybe I'm blind. But I'monly human after all. I'm only human after all. Don't put your blame on me. ( Human → Rag'N'Bone Man )Une plage de sable fin. Des dizaines, non, des centaines de femmes tout autour de lui. En d’autres circonstances, Iago aurait pu considérer ça comme l’extase. Pas cette fois. Et pour cause, de fines lignes rougeâtres encerclaient ses poignets. Autour de son cou, un épais collier avait été sanglé. Celui qui fut capitaine de son propre bâtiment, avait désormais l’impression de n’être plus qu’un chien. Et encore, un chien galeux vu la façon dont on le traitait. L’homme n’était là que depuis deux jours mais ces deux journées avaient été éprouvantes.

Après avoir subi une mutinerie sur son propre bateau, orchestrée par sa seconde, Iago avait été poignardé et jeté par-dessus bord. A l’eau, le pirate avait bien failli se noyer mais par miracle, avait été recraché sur l’île d’Hara. En sécurité sur le sable, voilà qu’une Amazone lui tombait dessus et le provoquait en duel. Ces femmes étaient entraînées et déterminées, propulsées par leur haine des hommes. Sans aucun problème, la belle l’avait mis à terre et maîtrisé. Depuis, Iago avait été ramené au sein de leur village. Enchaîné, regardé avec mépris, traité comme une sous-merde, il réalisait à quel point la réputation des Amazones était véridique.

Depuis sa capture, Iago n’avait toujours pas eu l’opportunité de discuter avec celle qui l’avait capturé. L’homme ignorait ce qu’elle comptait faire de lui. Le battre à mort pour prouver sa supériorité au plus grand nombre ? L’utiliser comme procréateur et le jeter dès qu’il aurait fait don de la vie ? Lui faire faire toutes les tâches les plus sordides qui soient pour bien l’humilier ? Ou peut-être tout ça à la fois ? Iago ignorait à quelle sauce il allait être dévoré. En attendant, cela faisait deux jours qu’il n’avait pas mangé la moindre miette de pain. L’esclave tenta de se redresser, faisant attention à ne pas s’étouffer avec son collier de sac à puces. S’approchant au maximum de la porte de la maison, il cria à l’adresse de n’importe qui au-dehors. « Eh oh ! Y a quelqu’un ? ». Un long silence lui répondit.

Iago savait qu’il avait peu de chances de se sortir de tout ça vivant. Les Amazones étaient connues pour détester les hommes, elles les haïssaient au point de les tuer à vue dès qu’ils s’approchaient de leur précieuse île. Tout pirate digne de ce nom savait qu’il fallait se méfier d’elles. Non seulement, elles étaient des guerrières hors pair mais elles étaient animées par une cause pour laquelle elles sacrifieraient leur vie. Autrement dit, elles ne manquaient pas de résolution. Le pirate tenta le tout pour le tout. « Il ne me reste que quelques heures à vivre sans une petite gorgée d’eau potable. Ce serait dommage d’avoir fait tout ça pour rien ». Et au fond, il n’avait pas tort. Sa gorge était sèche et ses lèvres ne goûtaient que le sel de l’océan.

Pieds nus, ses chaussures étaient introuvables. Sans doute confisquées pour lui rendre la tâche encore plus difficile si l’idée saugrenue lui venait de s’enfuir en forêt. Iago n’avait cependant pas encore baissé les bras. Depuis la naissance, on avait tenté de le tuer. Et depuis la naissance, il était parvenu à s’extirper des pires situations. Une fois de plus, il lui fallait rebondir. Et une fois de plus, il comptait bien se battre pour survivre.
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MessageSujet: Re: You don't own me | Raven   Sam 6 Jan - 23:32

Comme tous les matins son rituel était d’aller nager. Cela la gardait en forme, cela la réveillait et aujourd’hui cela lui permit de réfléchir. Alors qu’elle affrontait les vagues Raven repensait à l’homme qu’elle venait de capturer. C’était un soucis car elle ne savait pas quoi faire de lui. Il s’était retrouvé sur leur île et hors de question de le laisser partir. Mais Raven avait déjà tué un homme et cela l’avait couté une partie de son âme, elle ne souhaitait pas refaire un tel acte sauf si il n’y avait pas d’autre option. Mais généralement la vie nous laisse toujours un choix. Alors dans cette situation-ci, la brunette avait opté pour l’esclavage. Depuis elle l’avait enchainé dehors de sa maison et l’y avait laissé. Que faire d’un esclave, elle qui aimait faire tout elle-même ? Oh ses sœurs-amazones pourraient lui donner plein d’idées… Oui, Raven connait tout ça… elle pouvait le vendre sur le marché et gagner de l’argent. Mais voyager jusqu’au marché des esclaves… Disons que pour l’instant Raven préférait rester sur l’île. L’utiliser comme objet sexuel ? Mmm. Il restait encore un sauvage, un pirate. Fallait d’abord qu’elle le dresse. Et dresser un être humain était peu pour l’amazone. Mais il y a un commencement à tout ? Et puis que pouvait-elle faire d’autre de lui ? Le tuer ? Ah on verra bien. L’océan ne lui avait pas aidé à remettre ses idées en place et à trouver une solution à son problème. Il était temps de rentrer chez elle. En arrivant à quelques mètres de chez elle, elle entendit déjà le chien hurler.

« Qui te dit que j’ai fait cela pour te garder en vie ? J’aime peut-être bien voir les hommes périr à petit feu. »

Mais il n’avait pas vraiment tort. Si elle ne souhaitait pas qu’il meurt fallait penser à nourrir le chien. Soupire, car Raven ne souhaitait pas vraiment s’occuper de lui aujourd’hui. Elle avait plus l’impression qu’il serait un boulet pour elle qu’un atout. L’amazone s’approche de lui, et détachait la chaine accroché au sol. D’un coup sec, elle tirait afin qu’il se met debout et qu’il la suive. Bon… Si il veut se nourrir elle savait ou l’amener. Raven ne souhaitait pas parler avec lui. C’était un homme, un pirate et à présent son esclave. Que pouvait-elle bien avoir à lui dire ?

« Et si tu tiens à ta langue… garde-là fermer. »

C’était assez claire comme message ? Elle n’était pas d’humeur alors qu’il arrête de couiner telle qu’un chiot et qu’il fait ce qu’elle lui ordonne de faire. Tout le monde ne s’en portera que mieux. Raven s’arrête près d’une ferme, ouvre l’enclos des cochons et d’un coup de pied dans le derrière, elle jette son chien dedans avant de refermer l’enclos et de s’appuyer sur la barrière.

« Bah tu attends quoi… il doit encore y avoir des restes qui trainent et il y a de l’eau… et tu te retrouves avec ceux de ton espèces… »

Etrangement Raven commençait doucement à aimer le sentiment de supériorité. Elle n’aurait pourtant jamais cru qu’elle pourrait trouver un quelconque plaisir dans la domination. Et pourtant elle commençait à trouver un certain gout à humilier un pirate... Etrange.

"Et je te donne que dix minutes pour te bagarrer avec les porcs pour tes miettes... car j'ai encore d'autres choses à faire."

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« Il y a des chansons qui nous donnent envie de danser. D’autres qui nous donnent envie de chanter à tue-tête. Mais les meilleurs chansons sont celles qui nous ramènent à l’instant précis où on les a entendus pour la première fois, et qui à nouveau vous brisent le cœur. » by Wiise
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MessageSujet: Re: You don't own me | Raven   Dim 7 Jan - 15:08

Don't tell me what to do and don't tell me what to say. Maybe I'm foolish, maybe I'm blind. Thinking I can see throught this and see what's behind. Got no way to prove it so maybe I'm blind. But I'monly human after all. I'm only human after all. Don't put your blame on me. ( Human → Rag'N'Bone Man )Attaché dehors comme un chien, Iago fulminait. Sa colère était intense mais l’homme tâchait de la dissimuler. Il était dans une situation profondément délicate. Elles le haïssaient toutes sur cette île et pour un regard de travers, un mot de trop, elles étaient capable de le tuer sur le champ. Sans doute avaient-elles d’autres hommes sous la main, plus dociles et moins difficiles à gérer. Iago devait donc agir avec discernement. Enfin, après qu’il ait hurlé à l’adresse d’une femme absente, celle-ci apparut. Cheveux encore humides, elle ne chercha pas à dissimuler son ressentiment à l’égard de l’esclave. Le regarder périr à petit feu ? Iago n’y croyait pas un seul instant. Elles n’étaient pas de ce genre-là. Elles préféraient l’action, la mort au combat.

L’Amazone s’empara de sa chaîne, tirant dessus fortement pour lui signifier de se lever. Iago obtempéra, suivant la femme sans répliquer. Obéir à ses ordres était douloureux, son égo était en train d’en prendre un sacré coup. Heureusement, le capitaine réfléchissait à toute vitesse, cherchant la possibilité de s’extirper de ce pétrin. Ils s’approchèrent d’une ferme et quand l’enclos des cochons fut en vue, Iago comprit. Sale petite vicieuse. Il lui jeta un regard noir mais l’Amazone ne le regardait pas. En d’autres circonstances, l’homme lui aurait arraché les yeux juste pour avoir osé penser à le traiter de la sorte. Présentement, il garda le silence et ravala sa haine.

Propulsé dans l’enclos par un coup de pied aux fesses, Iago se retrouva debout dans la boue. Celle-ci glissait sous ses pieds et les cochons ne semblaient pas dérangés le moins du monde par cette intrusion. Appuyée sur le barrière, l’Amazone le fixait. Sans doute devait-elle se complaire dans cette supériorité qu’elle exerçait sur lui. Iago aurait pu désobéir, opposer une résistance farouche à cette sorcière. Sauf qu’il lui fallait faire preuve de plus de finesse que ça, le capitaine ne s’en sortirait jamais s’il s’entêtait à confronter l’Amazone. S’il voulait tirer son épingle du jeu, il allait falloir s’adapter aux règles imposées. Lentement, encouragé par le discourt venimeux de la guerrière, Iago se retourna. Il se précipita à genoux dans la boue et arracha un os, d’une largeur conséquente, juste avant qu’un cochon ne puisse le lui prendre. Le pirate arracha quelques morceaux de viande puis se dirigea vers la mangeoire où une eau plus ou moins claire avait été jetée aux animaux. Il en captura entre ses mains, évitant avec soin de voir son propre reflet dans le liquide pour s’épargner cette énième humiliation. Iago avala l’eau et sentit son organisme récupérer quelques forces. Il réitéra la manipulation trois fois, se désaltérant au maximum puisqu’il ignorait quand il obtiendrait à nouveau de l’eau.

Son égo était en sang, atteint de profonds coups presque mortels. Mais Iago n’était pas prêt à abandonner, il avait plus de témérité que ça. Il se redressa et tourna les yeux vers l’Amazone. « Mmm. Délicieux ». L’homme s’essuya la bouche d’un revers de bras. D’un pas lent et mesuré, il se rapprocha de la barrière. « Et comment dois-je vous appeler ? ». Iago se sentait humilié, rabaissé, déshumanisé. Qu’importe, ce n’était pas la première fois qu’on le tournait en ridicule. Être mousse sur un navire de pirate, ça n’était pas franchement si différent que ce qu’il venait de faire ! Devoir nettoyer des latrines utilisées par tout un équipage, c’était tout aussi répugnant que partager l’eau des porcs. En tous les cas, Iago savait qu’il s’en relèverait. Mais pas sans avoir, au passage, écorché un peu cette Amazone bien sûre d’elle.

« Vous et moi, nous savons que je pourrais vous être bien plus utile que ça. Des idiots à traîner dans la boue, vous pourriez en avoir des dizaines. Moi, je connais beaucoup de choses ». Iago lui avait susurré ça à voix basse, pour éviter que des oreilles indiscrètes ne puissent capter la conversation. Le capitaine avait de multiples talents et il comptait bien les faire valoir, en espérant servir à autre chose qu’à être un punching-ball. « Accordez-moi cinq minutes. En cinq minutes, je vous prouverais que je peux vraiment vous être utile ». Iago jouait le tout pour le tout mais la perspective de devoir se battre avec des cochons tous les jours à l’heure du dîner lui donnait envie de se surpasser ...
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MessageSujet: Re: You don't own me | Raven   Mar 9 Jan - 11:38

« Je pense que le mot que vous cherchez serait maitresse… »

Cela se voyait bien qu’il n’avait jamais été l’esclave de quelqu’un. Tant mieux, cela ne pourrait que lui faire du bien. Car combien de femmes est-ce que ce pirate n-a-t-il pas condamné à l’esclavage ? Maintenant il finira par y réfléchir deux fois… ou pas, car peu d’hommes apprennent réellement de leurs fautes. Et puis il n’aura probablement plus l’occasion de repartir sur un quelconque navire. Il connait bien des choses. Un sourire s’affichait sur les lèvres de l’amazone. Ces hommes et leur égo… c’était toujours plus fort qu’eux. Si ce n’était pas par la force, ils devaient essayer d’attirer les femelles avec leurs paroles doux. Pensait-il sincèrement connaître Raven et savoir ce qu’elle voulait ou espérait de cette vie ?

« Voyez-vous ca…. Tu penses donc sincèrement pouvoir avoir quelque chose qui m’intéresse ? »

Raven en doutait fortement. Il n’y avait rien chez un homme qui pouvait l’intéresser. Leurs paroles ne sont souvent que mensonges. Et rares sont ceux à qui elle fait plus au moins confiance. Alors de là penser que ce pirate pouvait avoir quelque chose d’intéressant à lui offrir. Et aussi amusant que cela pouvait être à l’observer jouer dans la boue. Raven avait encore d’autre choses à faire. Sans plus attendre elle ouvrit l’enclos, la chaine en main elle reprit son chemin. Il voulait donc cinq minutes… Bien. Il aura ses cinq minutes. Mais d’abord elle voulait qu’il se lave, car elle ne supportait pas l’odeur de ce chien. Et surtout elle ne voulait pas de ça, chez elle. Alors elle se dirigeait vers un des lacs, se tourne vers l’homme et lui défait les menottes des mains et lui fit signe de faire de même avec ceux de ses pieds. Par contre le joli petit collier, il pouvait le garder.

« Va donc te laver. Après on verra si je veux bien t’accorder tes cinq minutes… »

Assise sur l’herbe, Raven observait l’entourage. Comme la plupart des endroits sur cette île, c’est un vrai petit paradis. Les oiseaux étaient une palette de couleur, le temps y était toujours agréable et il y avait rarement des soucis sur l’île. Les amazones vivaient en paix avec les sirènes. Et il n’y avait que de temps en temps qu’un pirate stupide osait venir par ici. D’ailleurs en parlant de pirate, Raven n’oubliait pas l’esclave. Elle le tenait à l’œil même si elle doute fort qu’il soit aussi stupide pour tenter de s’échapper. Il était claire qu’il n’avait pas récupéré de ses blessures et que son corps restait encore trop fragile. Même si son esprit était plus vif que jamais. D’ailleurs c’était un peu par curiosité que Raven avait accepté de lui accorder ses cinq minutes. Elle était bien curieuse de savoir comment il allait se défendre.

« Tu veux bien m’expliquer ce que tu venais faire sur l’île…C’était pour les amazones ou pour les sirènes que tu es venu ? »

Il y avait toujours des hommes remplit par l’esprit de l’aventure qui voulait savoir si les sirènes existaient réellement. Et d’autres qui voulaient simplement voir une amazone et en réduire une en esclavage. C’était bien sur des idiots de première car les amazones ne permettraient pas qu’on touche à un cheveu des sirènes. Elles sont les êtres les plus majestueux et les plus doux que Raven avait pu rencontrer. Il n’y avait pas de haine ni de méchante dans leurs cœurs. Et pourtant elles en avaient vu des horreurs… Parfois il lui arrive de les envier. Non pour leur immortalité mais pour leur pureté de l’âme. Elles étaient encore capable d’observer ce monde avec le regard d’un enfant. Chose que Raven ne pouvait plus faire depuis que la petite fille qu’elle avait été soit violée. De là, cette haine des hommes s’est créé, mais aussi la peur de se perdre dans sa propre violence. Raven ne souhaitait pas devenir une tueuse. Tout ce qu’elle voulait s’était de protéger ses sœurs et cette île.

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MessageSujet: Re: You don't own me | Raven   Mar 9 Jan - 16:45

Don't tell me what to do and don't tell me what to say. Maybe I'm foolish, maybe I'm blind. Thinking I can see throught this and see what's behind. Got no way to prove it so maybe I'm blind. But I'monly human after all. I'm only human after all. Don't put your blame on me. ( Human → Rag'N'Bone Man )« Maîtresse ». Répéta-t-il avec un accent volontairement sensuel. Ce mot avait quelque chose de tendancieux sur lequel l’homme comptait bien jouer pour mettre l’Amazone mal à l’aise. Hors de question de lui rendre la tâche facile. Pour l’heure cependant, il y avait nettement plus urgent. Les pieds dans la boue, le visage couvert de crasse, Iago avait besoin de se sortir de là. La guerrière semblait sceptique. Elle doutait de sa capacité à lui être utile. Le capitaine n’avait pourtant aucun doute à ce niveau-là, il savait parfaitement ce qu’il pouvait lui proposer. Une offre difficile à refuser quand il aurait déployé tous ses talents d’orateur pour défendre sa cause.

Ce n’était pas encore l’heure. Tout d’abord, elle ouvrit enfin ce maudit enclos et tira la chaîne reliée au collier. Iago fut attiré vers l’avant. Ils avancèrent dans les terres, s’approchant d’un lac. L’environnement, il fallait l’avouer, avait quelque chose d’enchanteur. De presque féérique. En d’autres circonstances, l’homme aurait pu observer le paysage et se complaire dans cette contemplation sereine. Les Amazones n’avaient décidément pas choisi la pire île pour élire domicile ! Ils arrivèrent au bord d’un lac et la jeune femme lui défit les menottes des poignets, le laissant ôter celles de ses chevilles. Elle lui ordonna ensuite d’aller se laver et alla pour sa part s’asseoir dans l’herbe.

Iago aurait pu tenter de fuir. Pourtant, il n’en fit rien. Cette idée aurait été tout bonnement stupide. Fuir pour aller où ? Les Amazones pullulaient sur cette île et qu’importe la direction dans laquelle il partirait, il y aurait toujours bien une guerrière pour le traquer. De plus, son corps n’avait pas encore guéri des plaies infligées par les lames des hommes de son équipage. Aucun doute que la boue qui recouvrait sa peau ne serait pas bénéfique pour la guérison totale. Iago obtempéra donc. Il ôta sa chemise qui était de toute façon en piteux état puis baissa son pantalon. Le capitaine n’hésita pas un seul instant à ôter l’ultime bout de tissu qui le recouvrait. Offrant une nudité totale à la vue de l’Amazone, Iago ne manquerait pas d’observer ses réactions.

Lentement, le forban se dirigea vers l’eau. Au départ, il s’immergea jusqu’aux cuisses, laissant toujours bien en vue ses atouts masculins. La question de la jeune femme le prit de court. Impossible de lui dire la vérité. S’il avouait s’être fait berner par son propre équipage, non seulement elle le prendrait pour un idiot mais en plus, elle s’en sentirait davantage supérieure. « Ni l’une ni l’autre, j’en ai bien peur. Je recherchais un butin ... un trésor ». Il agita les mains comme pour mimer des étincelles. « La rumeur veut que le coffre ait été enterré au sud de votre île. Sur la plage où vous m’avez trouvé, maîtresse ». Ses doigts glissèrent le long de son corps tandis qu’il susurrait ce dernier mot. «Je comprends maintenant pourquoi personne n'est parvenu à le déterrer».

Iago profita d’un instant de silence pour plonger entièrement. L’eau fraîche apaisa la douleur de ses blessures, calma les picotements qui parcouraient ses muscles. Le pirate ne prolongea pas son apnée, évitant que l’Amazone ne le pense enfoui sous l’eau. Il émergea et repoussa ses cheveux vers l’arrière, venus se plaquer sur son front. Iago frictionna sa peau pour la décrasser et s’aspergea allègrement le visage pour nettoyer sa barbe et ses cheveux des restes de boue. Propre comme un sous neuf, l’homme s’avança à nouveau vers le bord, juste assez pour que sa nudité puisse à nouveau agresser l’œil de la brune.« Vous considérez vraiment tous les hommes comme des monstres, hein ? ». C’était plutôt une question rhétorique car la réponse était connue de tous. Iago ignorait pourquoi ces femmes nourrissaient une telle haine envers la gente masculine.

Certes, il pouvait imaginer la rancœur de certaines. Blessées, bafouées, humiliées. Tout de même, de là à haïr tous les hommes et les considérer comme un seul et même ennemi, Iago trouvait ce jugement fortement exagéré ...
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MessageSujet: Re: You don't own me | Raven   Mar 9 Jan - 21:06

Raven lève les yeux au ciel. Pitié, il n’allait quand même pas tenter de la séduire ? Ah ces hommes… toujours à croire que les femmes peuvent fondre aussi facilement devant un homme. Raven reste de glace, il en faut un peu plus pour l’énerver. Finalement elle décide de l’amener au lac afin qu’il se baigne, et bien sûr en tant que pirate virile et sure de lui, voilà qu’il ne tardait pas à se présenter dans sa tenue d’Adam. Soupire de l’amazone qui finit par regarder ailleurs. Contrairement à ce qu’on pourrait penser des amazones, il y en a qui restent après tout attirés par les hommes. Et Raven en faisait partie. Mais le voyeurisme n’était pas réellement son truc, ça la mettait quelque part mal à l’aise. Par contre pas assez pour rougir. Il finit par glisser dans l’eau et Raven en profitait pour retourner son regard vers lui. Elle ignorait si il prenait un plaisir à s’exhiber ainsi. Probablement que oui… mmm ça lui donnait une idée pour la suite. On verra si le chien continuera encore à s’exhiber aussi fièrement.

« Pas tous… Il y a quelques exceptions. »

Dire qu’ils sont tous des monstres seraient mentir. Il y a les hommes-sirènes qui peuvent marcher librement sur cette île sans craindre quoi ce soit. Mais ils avaient la sagesse de l’âge et de l’océan. Ils ne se battaient pas, ne trichaient pas et les mensonges ne sortaient pas de leur bouche. Y-avait-il des humains mâles qu’elle ne voyait pas telle que des monstres ? Oui, il y en avait parfois… c’était rare. Mais Korben Martelli en faisait partie. Elle ne lui faisait pas entièrement confiance, mais elle ne le voyait pas comme un monstre. A ce qu’elle avait déjà pu voir de lui, c’était quelqu’un d’honorable. Alors elle lui laissait le bénéfice du tout et respectait ce qu’il représentait. Mais jamais elle lui ferait confiance. Raven avait trop souffert pour pouvoir confiance à un homme humain. C’était quelque chose qui s’était brisé en elle et que personne ne pourrait recoller sans que les fissures soient visibles. Et quasi toute rencontre qu’elle avait fait jusqu’à présent lui prouvait bien que les hommes ne méritaient pas sa confiance. Prenez l’exemple sur ce chien. Pensait-il réellement qu’elle allait le croire ? Était-il donc aussi stupide que ça ? Non seulement il avait été blessé, on aurait dit qu’il venait de faire naufrage vu qu’il était étendu sur la plage et qu’elle a dû le réveiller… et il n’y avait eu aucun bateau à l’horizon, même pas un petit. Si il était vraiment venu chercher un trésor il aurait eu un bateau et il n’aurait pas été étendu sur la plage. Le mensonge s’était ressenti dans les airs, mais Raven avait préféré ne pas en toucher un mot. Au fond il ne méritait même pas son attention et elle se fichait bien de ce qu’il était venu faire sur l’île, il avait échoué.

Cela faisait maintenant la deuxième fois qu’il n’avait aucune gêne à se montrer entièrement nu. Cette fierté et surtout ce manque de gêne dépassait Raven. Elle n’était pourtant pas pudique mais elle se demandait si il ne le fit pas exprès. Probablement. Bien, si il voulait jouer, et bien jouons. De toute manière à tous les coups c’était lui qui perdrait car il n’était qu’esclave et simple objet. Raven se lève et prit les vêtements de l’homme.

« Etant donné qu’il ne fait pas si froid que ça, et que la nudité semble te plaire… je ne pense pas que tu as réellement besoin de tes vêtements. »

Raven décidait de ne plus l’attacher les pieds ni les mains. De toute manière il allait bien devoir se faire à l’idée d’esclavage, il allait devoir travailler comme tous les autres. Que cela lui plaise au nom. Et puis si jamais il tentait quoi ce soit… Bah ça pourrait être marrant car la chasse serait ouverte. Et personne connaissait l’île mieux que les amazones. Raven reprit le chemin du village.

« Il nous faut cinq minutes pour rejoindre le village… je me mettrais donc à parler si tu tiens à me persuader de ton utilité… »

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MessageSujet: Re: You don't own me | Raven   Mer 10 Jan - 12:13

Don't tell me what to do and don't tell me what to say. Maybe I'm foolish, maybe I'm blind. Thinking I can see throught this and see what's behind. Got no way to prove it so maybe I'm blind. But I'monly human after all. I'm only human after all. Don't put your blame on me. ( Human → Rag'N'Bone Man )
Sa curiosité avait été piquée. Détestaient-elles réellement tous les hommes, ces guerrières prônant la suprématie féminine ? Celle qu’il avait en face de lui daigna lui accorder que quelques-uns faisaient exception à cette règle. Iago hocha la tête, pensif. Elle reconnaissait donc qu’ils n’étaient pas tous semblables. C’était probablement déjà un premier pas. Le pirate n’avait pu résister à la tentation de la provoquer, de chercher à créer gêne et embarras chez elle. En lui révélant ses atouts masculins de la sorte, il avait sans doute tendu le bâton pour se faire battre. Qu’importe, Iago sentait que l’Amazone cherchait tous les prétextes pour l’incommoder, elle aussi. S’il s’était montré trop pudique, à tous les coups, elle aurait profité de cette gêne pour l’exhiber nu devant la foule afin de créer chez lui un trouble certain. L’homme acquiesça sans sourire quand elle s’empara de ses vêtements. Qu’il en soit ainsi.

Ils se mirent alors en chemin, l’esclave suivant l’Amazone tandis qu’ils retournaient vers le village. Elle l’engagea à s’exprimer durant ces fameuses cinq minutes demandées précédemment. Le capitaine savait qu’il lui fallait donc profiter de ce laps de temps pour tenter d’atteindre un esprit déjà très fermé à toutes paroles émanant de sa bouche. Bouche qu’elle voyait comme un gouffre aux mensonges et aux entourloupes. Iago devrait redoubler de finesse. « Votre puissance est indéniable sur cette île. Vos compétences guerrières ne sont plus à prouver ». Il lui adressa un regard entendu, c’était un fait que les Amazones n’étaient pas des tendres. « Cependant, vous avez une lourde faiblesse ».

De la main, il désigna l’étendue d’eau qui se dessinait à l’horizon, devant eux. Entourant cette île qu’elles chérissaient comme la prunelle de leurs yeux. « Sur la terre ferme, vous rivalisez avec n’importe quel autre groupuscule. En mer, par contre ... ». Il grimaça. Les Amazones n’étaient pas réputées pour être des navigatrices exceptionnelles, en vérité, les pirates ne les prenaient même pas en compte dans leurs dangers présents sur les flots. C’était dire à quel point elles étaient insignifiantes en matière de flotte. Iago poursuivit donc : « Certes, vous disposez de l’appui des sirènes et des hommes-sirènes mais vous comme moi, nous savons qu’ils ont le cœur trop bon pour représenter une véritable menace pour qui que ce soit ». Il suffisait d’en côtoyer un ou une pour le savoir. Tuer ne faisait pas partie de leurs passe-temps. Contrairement à de nombreux forbans qui pratiquaient cette activité quasiment en guise de sport.

Iago enchaîna : « Voici donc en quoi je pourrais vous être utile : Je pourrais vous apprendre à naviguer et à imposer votre présence parmi les flottes adversaires ». Le capitaine ignorait comment sa proposition serait reçue. Les Amazones étaient assez imprévisibles, sans parler du fait que leur haine à l’égard des hommes devait obstruer leur jugement. Le forban décida d’appuyer ses dires en laissant planer une supposition dans l’air. « Supposons qu’un jour plusieurs flottes importantes de pirates décident de s’allier pour organiser une attaque d’envergure contre votre île ... Imaginez le scénario. Les boulets de canon pourfendant l’air depuis la mer pour atterrir sur vos habitations. Sans une flotte assez puissante pour les repousser ... les pertes seraient lourdes ».
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MessageSujet: Re: You don't own me | Raven   Jeu 11 Jan - 20:13

Raven l’écouta, le laissant parler sans trop rien dire. Elle lui avait accordé cinq minutes alors cela serait mal vu de sa part de l’interrompre et de raccourcir les quelques minutes qu’il avait pour prouver ce qu’il fallait. Tout d’abord, Raven lève le regard vers le ciel, pensait-il réellement qu’en chantant les louanges des amazones elle allait tout à coup commencer à l’apprécier ? Qu’il commence à être un peu plus honnête et qui sait… elle finira par le croire. Mmm une faiblesse… Attention qu’est-ce qu’il allait bien dire ? Tiens… Le pirate arrive malgré tout à surprendre l’amazone qui pensait qu’il allait jouer sur son physique et sur ses bijoux de famille. Non il se la jouait un peu plus fine que ca… même si il restait malgré tout à côté de la plaque, car la seule chose qu’il arrivait à produire chez Raven, c’était un grand sourire sur ses lèvres. Il voulait l’apprendre à naviguer ?

« Mmm et tant que t’y es, tu ne veux pas non plus m’apprendre à construire un navire que tu pourrais utiliser pour t’échapper ? »

Raven secoua la tête, c’était du n’importe quoi. Il n’avait donc rien apprit sur les amazones ? Elles ne souhaitaient pas la dominance ultime, simplement la tranquillité dans leur propre royaume. Pourquoi est-ce que c’était donc si difficile à comprendre ? Pas tout le monde voulait être le roi du monde. Mais bien sur les cinq minutes n’étaient pas encore écoulés et le chien continuait à parler. Tout à coup, Raven n’aimait pas trop le scenario que le chien était en train de peindre. Non pas parce qu’elle craignait réellement une attaque sur leur île. Les sirènes les préviendront des heures avant l’arrivée des premiers navires… largement le temps de se préparer. Mais ce que Raven n’aimait pas vraiment c’était qu’une telle idée puisse être venu à l’esprit du chien. Et si il y avait pensé c’est que l’idée lui semblait être tentant !

« Voilà donc une idée que te tentes bien, le pirate ! Rallier des autres à ta cause pour attaquer cette île ! »

C’était peut-être pour cela qu’il était sur l’île… Afin de découvrir leurs points faibles et de pouvoir s’approprier le village. Les cinq minutes de l’esclave venait de s’arrêter. Et il avait réussi à énerver Raven. Disons que son discours avait eu l’effet inverse sur la brunette, qui n’avait pas tardé à sortir son fouet et de lui arracher un cri avec.

« La prochaine fois que tu fais une quelconque insinuation envers une attaque sur les amazones, ton dos ne sera plus que du sang. »

Finalement le petit malin aurait mieux fait de faire un discours sur ses bijoux de famille… Il aurait eu peut-être plus de chance. De retour au village, Raven prit la direction de son chez elle.

« J’espère que tu es aussi bon cuisinier que parleur… Mais j’espère que les effets seront cette fois-ci plus bénéfiques… «

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MessageSujet: Re: You don't own me | Raven   Ven 12 Jan - 21:42

Don't tell me what to do and don't tell me what to say. Maybe I'm foolish, maybe I'm blind. Thinking I can see throught this and see what's behind. Got no way to prove it so maybe I'm blind. But I'monly human after all. I'm only human after all. Don't put your blame on me. ( Human → Rag'N'Bone Man ) Le forban donnait tout ce qu’il avait. Tout son talent d’orateur y passait. Il avait cinq minutes, juste cinq toutes petites minutes pour convaincre un esprit déjà plutôt fermé à envisager une possibilité inattendue. La réponse incisive de l’Amazone lui fit écarquiller les yeux. Iago retint un râle plaintif, il avait beau tenter de lui parler, la guerrière ne l’écoutait pas. Ou plutôt si, elle l’écoutait, mais elle ne comprenait que ce qu’elle voulait. L’esclave était bien embêté et très loin d’être arrivé au bout de ses surprises.

Alors qu’il tentait d’avancer des arguments pour justifier sa proposition, l’Amazone n’y comprit encore que ce qu’elle voulait. Avant même qu’il ait eu le temps de réaliser que la conversation lui échappait totalement, la jeune femme l’accusait ouvertement de fomenter des plans contre leur île. Le visage de Iago se tordit en une grimace d’incompréhension. L’homme voulut protester, avancer que de tels plans n’avaient jamais effleurés son esprit. Il n’en eut pas le temps. Un bruit sec retentit et quelque chose percuta son dos. Un cri de douleur s’arracha à sa gorge tandis qu’il sentait une brûlure lui tétaniser le dos. L’homme dut user de tout son self-control pour ne pas injurier sa maîtresse ou lui sauter au cou pour tenter d’abîmer ce beau visage qu’elle arborait. Personne. Personne de toute son existence ne l’avait traité de cette manière. Iago détestait ça.

Elle acheva cette conversation par une menace on ne peut plus claire. Le loup de mer serra les dents mais décida de mettre de l’eau dans son vin. Il était en position de faiblesse et il ne pouvait se permettre de la mettre plus en colère qu’elle ne l’était déjà. « Désolé si je vous ai offensée. Ce n’était pas l’intention ». Iago se tut enfin. Ses cinq minutes étaient écoulées et l’Amazone n’avait pas tenu compte du quart de la moitié de ce qu’il lui avait dit. Cependant, l’homme était loin, très loin, de baisser les bras. Il avait d’autres arguments à avancer mais le temps devait faire son œuvre. Sa plaidoirie n’avait fait qu’attiser la colère de l’Amazone mais peut-être que derrière cette première impression, la paranoïa s’installerait. Iago espérait avoir semé une graine. La graine de la discorde.

Peut-être que cette nuit, quand l’Amazone serait sagement allongée dans son lit, elle songerait à ses paroles. Elle verrait sa belle île, détruite par le feu de dizaines de canons ennemis. Elle verrait ses sœurs, enchaînées et jetées dans les cales pour servir de catins à des pirates sans vergogne. Ou peut-être pas. Peut-être trouverait-elle le sommeil. Iago l’ignorait. Mais ce qu’il savait, c’est qu’il continuerait à avancer ses pions.

Ils arrivèrent au village. Comme Iago s’en doutait, les regards se tournèrent vers lui. Un homme, nu, avançant parmi leurs habitations. Certaines en riaient, d’autres le fixaient avec une haine et un dégoût si profond que le pirate en détourna le regard. Malgré tout, elles n’étaient pas si choquées. Après tout, des esclaves masculins, elles en avaient déjà vu des tas. Et Iago se doutait fortement que ses prédécesseurs n’avaient pas servis qu’à cuisiner de bons petits plats et divertir leurs maîtresses en combattant des cochons pour des restes. L’Amazone lui conseilla alors d’être meilleur cuisinier que stratège. Cela arracha un sourire à Iago. Depuis combien d’années n’avait-il plus touché à une marmite ? Sur son bâtiment, c’était ce bon vieux Trane qui cuisinait pour tout le monde. Heureusement, le forban avait tout de même appris à cuisiner un repas digne de ce nom. En bon fils de fermier qu’il avait été.

L’homme suivit donc la guerrière jusqu’à l’habitation où elle résidait. Ils entrèrent et Iago se dirigea vers le coin cuisine. « Un plat en particulier vous serait agréable, maîtresse ? ». Cette fois, pas d’intonation appuyée sur cet ultime mot. Iago tentait de rattraper une once de sympathie aux yeux de la jeune femme. Durant un instant, le forban eut envie de rire. Il osa tout de même timidement ajouter : « Vous ne préféreriez pas que j’enfile au moins un pantalon ? ». Cuisiner nu ne l’aurait pas dérangé le moins du monde mais pas sûr que l’Amazone apprécie voir le spectacle et surtout, en manger le résultat.
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MessageSujet: Re: You don't own me | Raven   Dim 14 Jan - 17:20

Jamais, non jamais Raven aurait cru qu’il allait finir par accepter son statut d’esclave et surtout qu’il arrêtait de jouer au petit malin avec elle. Ce n’était peut-être qu’une façade, essayant de gagner de cette manière sa confiance. Mais il devrait savoir qu’une amazone ne donnera jamais entièrement sa confiance à un homme. Mais elle fut néanmoins ravie que le fouet avait réussi à le calmer dans ses airs et qu’il était revenu les pieds sur terre. Ici, les hommes n’étaient rien. Et le plus vite qu’il s’en rende compte, le mieux qu’il allait se porter. Le retour vers la maison fut plus silencieux. Et tant mieux, car écouter des conneries de pirates sur une attaque sur leur île… c’était vraiment du n’importe quoi. Fallait être dingue d’attaquer de la sorte les pirates… et puis de toute manière Raven n’était pas la reine, et ce n’était pas elle qui allait s’occuper de la meilleure manière de défendre cette île. Elle n’était qu’une guerrière, une protectrice. Non elle se refusait d’aller proposer ce stupide plan à sa reine. D’autant plus que cela venait de la bouche d’un homme ! D’un pirate ! Tout ce qu’il y a de plus méprisables !

De retour à la maison, Raven ne tardait donc pas à lui dire de cuisiner. Espérant qu’il lui serve au moins à quelque chose. Car sinon elle pouvait bien le tuer ou tenter de le revendre. Tiens… Si elle le revendait à ce fameux Morton.. Il n’avait pas une bonne réputation et peut-être qu’il allait bien s’amuser à dresser un pirate… Mouais. En tout cas, rien que voir le fer rouge pour le marquer pourrait être amusant à voir. Là il serait encore plus rabaissée. Y avait pas pire d’être marqué par le fer telle que du bétaille… c’était une idée à prendre en considération tiens. Son regard se tournait à nouveau vers le chien. Tiens d’ailleurs elle ne savait même pas son nom. Bah de toute manière c’est sans importance. Cela ne l’intéresse même pas.

« Fais donc ce que tu penses être ton meilleur plat… »

Un homme qui cuisine… Mouais fallait peut-être pas qu’elle s’attende à quelque chose de grandiose. En tout cas, l’esclave s’était calmé et c’était vraiment une bonne chose. C’était tellement plus apaisant lorsqu’ils obéissent au lieu de vouloir les provoquer. C’était ridicule, ils devraient savoir qu’ils n’ont aucune chance….

« Mmm. »

Oui, bien sur qu’il avait raison. Elle lui jetait son pantalon avant de disparaitre pour mettre quelque chose de plus contractant. Pas besoin de se promener non plus avec tous ses armes sur elle, maintenant qu’elle est chez soi. Raven ne craignait pas qu’il s’enfuit. De toute manière ou voulait-il aller ? Il était en plein milieu d’un village d’amazones ? Après quelques minutes Raven revient dans la pièce principale.


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MessageSujet: Re: You don't own me | Raven   Ven 9 Fév - 21:18


Don't tell me what to do and don't tell me what to say. Maybe I'm foolish, maybe I'm blind. Thinking I can see throught this and see what's behind. Got no way to prove it so maybe I'm blind. But I'monly human after all. I'm only human after all. Don't put your blame on me. ( Human → Rag'N'Bone Man ) L’humiliation, la haine ou l’indifférence. Des sentiments que Iago était peu habitué à rencontrer. En général, c’était la crainte ou le respect qu’il inspirait. Heureusement, aucun des hommes de son équipage ne le verrait. Là, nu et enchaîné tel un misérable vaux-rien, à acquiescer docilement à tout ce que sa maîtresse lui ordonnait. Elle y prenait un malin plaisir, l’Amazone. Sans doute exorcisait-elle une rancœur passée, une blessure pas totalement guérie envers la gente masculine. Iago payait les pots cassés. Tant pis. Serrer les dents et encaisser étaient ses seules options.

Ils revinrent chez la guerrière qui souhaitait que l’homme lui fasse un bon repas. Raven lui commanda son meilleur plat. Iago ne mit qu’un quart de seconde à faire le calcul. Fier fils de fermiers, c’était très clairement un bon morceau de viande bien juteux qu’il servirait à la jeune femme. Habitué à cuisiner ces pièces, le forban savait qu’il viserait juste en choisissant ce plat. Après les commentaires de l’homme, l’Amazone lui jeta son pantalon négligemment. Iago fut tout de même soulagé de pouvoir ranger son attirail. Non pas qu’il soit subitement devenu pudique mais il se sentait moins vulnérable, moins soumis en ayant une once de tissu sur lui.

Complètement en confiance, Raven était maîtresse des lieux. Elle ne se faisait pas le moindre souci quant à un incident possible. D’ailleurs, elle le lui prouva en quittant les lieux et en l’abandonnant seul dans la pièce. Pour le coup, la femme misait juste. Que pouvait-il faire ? Rien. Rien dans l’immédiat. Sauf lui cuisiner un bon plat si délicieux que ses papilles en convulseraient. Iago s’attela donc à la préparation. Il venait de découper la pièce de viande et les légumes quand Raven revint dans la pièce. Elle ne portait plus ses armes et semblait plus détendue. Malgré tout, Iago avait comme l’impression que l’Amazone avait besoin de calme et de silence. Mieux valait ne pas trop se montrer présent et faire profil bas.

Le repas mit quelques longues minutes à se préparer, Iago resta silencieux durant tout ce temps. Il avait, lui aussi, besoin de faire le point sur sa journée. Son avenir était plus incertain que jamais. Où allait-il dormir ? Qu’allait-il advenir de lui dans un endroit aussi hostile à sa simple présence ? Si ce n’était pas Raven qui finissait par l’abattre, ça serait probablement l’une des autres folles furieuses qui le dévisageaient comme on scrute un insecte particulièrement répugnant. Son espérance de vie sur cette île était si précaire que l’homme en avait le vertige. Iago avait besoin d’un plan. Malheureusement, il avait épuisé toutes ses cartes pour l’instant.

« Et voilà pour madame ». Iago amena l’assiette à Raven. Une tranche épaisse de viande bien juteuse trônait sur des pommes de terre coupées elles aussi en tranches. Quelques légumes venaient glisser sur les côtés de l’assiette ajoutant de la couleur au tableau culinaire. « De la sauce ? ». Le pirate attendit la réponse avec un léger sourire aux lèvres. C’était tellement loin, tellement différent de ses activités habituelles. Et pourtant le voilà réduit à jouer au cuistot enchaîné.
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